mardi 27 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2205756 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | HEULIN |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance de renvoi en date du 30 novembre 2022, le tribunal administratif de Marseille a transmis au tribunal administratif de Nice, la requête présentée par M. B A, représenté par Me Heulin, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Marseille le 22 novembre 2022.
Par cette requête, enregistrée le 2 décembre 2022, M. B A, représenté par Me Heulin, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 5 octobre 2022 du président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur portant refus de titularisation ;
2°) d'enjoindre à la région Provence-Alpes-Côte d'Azur de le réintégrer en qualité de stagiaire, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter du 8ème jour suivant la notification du jugement à intervenir avec repositionnement statutaire rétroactif ;
3°) de mettre à la charge de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente ;
- cette décision est entachée de vices de procédure, d'une part, au regard de la composition de la commission administrative paritaire, d'autre part, en ce qu'elle n'a pas été précédée d'une procédure contradictoire ;
- cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle a été prise en méconnaissance du principe " non bis in idem ".
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 mai 2023, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- les conclusions aux fins d'injonction sont irrecevables ;
- le moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire est inopérant ;
- les autres moyens soulevés ne sont pas fondés.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle par une décision du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Nice du 16 février 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale ;
- le décret n° 92-1194 du 4 novembre 1992 fixant les dispositions communes applicables aux fonctionnaires stagiaires de la fonction publique territoriale ;
- le décret n° 89-229 du 17 avril 1989 relatif aux commissions administratives paritaires des collectivités territoriales et de leurs établissements publics ;
- le décret n° 2007-913 du 15 mai 2007 portant statut particulier du cadre d'emplois des adjoints techniques territoriaux des établissements d'enseignement ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 6 février 2024 :
- le rapport de Mme Gazeau,
- et les conclusions de Mme Belguèche, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté en date du 29 juillet 2021, M. A a été nommé adjoint technique territorial des établissements d'enseignement en qualité de stagiaire à compter du 1er septembre 2021. Par un arrêté daté du 5 octobre 2022, le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur a refusé de titulariser M. A à l'issue de son stage. Le requérant demande l'annulation de cette décision.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article 19 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires en vigueur à la date de la décision attaquée, désormais codifié par l'article L. 532-1 du code général de la fonction publique : " Le pouvoir disciplinaire appartient à l'autorité investie du pouvoir de nomination () ".
3. Par un arrêté du 17 septembre 2021, le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur a donné à Mme D C, directrice générale des services, délégation à l'effet de signer notamment les actes concernant le recrutement des agents. Il suit de là que Mme C tenait de l'arrêté susmentionné du 17 septembre 2021 compétence pour signer la décision refusant de procéder à la titularisation de M. A. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de cette décision doit être écarté comme manquant en fait.
4. En deuxième lieu, en application des dispositions combinées des articles 30 et 46 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, les commissions administratives paritaires connaissent des refus de titularisation. Aux termes de l'article 1er du décret n° 89-229 du 17 avril 1989 relatif aux commissions administratives paritaires des collectivités territoriales et de leurs établissements publics : " Les commissions administratives paritaires comprennent en nombre égal des représentants des collectivités territoriales ou établissements publics et des représentants du personnel. Elles ont des membres titulaires et un nombre égal de membres suppléants ". Selon l'article 2 de ce décret : " Selon l'effectif des fonctionnaires relevant de la commission administrative paritaire, le nombre de représentants titulaires du personnel à cette commission est le suivant : / 1° Trois représentants lorsque l'effectif est inférieur à quarante ; / 2° Quatre représentants lorsque l'effectif est au moins égal à quarante et inférieur à deux cent cinquante ; / 3° Cinq représentants lorsque l'effectif est au moins égal à deux cent cinquante et inférieur à cinq cents ; / 4° Six représentants lorsque l'effectif est au moins égal à cinq cents et inférieur à sept cent cinquante ; / 5° Sept représentants lorsque l'effectif est au moins égal à sept cent cinquante et inférieur à mille ; / 6° Huit représentants lorsque l'effectif est au moins égal à mille. Toutefois, pour les commissions administratives paritaires placées auprès des centres de gestion mentionnés aux articles 17 et 18 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée, le nombre de représentants du personnel en catégorie C est porté à dix () ". Et aux termes de l'article 36 de ce décret : " Hormis le cas où la commission siège en tant que conseil de discipline, la moitié au moins des membres doivent être présents ou représentés lors de l'ouverture de la réunion. () / Lorsque le quorum n'est pas atteint, une nouvelle convocation est envoyée dans un délai de huit jours aux membres de la commission qui siège alors valablement sans condition de quorum sur le même ordre du jour ".
5. En vertu de ces dispositions combinées, une commission administrative paritaire ne peut valablement délibérer, en formation restreinte ou en assemblée plénière, qu'à la condition qu'aient été régulièrement convoqués, en nombre égal, les représentants de l'administration et les représentants du personnel, membres de la commission, habilités à siéger dans chacune de ces formations, et eux seuls, et que le quorum ait été atteint. Si la règle de la parité s'impose ainsi pour la composition des commissions administratives paritaires, en revanche, la présence effective en séance d'un nombre égal de représentants du personnel et de représentants de l'administration ne conditionne pas la régularité de la consultation d'une commission administrative paritaire, dès lors qu'aucune disposition, ni aucune autre règle, ni enfin aucun principe ne subordonnent la régularité des délibérations des commissions administratives paritaires à la présence en nombre égal de représentants de l'administration et de représentants du personnel.
6. Il ressort des pièces du dossier et notamment du courrier électronique du 13 septembre 2022 et de la liste d'émargement de la séance de la commission administrative paritaire de catégorie C du 28 septembre 2022 au cours de laquelle la titularisation de l'intéressé a été examinée, que les représentants du personnel titulaires et suppléants ainsi que les représentants de l'administration titulaires et suppléants ont été régulièrement convoqués en nombre égal en vue de la séance précitée du 28 septembre 2022. Il ressort également de ces pièces que 12 représentants du personnel dont 5 suppléants et seulement 6 représentants de la collectivité ont siégé. Cependant, ainsi qu'il a été dit au point précédent, la circonstance que les autres représentants de l'administration n'ont pas déféré à leur convocation est sans influence sur la régularité de la séance de la commission administrative paritaire, qui a pu valablement délibérer dans la composition où elle se trouvait, dès lors que la règle du quorum était par ailleurs respectée.
7. En troisième lieu, Aux termes de l'article L. 327-3 du code général de la fonction publique : " La nomination à un grade de la fonction publique territoriale présente un caractère conditionnel pour tout recrutement : / 1° Par concours ; / 2° Sans concours pour un recrutement sur un emploi réservé ou sur un emploi de catégorie C ; / 3° Par voie de promotion interne ; / 4° Par les centres de gestion dans les conditions prévues aux articles L. 452-44 et L. 452-48. / La titularisation peut être prononcée à l'issue d'un stage dont la durée est fixée par le statut particulier ". Aux termes de l'article 4 du décret n° 92-1194 du 4 novembre 1992 fixant les dispositions communes applicables aux fonctionnaires stagiaires de la fonction publique territoriale dans sa version applicable au litige : " La durée normale du stage et les conditions dans lesquelles elle peut éventuellement être prorogée sont fixées par les statuts particuliers des cadres d'emplois. / Sous réserve de dispositions contraires prévues par ces statuts et de celles résultant des articles 7 et 9 du présent décret, la durée normale du stage est fixée à un an. Elle peut être prorogée d'une période au maximum équivalente, après avis de la commission administrative paritaire compétente, si les aptitudes professionnelles du stagiaire ne sont pas jugées suffisantes pour permettre sa titularisation à l'expiration de la durée normale du stage () ". Aux termes de l'article 9 du décret n° 2007-913 du 15 mai 2007 portant statut particulier du cadre d'emplois des adjoints techniques territoriaux des établissements d'enseignement : " Les candidats recrutés en qualité d'adjoint technique territorial des établissements d'enseignement sur un emploi d'une collectivité territoriale ou d'un établissement public d'une collectivité territoriale () sont nommés stagiaires par l'autorité territoriale investie du pouvoir de nomination pour une durée d'un an () ". L'article 10 du même décret dispose que : " A l'issue du stage, les stagiaires dont les services ont donné satisfaction sont titularisés par décision de l'autorité territoriale investie du pouvoir de nomination (). / Les autres stagiaires peuvent, sur décision de l'autorité territoriale, être autorisés à effectuer un stage complémentaire d'une durée maximale d'un an. Si le stage complémentaire a été jugé satisfaisant, les intéressés sont titularisés. / Les adjoints techniques territoriaux des établissements d'enseignement stagiaires et les adjoints techniques territoriaux principaux de 2e classe des établissements d'enseignement stagiaires qui n'ont pas été autorisés à effectuer un stage complémentaire, ou dont le stage complémentaire n'a pas été jugé satisfaisant, sont soit licenciés s'ils n'avaient pas auparavant la qualité de fonctionnaire, soit réintégrés dans leur grade d'origine ".
8. Un agent public ayant, à la suite de son recrutement ou dans le cadre de la formation qui lui est dispensée, la qualité de stagiaire se trouve dans une situation probatoire et provisoire. La décision de ne pas le titulariser en fin de stage est fondée sur l'appréciation portée par l'autorité compétente sur son aptitude à exercer les fonctions auxquelles il peut être appelé et, de manière générale, sur sa manière de servir, et se trouve ainsi prise en considération de sa personne. L'autorité compétente ne peut donc prendre légalement une décision de refus de titularisation, qui n'est soumise qu'aux formes et procédures expressément prévues par les lois et règlements, que si les faits qu'elle retient caractérisent des insuffisances dans l'exercice des fonctions et la manière de servir de l'intéressé. Cependant, la circonstance que tout ou partie de tels faits seraient également susceptibles de caractériser des fautes disciplinaires ne fait pas obstacle à ce que l'autorité compétente prenne légalement une décision de refus de titularisation, pourvu que l'intéressé ait été alors mis à même de faire valoir ses observations.
9. Il résulte de ce qui précède que, pour apprécier la légalité d'une décision de refus de titularisation, il incombe au juge de vérifier qu'elle ne repose pas sur des faits matériellement inexacts, qu'elle n'est entachée ni d'erreur de droit, ni d'erreur manifeste dans l'appréciation de l'insuffisance professionnelle de l'intéressé, qu'elle ne revêt pas le caractère d'une sanction disciplinaire et n'est entachée d'aucun détournement de pouvoir et que, si elle est fondée sur des motifs qui caractérisent une insuffisance professionnelle mais aussi des fautes disciplinaires, l'intéressé a été mis à même de faire valoir ses observations.
10. Il ressort des pièces du dossier que pour décider de ne pas titulariser M. A à la fin de son stage, le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur s'est fondé sur l'insuffisance professionnelle de l'intéressé au vu des observations consignées dans le rapport hiérarchique établi préalablement à sa titularisation. Il ressort à cet égard du rapport établi par le supérieur hiérarchique de M. A que la manière générale de servir de ce dernier a été jugée insatisfaisante en ce qu'il ne remplit pas les conditions requises de savoir-faire, notamment s'agissant des compétences attendues pour occuper le poste, et de savoir être, pour intégrer la fonction publique territoriale. Ainsi, sur 20 compétences évaluées, 1 seule est supérieure aux attentes (capacité à déléguer), seulement deux sont conformes aux attentes, et douze sont " à améliorer ", les autres étant soit non évaluables, soit non conformes aux attentes. Il ressort également des mentions portées dans ce rapport qu'un problème de comportement de l'intéressé vis-à-vis d'un élève a été observé ainsi que des difficultés à mettre en œuvre les consignes. Par ailleurs, il ressort des pièces versées aux débats que l'intéressé a fait l'objet de la sanction disciplinaire de blâme le 29 septembre 2022 en raison de manquements commis lors de l'année scolaires 2021-2022 à ses obligations professionnelles (intéressé aperçu en train de jouer de la guitare et de fumer une cigarette alors qu'il était en service, introduction de l'intéressé dans les locaux de la restauration le 5 janvier 2022 en pleine nuit, refus de servir des entrées alors qu'il en avait reçu l'ordre). Les manquements ainsi constatés dans l'exercice des missions confiées à M. A caractérisent des insuffisances professionnelles. Ces insuffisances ne sauraient, par ailleurs, être remises en cause par les évaluations dont il a précédemment fait l'objet alors qu'il occupait un autre emploi, ni par les témoignages, étrangers à la période en cause, d'anciens collègues et d'élèves établis en sa faveur. Par suite, la décision litigieuse, qui ne repose pas sur des faits matériellement inexacts, ne procède pas d'une erreur manifeste d'appréciation de l'insuffisance professionnelle de M. A.
11. En quatrième lieu, M. A n'est pas fondé à invoquer une violation du principe " non bis in idem " dès lors que l'arrêté attaqué n'est pas une sanction disciplinaire. Ce moyen doit donc être écarté.
12. En cinquième et dernier lieu, dès lors que le stage de M. A a été conduit jusqu'à son terme, celui-ci ne peut utilement soutenir que l'arrêté attaqué du 5 octobre 2022, fondé, ainsi qu'il a été dit, sur son insuffisance professionnelle et non sur une quelconque faute disciplinaire, ne pouvait légalement intervenir sans qu'il ait été mis à même de présenter ses observations. Par suite, le moyen tiré du non-respect du principe du contradictoire ne peut qu'être écarté en raison de son inopérance.
13. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 5 octobre 2022 par lequel le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur a refusé de le titulariser.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
14. Le rejet des conclusions aux fins d'annulation de la requête de M. A n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction de cette même requête doivent également être rejetées, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée par la région à l'encontre de ces conclusions.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme demandée à ce titre par M. A soit mise à la charge de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Délibéré après l'audience du 6 février 2024, à laquelle siégeaient :
M. Soli, président,
Mme Gazeau, première conseillère,
Mme Guilbert, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 février 2024.
La rapporteure,
signé
D. Gazeau
Le président,
signé
P. Soli La greffière,
signé
L. Bianchi
La République mande et ordonne au préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026