lundi 3 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2204402 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SZEPETOWSKI |
Vu la requête au fond, enregistrée au greffe du tribunal sous le n°2204324.
Par un mémoire, enregistré le 29 septembre 2022, la Sas On Tower France et la Sas Free Mobile entendent se désister de l'ensemble des conclusions de leur requête.
2°) Par une requête, enregistrée le 14 septembre 2022 sous le n°2204402, la Sas On Tower France, prise en la personne de son représentant légal en exercice, et la Sas Free Mobile, prise en la personne de son représentant légal en exercice, représentées par Me Martin, demandent au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
- de prononcer la suspension de l'exécution de la décision, en date du 28 juin 2022, notifiée le 4 juillet suivant, par laquelle la commune de Beausoleil s'est opposée à la déclaration préalable de travaux déposée le 29 avril 2022 par la Sas On Tower France en vue du remplacement d'antennes de téléphonie mobile existantes, de l'agrandissement d'une fausse cheminée servant à leur camouflage et de l'ajout de modules d'activation de petite taille en pied, sur un bâtiment sis 7, rue du Castillon à Beausoleil, jusqu'à ce qu'il soit statué sur sa légalité ;
- d'enjoindre au maire de Beausoleil, à titre principal, de délivrer à la Sas On Tower France une décision de non-opposition à déclaration préalable (mesure nécessaire à la bonne exécution de la décision de suspension), dans un délai d'un mois courant à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard et, à titre subsidiaire, de réinstruire sa déclaration préalable en prenant une décision dans un délai d'un mois courant à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
- de mettre à la charge de la commune de Beausoleil la somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Les sociétés soutiennent :
- en ce qui concerne la condition relative à l'urgence :
* que la décision litigieuse fait obstacle à un intérêt public, à savoir la couverture d'une partie du territoire de la commune de Beausoleil par le réseau 5G ;
* et que ladite décision porte atteinte à leurs intérêts, ceux de la société Free Mobile qui a des engagements en termes de couverture du territoire par le réseau 5G, et ceux de la société On Tower France, liée contractuellement à la société Free Mobile aux fins de réalisation des travaux d'aménagement de sites pour permettre l'accueil des antennes de téléphonie mobile, ainsi que le dépôt et l'obtention des autorisations d'urbanisme éventuellement nécessaires à les implantations nouvelles ;
- en ce qui concerne la condition relative à l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée :
* que la décision litigieuse a été prise par une autorité incompétente ;
* et que ladite décision, qui doit être regardée comme une décision de retrait de la décision de non-opposition tacite à la déclaration préalable de travaux déposée par la Sas On Tower France le 29 avril 2022, est entachée d'une double erreur de droit, d'une part par la méconnaissance des dispositions de l'article 222 de la loi du 23 novembre 2018 (la décision de non-opposition tacite concernée étant intervenue après le trentième jour suivant la publication de la loi), d'autre part dès lors que les conditions de retrait de la décision de non-opposition tacite à la déclaration préalable de travaux n'étaient en tout état de cause pas remplies, en l'absence d'illégalité de cette décision (article L. 424-5 du code de l'urbanisme), notamment au regard de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et de l'article Uca11 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Beausoleil.
Vu la requête au fond, enregistrée au greffe du tribunal sous le n°2204142.
Par un mémoire, enregistré le 29 septembre 2022, la Sas On Tower France et la Sas Free Mobile entendent se désister de l'ensemble des conclusions de leur requête.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- la loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l'aménagement et du numérique, publiée au journal officiel de la République française du 24 novembre 2018 et applicable aux décisions d'urbanisme à compter du 24 décembre 2018 ;
- le code de justice administrative.
Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné M. Silvestre-Toussaint-Fortesa, vice-président, pour statuer sur les demandes de référés.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience publique du 4 octobre 2022 à 14h00.
Considérant ce qui suit :
1. La Sas On Tower France, a déposé le 29 avril 2022 une déclaration préalable de travaux, n°DP 006 012 22 H0023, en vue du remplacement d'antennes de téléphonie mobile existantes, de l'agrandissement d'une fausse cheminée servant à leur camouflage et de l'ajout de modules d'activation de petite taille en pied, sur un bâtiment sis 7, rue du Castillon à Beausoleil. Par les requêtes n°2204402 et n°2204403, la Sas On Tower France ainsi que la Sas Free Mobile demandent au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de prononcer, d'une part, la suspension de l'exécution de la décision, en date du 28 juin 2022, notifiée le 4 juillet suivant, par laquelle la commune de Beausoleil s'est opposée à la déclaration préalable de travaux susmentionnée et, d'autre part, la suspension de l'exécution de la décision, en date du 22 août 2022, par laquelle la commune a retiré la décision de non-opposition tacite à ladite déclaration préalable, jusqu'à ce qu'il soit statué sur leur légalité. Les sociétés Sas On Tower France et Sas Free Mobile demandent en outre qu'il soit enjoint à la commune, à titre principal, de délivrer à la Sas On Tower France une décision de non-opposition à déclaration préalable, dans un délai d'un mois courant à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard et, à titre subsidiaire, de réinstruire la déclaration préalable déposée en prenant une décision dans un délai d'un mois courant à compter de la notification de l'ordonnance.
Sur la jonction :
2. Les requêtes n°2204402 et n°2204403 ont été présentées par les mêmes requérants et présentent à juger des questions communes. Il y a dès lors lieu de les joindre pour y statuer par une seule ordonnance.
Sur les conclusions aux fins de suspension :
3. Aux termes l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ". Aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".
4. Lorsque le juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative a estimé, au vu de la requête dont il est saisi, qu'il y avait lieu, de la rejeter en l'état pour l'un des motifs mentionnés à l'article L. 522-3 du code de justice administrative, mais d'engager la procédure prévue à l'article L. 522-1 de ce code, il lui incombe de poursuivre cette procédure et, notamment, de tenir une audience publique. Il en va différemment lorsque, après que cette procédure ait été engagée, intervient un désistement ou un évènement rendant sans objet la requête. Dans ce cas, le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte du désistement ou constater un non-lieu sans tenir d'audience.
5. Par mémoires enregistrés le 29 septembre 2022, les sociétés Sas On Tower France et Sas Free Mobile déclarent se désister de l'ensemble des conclusions de leurs deux requêtes mentionnées au point 2. Ces désistements étant purs et simples, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte des désistements des conclusions des requêtes n°2204402 et n°2204403 présentées par les sociétés Sas On Tower France et Sas Free Mobile.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Sas On Tower France, à la Sas Free Mobile et à la commune de Beausoleil.
Fait à Nice, le 3 octobre 2022.
Le juge des référés,
signé
F. Silvestre-Toussaint-Fortesa
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Par délégation, la greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026