LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2301105

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2301105

vendredi 31 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2301105
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantKATTINEH-BORGNAT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 7 et 28 mars 2023, M. A F et Mme E B, épouse F, représentés par Me Msellati, demandent au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de la délibération n° 55/22 du 13 décembre 2022 par laquelle le conseil municipal de Cap d'Ail a approuvé le principe de la cession à titre onéreux aux époux D du terrain cadastré section AC n° 49 d'une superficie de 401 m², d'approuver le prix de cession fixé à la somme de 60 000 euros hors taxes et hors frais d'acte et a autorisé le maire à signer tous les actes afférents à la cession.

2°) de mettre à la charge de la commune de Cap d'Ail la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.

Ils soutiennent que :

la requête est recevable :

* ils ont intérêt à agir, étant copropriétaires du chemin d'exploitation implanté sur la parcelle vendue, à l'encontre d'une délibération présentant un caractère définitif et créateur de droits ; ils agissent en leur qualité d'administrés et contribuables de la commune à l'encontre d'une vente illégale ayant un impact sur le patrimoine communal ;

* la requête n'est pas tardive : dès le 9 février 2023, leur conseil a demandé que lui soit communiqué la délibération en litige ; le recours administratif a été formé le 15 février 2023 contre la délibération du 13 décembre 2022 publiée le 14 décembre 2022 ;

- la condition d'urgence est remplie : il y a urgence à empêcher l'autorisation de vente d'un terrain alors qu'ils sont indiscutablement propriétaires, pour moitié, du chemin d'exploitation implanté sur ladite parcelle ; la délibération va présenter un caractère définitif et va créer des droits ;

- des moyens sont propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :

* la délibération en litige n'est pas motivée ; la motivation est, en effet, imprécise ; le conseil municipal n'a pas bénéficié d'une information claire et complète ;

* la délibération est entachée d'un détournement de pouvoir : elle vise à régulariser une double infraction ; le prix fixé par le service des Domaines est surprenant ; les acheteurs bénéficient d'un avantage injustifié qui correspond à la définition du délit de favoritisme alors que les époux F sont propriétaires de la moitié du chemin concerné par la vente en litige.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 22 et 29 mars 2023, la commune de Cap d'Ail prise en la personne de son maire en exercice, représentée par Me Kattineh-Borgnat, conclut au rejet de la requête et demande, en outre, au tribunal de mettre à la charge des requérants la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable : elle tardive si elle est dirigée contre la délibération du 13 décembre 2022 ; elle est prématurée si elle est dirigée contre le rejet tacite du recours gracieux reçu par la commune le 15 février 2023 ;

- la condition d'urgence n'est pas remplie : il n'y a pas d'atteinte au droit de propriété des requérants ; l'acte de partage établi à Monaco n'est pas opposable à la commune de Cap d'Ail ; les requérants n'ont aucun droit de propriété sur la parcelle objet de la délibération ; l'escalier n'est pas un chemin d'exploitation et ne traverse pas leur propriété ; cet escalier s'arrête avant la parcelle leur appartenant ; les propriétaires ne bénéficient d'aucune servitude de passage ; les requérants ont attendu près de trois mois pour demander la suspension de la délibération ; aucun acte de vente ne pourra être conclu en raison du recours contre la délibération ;

- aucun moyen n'est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige :

* le moyen tiré du défaut de motivation ne peut qu'être écarté ;

* il n'y a pas de détournement de pouvoir, mais des outrances et des accusations graves et déraisonnables ; la délibération n'organise aucun avantage injustifié.

Vu :

- la délibération attaquée ;

- la requête, enregistrée le 7 mars 2023 sous le n° 2301104, par laquelle les requérants demandent l'annulation de la délibération en litige ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code rural et de la pêche maritime ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Pascal, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 30 mars 2023 :

- le rapport de M. C, assisté de Mme Gialis, greffière ;

- les observations orales de Me Dolciani qui conclut, pour les époux F, aux mêmes fins par les mêmes moyens et qui précise, en outre : la requête contre la délibération publiée le 14 décembre 2022 n'est pas tardive dès lors que le recours gracieux a été formé le 14 février 2022 et notifié le 15 février 2023, sachant que, dès le 9 février 2023, le conseil de M. et Mme F demandait à la commune de Cap d'Ail la communication de la délibération en litige ; les époux F sont propriétaires du chemin d'exploitation sur lequel est implanté un escalier ; l'information des conseillers municipaux a été erronée et incomplète : elle mentionne, à tort, que la parcelle proposée à la vente est cadastrée AC n° 49 et ne dit rien sur l'objectif de protection du patrimoine communal.

- les observations orales de Me Kattineh-Borgnat, pour la commune de Cap d'Ail, qui reprend ses observations en défense et qui fait valoir que la requête est irrecevable, soit elle est dirigée contre la délibération du 13 décembre 2022 alors que la requête au fond n'a été introduite que le 7 mars 2023, soit elle est prématurée car le recours administratif ne date que du 15 février 2023 ; l'urgence n'existe pas : les requérants ne sont pas propriétaires d'un chemin traversant leur propriété, ne bénéficient pas d'une servitude de passage et, en plus, ils ont tardé à introduire leur recours. La délibération est motivée, il suffit de se reporter à l'avis motivé du service des Domaines ; les requérants ne produisent aucun acte de propriété mentionnant un chemin d'exploitation.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Par une délibération n° 55/22 du 13 décembre 2022, le conseil municipal de Cap d'Ail a approuvé le principe de la vente à titre onéreux aux époux D du terrain cadastré section AC n° 49 d'une superficie de 401 m², a approuvé le prix de cession fixé à la somme de 60 000 euros hors taxes et hors frais d'actes et a autorisé le maire à signer tous les actes afférents à la cession. M. et Mme F demandent au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de cette délibération.

Sur les conclusions à fin de suspension :

2. Aux termes des dispositions du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". Aux termes des dispositions de l'article L. 522-1 du même code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. Sauf renvoi à une formation collégiale, l'audience se déroule sans conclusions du rapporteur public ".

3. A l'appui de leur demande de suspension de l'exécution de la délibération, les requérants soutiennent qu'il existe un doute sérieux quant à la légalité de cet acte en faisant valoir qu'il est entaché d'un vice de forme tiré de la méconnaissance de l'obligation de motivation (article L. 2241-1 du code général des collectivités territoriales) et qu'il est entaché d'un détournement de pouvoir. En l'état de l'instruction, aucun de ces moyens ne paraît de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la délibération du 13 décembre 2022 autorisant la vente de la parcelle de 401 m².

4. Par suite, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'urgence ni sur la fin de non recevoir soulevée par la commune de Cap d'Ail, les conclusions des requérants aux fins de suspension de l'exécution de la délibération du 13 décembre 2022 doivent être rejetées.

Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

5. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : "Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation".

6. Les dispositions précitées font obstacle à ce que le tribunal fasse bénéficier la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par M. et Mme F doivent, dès lors, être rejetées.

7. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge des requérants la somme que demande la commune de Cap d'Ail au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. et Mme F est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de la commune de Cap d'Ail tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A F, à Mme E F et à la commune de Cap d'Ail.

Fait à Nice, le 31 mars 2023.

Le juge des référés,

signé

F. C

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Ou par délégation, le greffier,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions