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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2205925

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2205925

mardi 31 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2205925
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantSZEPETOWSKI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 14 décembre 2022, la société par actions simplifiée (SAS) Sagec Méditerranée, représentée par Me Szepetowski, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 21 juin 2022 par lequel le maire de Saint-Laurent-du-Var a, au nom de l'Etat, refusé de lui délivrer un permis de construire un bâtiment d'habitation collective comprenant vingt-neuf logements et un bureau, sur la parcelle cadastrée section AO n°220, située 98 impasse du Pin Parasol, ensemble la décision portant rejet de son recours gracieux daté du 12 août 2022 née du silence gardé par le maire sur ce recours ;

2°) d'enjoindre au maire de Saint-Laurent-du-Var de lui délivrer le permis de construire sollicité ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Laurent-du-Var la somme de 4 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- le motif tiré de ce que le projet litigieux ne serait pas raccordé un réseau d'assainissement destiné à l'évacuation des eaux usées est infondé dès lors, qu'en concertation avec le service instructeur, elle avait matérialisé ce réseau qui doit être réalisé par la collectivité publique dans le cadre de la réalisation des futurs travaux du tramway ;

- le maire de la commune a commis une erreur de droit et de fait en considérant que le rejet des eaux pluviales sur la voie publique ne serait pas conforme au règlement d'assainissement métropolitain dès lors que le projet a été conçu sur la base d'une étude hydraulique laquelle a été réalisée en prenant en compte l'ensemble des dispositions de ce règlement qui n'empêche pas un rejet direct d'une partie des eaux pluviales sur la voirie publique ;

- à titre subsidiaire, des motifs mineurs ne peuvent plus fonder un refus de permis de construire dès lors que de simples prescriptions sont envisageables.

La requête a été communiquée au préfet des Alpes-Maritimes et, en qualité d'observateur, à la commune de Saint-Laurent-du-Var qui n'ont respectivement pas produit de mémoire en défense et d'observations.

La clôture immédiate de l'instruction a été prononcée par une ordonnance du 7 septembre 2023.

Un mémoire a été enregistré pour la société Sagec Méditerranée le 13 octobre 2023, soit postérieurement à la clôture d'instruction.

Une note en délibéré présentée par la société Sagec Méditerranée a été enregistrée le 17 octobre 2023.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 17 octobre 2023 :

- le rapport de M. Holzer,

- les conclusions de Mme Moutry, rapporteure publique,

- et les observations de Me Szepetowski, représentant la société Sagec méditerranée.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 21 juin 2022, le maire de Saint-Laurent-du-Var a refusé de délivrer, au nom de l'Etat, à la société Sagec Méditerranée un permis de construire un bâtiment d'habitation collective comprenant vingt-neuf logements et un bureau, sur la parcelle cadastrée section AO n°220 située 98 impasse du Pin Parasol. Par un courrier daté du 12 août 2022 et réceptionné le 17 août suivant par les services communaux, la société Sagec a formé un recours gracieux contre cet arrêté qui est toutefois resté sans réponse de la part du maire de la commune. Par sa requête, la société Sagec Méditerranée demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 21 juin 2022, ensemble la décision portant rejet de son recours gracieux née du silence gardé par le maire de la commune sur ce recours.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Pour refuser de délivrer le permis de construire litigieux, le maire de Saint-Laurent-du-Var s'est fondé, d'une part, sur le motif tiré de ce que le projet litigieux méconnait les dispositions du règlement de voirie métropolitain et celles de l'article 3.1 du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain relatif aux conditions de desserte et, d'autre part, sur le motif tiré de ce que le traitement tant des eaux usées que des eaux pluviales prévu par le projet litigieux méconnait le règlement métropolitain du service public de l'assainissement, de l'hydraulique et du pluvial ainsi que les dispositions des articles 3.2.1 et 3.2.2 du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain.

En ce qui concerne les conditions de desserte du projet :

3. Aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. ". En outre, aux termes de l'article 3.1 de la zone UCf du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain, relatif à la desserte par les voies publiques ou privées : " Tout terrain doit être desservi par des voies publiques ou privées dans des conditions répondant à l'importance ou à la destination des constructions ou des aménagements envisagés. / Les caractéristiques des voies de desserte doivent être compatibles avec la circulation et l'utilisation des engins de lutte contre l'incendie. / Les accès ne doivent pas présenter de risque pour la sécurité des usagers des voies, quel que soit leur mode de déplacement, ni pour celle des personnes utilisant ces accès. / Cette sécurité doit être appréciée compte-tenu, notamment, de la position des accès, de leur configuration ainsi que de la nature et de l'intensité du trafic. / () ".

4. Il appartient à l'autorité d'urbanisme compétente et au juge de l'excès de pouvoir, pour apprécier si les risques d'atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique justifient un refus de permis de construire sur le fondement des dispositions précitées de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, de tenir compte tant de la probabilité de réalisation de ces risques que de la gravité de leurs conséquences, s'ils se réalisent. Lorsqu'un projet de construction est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique, le permis de construire ne peut être refusé que si l'autorité compétente estime, sous le contrôle du juge, qu'il n'est pas légalement possible, au vu du dossier et de l'instruction de la demande de permis, d'accorder le permis en l'assortissant de prescriptions spéciales qui, sans apporter au projet de modification substantielle nécessitant la présentation d'une nouvelle demande, permettraient d'assurer la conformité de la construction aux dispositions législatives et réglementaires dont l'administration est chargée d'assurer le respect.

5. D'une part, s'il ressort des termes mêmes de l'arrêté attaqué que le maire s'est fondé sur la circonstance selon laquelle le projet litigieux méconnait le règlement de voirie métropolitain, les dispositions de ce règlement ne sont toutefois pas au nombre de celles dont l'autorité compétente pour se prononcer sur une demande de permis de construire doit assurer le respect. Dès lors, le maire de Saint-Laurent-du-Var ne pouvait utilement se fonder sur les dispositions de ce règlement pour refuser le permis de construire litigieux.

6. D'autre part, il ressort des pièces du dossier et plus particulièrement de la version finale de la notice hydraulique annexée à la demande de permis de construire que le projet prévoit, pour la gestion des eaux pluviales, la création d'un bassin de rétention avec un rejet régulé gravitaire dans une tranchée d'infiltration en vue de son stockage et de son infiltration partielle. En outre, les écoulements d'eaux pluviales n'ayant pu se stocker et s'infiltrer sont amenés à s'écouler le long de la voie de desserte vers un caniveau en bordure de voie.

7. En l'espèce, le maire de Saint-Laurent-du-Var s'est fondé sur la circonstance selon laquelle le rejet des eaux pluviales directement en bordure de la voie desservant le terrain d'assiette du projet constitue un danger pour les usagers de cette voie. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la probabilité de réalisation de ce risque est modérée dans la mesure où un tel écoulement en bordure de voie n'est prévu que dans l'hypothèse dans laquelle le dispositif de stockage et d'infiltration prévu par le projet pour faire face aux " écoulements des pluies les plus récurrentes " est insuffisant et plus particulièrement dans les cas " d'évènements pluvieux plus importants ou lors d'un colmatage de la tranchée d'infiltration " alors que le dimensionnement du bassin de rétention en cause a été établi selon les prescriptions du règlement du service public de l'assainissement, de l'hydraulique et du pluvial de métropole Nice Côte-d'Azur. En outre, la notice hydraulique fait état d'écoulements d'eaux pluviales existants sur la voirie et aux abords du projet, sans qu'une telle circonstance n'ait été, au regard des pièces versées au dossier, accompagnée d'une augmentation du caractère accidentogène de la voie concernée. Par ailleurs, une telle solution technique n'a vocation, en tout état de cause, qu'à être provisoire compte tenu du fait qu'il ressort des pièces du dossier et plus particulièrement de l'avis de la direction des infrastructures et des transports de la métropole Nice Côte-d'Azur du 24 juin 2022 qu'il est envisagé, à moyen terme, un raccordement du projet au nouveau réseau d'évacuation des eaux pluviales dont la création a été validée dans le cadre de la réalisation de la ligne 4 du tramway.

8. Dans ces conditions, la société requérante est fondée à soutenir que le maire a fait une inexacte application des dispositions des articles R. 111-2 du code de l'urbanisme et 3.1 de la zone UCf du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain en considérant que le rejet des eaux pluviales directement sur la voie desservant le terrain d'assiette du projet constitue un risque pour la sécurité publique de nature à justifier le refus du permis de construire sollicité.

9. Il résulte de ce qui précède que le motif tiré de ce que le projet litigieux méconnait les dispositions du règlement de voirie métropolitain et celles de l'article 3.1 du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain est illégal.

En ce qui concerne le traitement des eaux usées et pluviales :

10. Aux termes de l'article 3.2.1 du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain, relatif aux conditions de desserte par le réseau d'assainissement : " () toute construction comportant un appareil sanitaire doit être raccordée au réseau public d'assainissement selon les prescriptions règlementaires en vigueur sur la commune. / () ". Aux termes de l'article 3.2.2 de ce même règlement, relatif au traitement des eaux pluviales et de ruissellement : " La gestion des eaux pluviales et de ruissellement de la propriété devra être conforme aux prescriptions du Règlement d'Assainissement Métropolitain et du zonage d'assainissement pluvial en vigueur dans le secteur du projet. / () ".

11. En l'espèce, il ressort des termes mêmes de l'arrêté attaqué que le maire de Saint-Laurent-du-Var a considéré que le projet méconnait tant les dispositions précitées du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain que celles du règlement métropolitain de l'assainissement, de l'hydraulique et du pluvial aux motifs, d'une part, que les travaux d'extension du réseau public d'assainissement ne peuvent être autorisés sur le domaine public et, d'autre part, que la solution technique envisagée pour le traitement des eaux pluviales présente un risque pour la sécurité publique.

12. D'une part, il résulte de ce qui a été dit aux points 6 à 8 de ce jugement, que la gestion des eaux pluviales telle qu'elle est envisagée par le projet litigieux ne présente pas de risque pour la sécurité publique alors, qu'en outre, le rejet des eaux pluviales au caniveau n'est pas, par principe, prohibé par le règlement métropolitain de l'assainissement, de l'hydraulique et du pluvial. Dans ces conditions, le maire ne pouvait se fonder pour refuser le permis de construire litigieux sur la circonstance selon laquelle la gestion des eaux pluviales méconnait le règlement métropolitain de l'assainissement, de l'hydraulique et du pluvial dont il ne précise, au demeurant, pas lesquelles de ses dispositions seraient méconnues, ni celles de l'article 3.2.2 du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain.

13. D'autre part, ainsi que cela ressort de l'avis défavorable du service de l'assainissement de la métropole Nice Côte-d'Azur en date du 9 mai 2022 concernant l'évacuation des eaux usées, " les travaux d'extension du réseau ne peuvent être autorisés sur le domaine public ". En se bornant à faire valoir que le projet prévoit un raccordement au réseau public d'assainissement qui sera réalisé par la collectivité publique dans le cadre des travaux de la ligne 4 du tramway et que le traitement des eaux usées est donc assuré dans des conditions conformes au règlement du plan local d'urbanisme métropolitain, la société Sagec Méditerranée ne conteste pas utilement le fait que le projet implique la réalisation de travaux sur le domaine public qui ne peuvent être autorisés et, partant, le bienfondé de ce motif de refus fondant l'arrêté attaqué. En outre, la société requérante ne peut utilement se prévaloir à l'appui d'une telle allégation de l'avis favorable du 24 juin 2022 du service infrastructure de la métropole de Nice Côte-d'Azur lequel concerne, non pas la gestion des eaux usées, mais la gestion des eaux pluviales. Enfin, si la société pétitionnaire se prévaut, dans ses écritures, d'un courriel d'un chargé d'études du service eau et assainissement de la métropole qui établit l'existence d'une possibilité technique d'un raccordement au réseau, ce courriel est toutefois daté du 8 décembre 2022 de telle sorte que la solution envisagée dans ce courriel ne pouvait être regardée comme existante à la date de l'arrêté attaqué alors, qu'en tout état de cause, ce seul courriel ne saurait remettre utilement en cause l'avis défavorable précité du 9 mai 2022 du service assainissement de la métropole.

14. Par suite, le maire de Saint-Laurent-du-Var a pu légalement considérer, au regard de l'avis précité du 9 mai 2022 dont les conclusions ne sont pas contestées par la société requérante, que le raccordement du projet litigieux au réseau d'assainissement imposait la réalisation de travaux non-autorisés sur le domaine public et ainsi refuser, en l'absence de raccordement conforme à un tel réseau, de délivrer le permis de construire litigieux en application des dispositions de l'article 3.2.1 du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain et des dispositions du règlement métropolitain de l'assainissement, de l'hydraulique et du pluvial.

En ce qui concerne le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme :

15. Lorsqu'il est saisi, postérieurement à la clôture de l'instruction, d'un mémoire ou d'une note en délibéré émanant d'une des parties à l'instance, il appartient dans tous les cas au juge administratif d'en prendre connaissance avant de rendre sa décision et de le viser sans l'analyser. S'il a toujours la faculté, dans l'intérêt d'une bonne administration de la justice, de rouvrir l'instruction et de soumettre au débat contradictoire les éléments contenus dans ce mémoire ou cette note en délibéré, il n'est tenu de le faire à peine d'irrégularité de sa décision que s'il contient soit l'exposé d'une circonstance de fait dont la partie qui l'invoque n'était pas en mesure de faire état avant la clôture de l'instruction et que le juge ne pourrait ignorer sans fonder sa décision sur des faits matériellement inexacts, soit d'une circonstance de droit nouvelle ou que le juge devrait relever d'office.

16. Par un mémoire enregistré le 13 octobre 2023, postérieurement à la clôture de l'instruction, et par une note en délibéré enregistrée le 17 octobre suivant, la société Sagec méditerranée a soulevé un moyen nouveau tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme. Toutefois, un tel moyen dont la société requérante était en mesure de faire état avant la clôture de l'instruction ne constitue pas une nouvelle circonstance de droit. Ainsi, ce nouveau moyen présenté après la clôture de l'instruction intervenue le 7 septembre 2023 n'a, en tout état de cause, pas à être examiné.

En ce qui concerne la neutralisation des motifs illégaux :

17. S'il résulte de ce qui a été dit précédemment que le maire de Saint-Laurent-du-Var ne pouvait se fonder sur les circonstances tirées de ce que le projet litigieux méconnait les dispositions du règlement de voirie métropolitain, celles des articles 3.1 et 3.2.2 du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain ainsi que celles du règlement métropolitain de l'assainissement, de l'hydraulique et du pluvial s'agissant du traitement des eaux pluviales, il résulte toutefois de l'instruction qu'il aurait pris la même décision de refus s'il s'était fondé sur le seul motif tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 3.2.1 du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain et de celles du règlement métropolitain de l'assainissement, de l'hydraulique et du pluvial relatives à la gestion des eaux usées.

18. Il résulte donc de tout ce qui précède que la société Sagec méditerranée n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 21 juin 2022 par lequel le maire Saint-Laurent-du-Var a, au nom de l'Etat, refusé de lui délivrer un permis de construire. Par suite, les conclusions à fin d'annulation de cet arrêté doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, celles tendant à l'annulation de la décision portant rejet de son recours gracieux.

Sur les frais liés au litige :

19. Le maire de la commune de Saint-Laurent-du-Var ayant agi au nom de l'Etat, les conclusions présentées par la société requérante et tendant à ce que soit mise à la charge de la commune de Saint-Laurent-du-Var une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens, sont mal dirigées et ne peuvent être accueillies. En tout état de cause, il résulte de ce qui précède que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative feraient obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune, qui n'est pas la partie perdante dans cette instance, la somme demandée par la société requérante au titre de ces frais.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de la société Sagec Méditerranée est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société par actions simplifiée Sagec Méditerranée et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.

Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes et à la commune de Saint-Laurent-du-Var.

Délibéré après l'audience du 17 octobre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Pascal, président,

M. Holzer, conseiller,

Mme Duroux, conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 octobre 2023.

Le rapporteur,

signé

M. HOLZER

Le président,

signé

F. PASCAL

La greffière,

signé

P.-B. ANTOINE

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

Ou par délégation la greffière,

N°2205925

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