mardi 25 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2204793 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | BENSA & TROIN AVOCATS ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 5 et 20 octobre 2022, le syndicat des copropriétaires de la copropriété Villa Romana, représenté par Me Zago, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté du 15 avril 2022 par lequel le maire de Vallauris-Golfe Juan a délivré à la société civile de construction vente (SCCV) Impasse des Champs un permis de construire un ensemble immobilier de 39 logements, dont 12 logements sociaux et valant division parcellaire, et de la décision résultant du silence gardé par le maire de Vallauris sur son recours gracieux du 10 juin 2022, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de ces décisions ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Vallauris et de la société Impasse des Champs une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- en application de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme, la condition d'urgence est présumée satisfaite et la seule circonstance que le permis n'a pas été mis en œuvre ne saurait la remettre en cause ;
- un syndicat de copropriétaires a intérêt à contester la légalité d'un permis de construire un immeuble voisin et son intérêt à agir ne fait pas de doute ;
- sa requête n'est pas tardive ;
- il existe un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées dès lors que :
- le dossier de demande de permis est incomplet car il ne comprend ni le rejet de constitution d'une association syndicale ni de plan valant division et il comporte une imprécision sur la largeur de la voie ;
- les conditions de desserte du projet sont insuffisantes, ce qui méconnaît les articles UB 3 du plan local d'urbanisme et R. 111-5 du code de l'urbanisme ;
- le projet n'est pas conforme avec l'arrêté d'alignement du 27 février 2019 ;
- l'article UB 12 du PLU est méconnu ;
- l'article UB 6 a été méconnu car le bassin de rétention se trouve à quelques dizaines de centimètres seulement de la Traverse des Champs ;
- il y a violation de l'article L. 332-15 du code de l'urbanisme ;
- l'article UB 4 du PLU a été méconnu.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 octobre 2022, la société Impasse des Champs, représentée par Me Troin, conclut au rejet de la requête et à ce que le syndicat requérant lui verse une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la présente requête est irrecevable en raison de l'irrecevabilité du recours gracieux et de la tardiveté de la requête au fond ;
- la condition d'urgence n'est pas remplie ;
- aucun moyen soulevé n'est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté contesté.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 octobre 2022, la commune de Vallauris Golfe-Juan conclut au rejet de la requête et à ce que le syndicat requérant lui verse une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
-la condition d'urgence n'est pas remplie, dès lors que le syndicat requérant ne démontre pas en quoi le projet de construction critiqué est de nature à affecter gravement et directement les conditions d'occupation de la copropriété ;
-aucun moyen soulevé n'est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté contesté.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 6 septembre 2022 sous le numéro 2204295 par laquelle le syndicat des copropriétaires de la copropriété Villa Romana demande l'annulation des décisions attaquées ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative ;
La présidente du tribunal a désigné M. Bonhomme, président, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu, au cours de l'audience publique du 20 octobre 2022 :
- le rapport de M. Bonhomme, juge des référés,
- les observations de Me Zago, représentant le syndicat requérant,
- celles de Me Mir, substituant Me Troin, représentant la société Impasse des Champs,
- et celles de M. A, représentant la commune de Vallauris.
à l'issue de laquelle le juge des référés a clos l'instruction.
Considérant ce qui suit :
1. Le 20 décembre 2021, la société Impasse des Champs a déposé à la mairie de Vallauris-Golfe Juan une demande de détachement des parcelles BV 213, 215 et 216 et de permis de construire un ensemble immobilier de 39 logements dont 12 logements sociaux. Par un arrêté du 15 avril 2022, le maire de Vallauris a accordé le permis de construire sollicité valant division parcellaire. Par courrier du 10 juin 2022, notifié le 14 juin 2022, le syndicat des copropriétaires Villa Romana a présenté un recours gracieux contre cette décision. Par la présente requête, il demande au juge des référés de suspendre l'exécution du permis de construire précité et de la décision résultant du silence gardé par le maire de Vallauris sur son recours gracieux.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
3. Les moyens invoqués par le syndicat requérant à l'appui de sa demande de suspension et visés ci-dessus ne paraissent pas, en l'état de l'instruction, propres à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions en litige. Il y a lieu, dans ces conditions, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir opposées par la société Impasse des Champs ni de se prononcer sur la condition d'urgence, de rejeter les conclusions tendant à la suspension de leur exécution.
Sur les frais liés au litige :
4. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à ce titre à la charge de la commune de Vallauris et de la société Impasse des Champs, qui ne sont pas, dans la présente instance, les parties perdantes. Il y a en revanche lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du syndicat requérant une somme de 1 200 euros à verser à la commune de Vallauris Golfe-du-Juan ainsi qu'une somme de 1 200 euros à verser à la société Impasse des Champs.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête du syndicat des copropriétaires de la copropriété Villa Romana est rejetée.
Article 2 : Le syndicat des copropriétaires de la copropriété Villa Romana versera à la commune de Vallauris Golfe du Juan la somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le syndicat des copropriétaires de la copropriété Villa Romana versera à la société Impasse des Champs la somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée au syndicat des copropriétaires de la copropriété Villa Romana, à la commune de Vallauris Golfe du Juan et à la société civile de construction vente Impasse des Champs.
Fait à Nice, le 25 octobre 2022.
Le juge des référés,
Signé
T. BONHOMME
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026