mercredi 5 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2301506 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | COUTELIER CABINET D'AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 mars 2023, la société civile immobilière Eze Famille, représentée par son gérant en exercice, représentée par Me Lubrano, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté n° PC 06059 22 S0007 du 9 septembre 2022 par lequel le maire de la commune d'Eze (06360) a accordé à la société Sofaprim un permis de construire en vue d'une part de la démolition d'une maison en R+1, de ses terrasses et des aménagements extérieurs, et d'autre part de la réalisation de trois maisons individuelles en R+1, la création de trois piscines et de la création d'un niveau commun de stationnement en sous-sol, sur des parcelles de terrain cadastrées n° AH0023, n° AH0024, n° AH0048, n° AH0071, n° AH0073, n° AH0074 et n° AH0076, sises au 3785 Avenue des Diables Bleus, sur le territoire de la commune, ensemble la décision du 15 décembre 2022 par laquelle le maire de la commune d'Eze a rejeté son recours gracieux à l'encontre dudit arrêté ;
2°) de mettre à la charge de la commune d'Eze la somme de 2 000 euros, à lui verser sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens de l'instance.
Par courrier du 11 avril 2023, les parties à l'instance ont été invitées par le tribunal à recourir à une médiation sur le fondement des dispositions de l'article L. 213-7 du code de justice administrative.
Par une lettre, enregistré le 5 mai 2023, la société par actions simplifiée Sofaprim, prise en la personne de sa gérante en exercice, représentée par Me Paloux, indique au tribunal que le recours en annulation introduit par la société civile immobilière Eze Famille ne lui a pas été notifié conformément aux exigences réglementaires de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme et demande par suite à la juridiction d'inviter la société requérante à justifier de l'accomplissement des formalités de notification susmentionnées.
Par un courrier du 9 mai 2023, adressé au moyen de l'application Télérecours, le tribunal a invité la société civile immobilière Eze Famille à régulariser sa requête en produisant, dans un délai de quinze jours, la preuve de l'accomplissement des formalités prévues par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme.
Vu :
- l'arrêté et la décision de rejet attaqués ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1.Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4 Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".
2.Aux termes de l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. / () / La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7 ".
3.Aux termes de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme : " En cas de () recours contentieux à l'encontre d'un certificat d'urbanisme ou d'une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code, () l'auteur du recours est tenu, à peine d'irrecevabilité, de notifier son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation. () / La notification prévue au précédent alinéa doit intervenir par lettre recommandée avec accusé de réception, dans un délai de quinze jours francs à compter du dépôt () du recours. / La notification du recours à l'auteur de la décision et, s'il y a lieu, au titulaire de l'autorisation est réputée accomplie à la date d'envoi de la lettre recommandée avec accusé de réception. Cette date est établie par le certificat de dépôt de la lettre recommandée auprès des services postaux. ".
4.A l'appui de sa requête dirigée contre l'arrêté n° PC 06059 22 S0007 en date du 9 septembre 2022 par lequel le maire de la commune d'Eze (Alpes-Maritimes) a accordé à la société par actions simplifiée (SAS) Sofaprim un permis de construire en vue d'une part de la démolition d'une maison sur deux niveaux, de ses terrasses et des aménagements extérieurs et de d'autre part de la réalisation de trois maisons individuelles sur deux niveaux, la création de trois piscines et de la création d'un niveau commun de stationnement en sous-sol, sur des parcelles de terrain sises au 3785 Avenue des Diables Bleus, sur le territoire de ladite commune, qui relève du champ d'application des dispositions précitées de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, la société civile immobilière (SCI) Eze Famille n'a pas justifié du respect de l'obligation de notification de son recours contentieux à l'auteur de l'arrêté attaqué, à savoir la commune d'Eze et au titulaire du permis de construire délivré, à savoir la SAS Sofaprim, dans les délais prescrits par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Une demande de régularisation a été adressée le 9 mai 2023 à la SCI Eze Famille, mise à disposition de Me Lubrano, son conseil, sur l'application Télérecours le même jour à 14 heures 44, réceptionnée par celui-ci le lendemain 10 mai 2023 à 10 heures 40. En l'absence de toute régularisation dans les délais prescrits, les conclusions à fin d'annulation présentées par la SCI Eze famille sont ainsi manifestement irrecevables. Elles doivent dès lors être rejetées en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE
Article 1er : La requête de la SCI Eze Famille est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société civile immobilière Eze Famille, à la commune d'Eze-sur-Mer et à la société par actions simplifiée Sofaprim.
Fait à Nice, le 5 juillet 2023.
Le président de la 2ème chambre,
signé
F. Silvestre-Toussaint-Fortesa
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation le greffier.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026