vendredi 28 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2301639 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SELARL ORENGO-MICAULT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 avril 2023, M. A B, représenté par Me Juhan, demande au tribunal:
1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de l'arrêté en date du 1er mars 2023 par lequel le maire de la commune de Falicon a retiré le permis de construire tacitement accordé le 5 décembre 2022, jusqu'à ce qu'il soit statué sur sa légalité ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Falicon la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
* sur la condition d'urgence : ladite condition est remplie dès lors que, d'une part, la construction de la villa autorisée par le permis de construire retiré par la décision attaquée est indispensable à son droit de mener une vie familiale normale, liberté fondamentale et, d'autre part, il y a urgence à réaliser les travaux autorisés dans le cadre du permis de construire retiré par la décision attaquée, dès lors que celui-ci s'inscrit dans le cadre plus global d'un permis d'aménager régulièrement accordé et qu'il a engagé des dépenses importantes aux fins de réaliser les travaux en cause, dépenses qui s'alourdiront substantiellement en cas de non réalisation des travaux (accroissement du coût du crédit immobilier, accroissement du coût des travaux à réaliser, prolongation de sa situation de locataire avec une charge de loyer élevée) ;
* sur la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté en litige :
- l'arrêté litigieux est entaché d'une méconnaissance du principe du contradictoire ;
- ledit arrêté est entaché d'une erreur de droit dès lors que le permis de construire retiré procède du permis d'aménager régulièrement accordé par la commune (le 21 septembre 2015) et qui demeure dans l'ordonnancement juridique ;
- les motifs dudit arrêté sont erronés (caducité du permis d'aménager, absence du bénéfice de la cristallisation des règles d'urbanisme applicables lors de la délivrance du permis d'aménager, absence de servitude de passage sur le fonds voisin, nécessaire à l'exécution des travaux objet du permis de construire retiré, et absence d'accès à la voie publique).
Par un mémoire, enregistré le 27 avril 2023, M. A B, représenté par Me Juhan, entend se désister de l'ensemble des conclusions de sa requête.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête au fond, enregistrée au greffe du tribunal sous le n° 2301592.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Silvestre-Toussaint-Fortesa, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Le 21 septembre 2015, un permis d'aménager a été accordé par la commune de Falicon à la société en nom collectif Immobilière du Haut Faliconnais en vue de la création d'un lotissement de douze lots, " Les Hauts de Falicon ", sis au 1760 Route du Mont Chauve - Chemin du Collet à Falicon. Un permis de construire tacite, n° PC 06060 22 S0010, a été conféré à M. A B le 5 décembre 2022 pour la construction d'une maison individuelle avec piscine et abri voiture. Par un arrêté en date du 1er mars 2023, le maire de la commune de Falicon a retiré le permis de construire tacite susmentionné. M. B demandait initialement au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de prononcer la suspension de l'exécution de l'arrêté du 1er mars 2023, jusqu'à ce qu'il soit statué sur sa légalité.
Sur le désistement :
2. Par un mémoire enregistré le 27 avril 2023, le requérant déclare se désister de l'ensemble des conclusions de sa requête, l'acte attaqué ayant été retiré. Ce désistement est pur et simple, rien ne s'oppose dès lors à ce qu'il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. B.
Article 2: Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la commune de Falicon.
Fait à Nice, le 28 avril 2023.
Le juge des référés,
signé
F. Silvestre-Toussaint-Fortesa
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Par délégation, la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026