lundi 3 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2204676 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 septembre 2022, M. A C représenté par
Me Dridi, demande au juge des référés :
1°) d'admettre M. A C au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'enjoindre, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, au préfet des Alpes-Maritimes de suspendre l'exécution de l'arrêté en date
du 15 septembre 2022 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, et interdiction de retour sur le territoire français pendant trois ans ;
Il soutient que :
- il a fait l'objet d'un arrêté portant obligation de quitter le territoire français
le 16 septembre 2022 ; le 22 septembre 2022 le juge des libertés a rejeté la demande de prolongation de sa rétention, le procureur de la République a alors formé appel avec demande d'effet suspensif de cette ordonnance, or l'ordonnance du premier président de la cour d'appel n'est intervenue qu'à 11H le lendemain et elle est insusceptible de recours. La transmission d'une question prioritaire de constitutionnalité a été ordonnée par le juge des libertés à la cour de cassation le 27 septembre 2022 ;
- sur l'urgence : la mesure d'éloignement est susceptible d'être exécutée,
- sur l'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale : il est porté atteinte aux droits à un recours effectif devant une juridiction dès lors que sa remise en liberté a été décidée par le juge des libertés mais le procureur a fait appel de cette ordonnance, or l'ordonnance du premier président de la cour d'appel d'Aix en Provence n'est pas intervenue " sans délai " mais seulement le lendemain soit tardivement. Cependant cette ordonnance est insusceptible de recours. Il a alors formé une question prioritaire de constitutionnalité que le juge des libertés a transmis à la cour de cassation.
Par un mémoire enregistré le 3 octobre 2022 à 13H35, le préfet des Alpes Maritimes conclut au rejet de la requête,
Il soutient :
- Que la requête est tardive ;
- Qu'elle caractérise un détournement de procédure ;
- Qu'aucune liberté n'a été méconnue ;
- Que la question prioritaire de constitutionnalité porte sur un domaine ne relevant pas de la compétence de la juridiction administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. B pour statuer sur les demandes de référé.
Après avoir, lors de l'audience publique du 3 octobre 2022, prononcé son rapport et entendu les observations de Me Dridi pour M. C assisté de Mme D, interprète en langue arabe.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Une note en délibéré présentée pour le préfet des Alpes-Maritimes, représenté par la SELARL Serfaty Venutti Camacho Cordier e été enregistrée le 03/10/2022.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. " et aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". L'article L. 522-3 dudit code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".
2. Le requérant se prévaut de ce que l'absence de recours contre la décision du premier président de la cour d'appel statuant sur l'appel formé par le procureur de la République contre la décision du juge des libertés qui avait décidé de le remettre en liberté méconnait certains principes constitutionnels et a justifié le dépôt d'une question prioritaire de constitutionnalité devant la cour de cassation. Toutefois il ne ressort pas des pièces du dossier, et alors que la mesure de rétention ne fait pas l'objet de la présente requête, que le préfet des Alpes Maritimes aurait fondé la mesure d'éloignement en litige sur la décision contestée de l'autorité judiciaire. M. C ne justifie ainsi d'aucune atteinte à une liberté par l'autorité administrative.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête, à la supposer recevable, doit être rejetée dans toutes ses conclusions y compris en ce qui concerne les conclusions relatives à l'aide juridictionnelle.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes.
Fait à Nice, le 3 octobre 2022.
Le juge des référés,
signé
P. B
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026