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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2302039

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2302039

mercredi 21 février 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2302039
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantSELARL NEVEU, CHARLES ET ASSOCIÉS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 26 avril et 25 septembre 2023, l'association des 4 chemins, Mme F A, M. D A et Mme E C, représentés par Me Ragot, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 26 octobre 2022 par lequel le maire d'Antibes a accordé à la société Méditerranée un permis de construire valant permis de démolir pour la construction de deux bâtiments d'habitation collectifs et six logements en maison individuelle sur les parcelles cadastrées section EL n°215, 216, 218 à 220, 222 et 223, ensemble la décision implicite rejetant leur recours gracieux ;

2°) d'annuler l'arrêté du 9 août 2023 par lequel le maire d'Antibes a délivré à la société Méditerranée un permis de construire modificatif ;

3°) de mettre à la charge de la commune d'Antibes la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- les arrêtés attaqués ont été pris par des autorités incompétentes ;

- le projet aurait dû faire l'objet d'un permis d'aménager ;

- le dossier de permis de construire est incomplet, dès lors que certaines pièces n'ont pas été signées par un architecte ;

- il est incomplet en l'absence d'un tableau de répartition ;

- l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions de la loi Climat et Résilience du 22 août 2021 ;

- il est illégal en raison des incohérences du dossier de demande de permis de construire ;

- il est illégal, dès lors qu'il comporte des prescriptions trop imprécises ;

- le projet méconnaît l'orientation d'aménagement et de programmation des quatre chemins ;

- il méconnaît les dispositions de l'article UE 10 du règlement du plan local d'urbanisme ;

- il méconnaît les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme ;

- les dossiers des permis de construire initial et modificatif sont incomplets en méconnaissance du c) de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme.

Par un mémoire en défense enregistré le 4 juillet 2023, la commune d'Antibes conclut à titre principal à l'irrecevabilité de la requête de Mme C, à titre subsidiaire au rejet de la requête et à titre infiniment subsidiaire au prononcé d'un sursis à statuer sur le fondement de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme.

Elle fait valoir que :

- Mme C n'a pas d'intérêt à agir ;

- les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.

Par des mémoires en défense enregistrés les 7 juillet, 22 août et 30 octobre 2023, la société civile immobilière (SCI) Méditerranée, représentée par Me Grech, conclut à titre principal à l'irrecevabilité de la requête, à titre subsidiaire à son rejet et en tout état de cause à ce qu'une somme de 8 000 euros soit mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- les requérants n'ont pas d'intérêt pour agir ;

- le représentant de l'association n'a pas qualité pour ce-faire ;

- les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.

La clôture immédiate de l'instruction a été prononcée par ordonnance du 14 novembre 2023, notifiée à la commune d'Antibes à 13h31.

Des mémoires, présentés par la commune d'Antibes ont été enregistrés les 14 novembre 2023 à 16h01 et 17 janvier 2024.

Un mémoire, présenté pour la SCI Méditerranée, a été enregistré le 17 janvier 2024.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de l'urbanisme ;

- la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Soler, rapporteure,

- les conclusions de M. Beyls, rapporteur public,

- et les observations de Me Lehma, représentant les requérants, de Me Grech, représentant la société Méditerranée et de Mme B, représentant la commune d'Antibes.

Une note en délibéré, présentée pour la société Méditerranée, a été enregistrée le 2 février 2024.

Considérant ce qui suit :

1. La société Méditerranée a déposé, le 14 mars 2022, une demande de permis de construire valant permis de démolir pour la construction de deux bâtiments d'habitation collectifs et six logements en maison individuelle sur les parcelles cadastrées section EL n°215, 216, 218 à 220, 222 et 223 situées sur le territoire de la commune d'Antibes. Sa demande a été complétée le 5 juillet 2022 puis modifiée les 27 septembre et 13 octobre 2022. Par un arrêté du 26 octobre 2022, le maire d'Antibes lui a délivré le permis de construire sollicité. Par un courrier reçu le 26 décembre 2022 par la commune, l'association des 4 chemins, M. et Mme A et Mme C ont formé un recours gracieux contre cet arrêté. Aucune réponse n'a été apportée à leur demande. Par un arrêté du 9 août 2023, la commune a délivré à la société pétitionnaire un permis de construire modificatif. Les requérants demandent au tribunal d'annuler l'arrêté du 26 octobre 2022, la décision implicite rejetant leur recours gracieux et l'arrêté du 9 août 2023.

Sur la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir des requérants :

2. La circonstance que l'un des auteurs d'une requête collective ne justifie pas d'un intérêt à agir ne fait pas obstacle à ce que les conclusions de cette requête soient jugées recevables, mais seulement à ce que le juge accueille les conclusions propres à ce requérant, telles celles tendant au remboursement des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.

3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme : " Une personne autre que l'Etat, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation. / () ". Il résulte de ces dispositions qu'il appartient, en particulier, à tout requérant qui saisit le juge administratif d'un recours pour excès de pouvoir tendant à l'annulation d'un permis de construire, de démolir ou d'aménager, de préciser l'atteinte qu'il invoque pour justifier d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien. Lorsque le requérant, sans avoir contesté le permis initial ou après avoir épuisé les voies de recours contre le permis initial, ainsi devenu définitif, forme un recours contre un permis de construire modificatif, son intérêt pour agir doit être apprécié au regard de la portée des modifications apportées par le permis modificatif au projet de construction initialement autorisé. Il appartient dans tous les cas au défendeur, s'il entend contester l'intérêt à agir du requérant, d'apporter tous éléments de nature à établir que les atteintes alléguées sont dépourvues de réalité. Le juge de l'excès de pouvoir apprécie la recevabilité de la requête au vu des éléments ainsi versés au dossier par les parties, en écartant, le cas échéant, les allégations qu'il jugerait insuffisamment étayées, mais sans pour autant exiger de l'auteur du recours qu'il apporte la preuve du caractère certain des atteintes qu'il invoque au soutien de la recevabilité de celui-ci. Eu égard à sa situation particulière, le voisin immédiat justifie, en principe, d'un intérêt à agir lorsqu'il fait état devant le juge, qui statue au vu de l'ensemble des pièces du dossier, d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet de construction ou, lorsque le contentieux porte sur un permis de construire modificatif, des modifications apportées au projet.

4. En l'espèce, M. et Mme A bénéficient de la qualité de voisins immédiats du projet litigieux lequel s'implante sur la parcelle limitrophe à leur propriété. La réalisation du bâtiment B projeté, situé au Nord du terrain d'assiette en litige, d'une hauteur de 13,20 mètres à l'acrotère, aura pour effet de créer des vues directes sur leur habitation et sur leur piscine, située au Sud de leur parcelle. Dans ces conditions, au regard de la configuration des lieux et de la consistance du projet autorisé par le permis de construire litigieux, le projet en litige est de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien détenu par les époux A et ceux-ci ont bien intérêt à agir au sens des dispositions précitées de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme.

5. Mme C produit un bail aux termes duquel, il apparaît qu'elle est propriétaire de deux parcelles, situées 2001 avenue Jean Michard Pelissier à Antibes et mises en location. A supposer que la requérante réside effectivement au 2065 de la même avenue, d'une part, il ressort des pièces du dossier qu'elle ne bénéficie pas de la qualité de voisin immédiat du projet litigieux qui s'implante à près de 70 mètres des limites de sa parcelle et dont elle est séparée par une villa. D'autre part, la requérante soutient que le projet en litige va lui causer un préjudice visuel, un préjudice d'ensoleillement ainsi qu'un préjudice lié à l'activité causée par cet important complexe résidentiel dans une zone pavillonnaire. Toutefois, s'agissant du préjudice visuel et du préjudice lié à l'activité causée par le projet, les éléments produits au dossier par la requérante ne sont pas suffisamment précis pour vérifier le bien-fondé de ses allégations. S'agissant du préjudice d'ensoleillement, il ressort des pièces du dossier qu'au regard de la distance à laquelle s'implantera le projet en litige, celui-ci n'est pas établi. Dans ces conditions, le projet en litige n'est pas de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien détenu par Mme C et celle-ci doit être regardée comme n'ayant pas d'intérêt à agir au sens des dispositions précitées de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme.

6. En second lieu, aux termes de l'article L. 600-1-1 du code de l'urbanisme : " Une association n'est recevable à agir contre une décision relative à l'occupation ou l'utilisation des sols que si le dépôt des statuts de l'association en préfecture est intervenu antérieurement à l'affichage en mairie de la demande du pétitionnaire. ". Il résulte de ces dispositions qu'une association n'est recevable à demander l'annulation pour excès de pouvoir d'une décision individuelle relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol, que si elle a déposé ses statuts en préfecture au moins un an avant l'affichage en mairie de la demande du pétitionnaire. Il appartient au juge administratif, lorsque cette condition est remplie, d'apprécier si l'association requérante justifie d'un intérêt lui donnant qualité pour agir contre la décision qu'elle attaque en se fondant sur les statuts tels qu'ils ont été déposés à la préfecture antérieurement à la date de l'affichage en mairie de la demande du pétitionnaire.

7. Il ressort des pièces du dossier, qu'aux termes des statuts de l'association des 4 chemins, dont la dernière version a été déposée en préfecture le 29 octobre 2019, celle-ci avait pour objet de réunir les personnes du quartier et de ses environs dans le but de défendre leurs intérêts, de protéger leur qualité de vie et par extension l'environnement. Cet objet lui confère ainsi un intérêt à ester en justice contre les autorisations d'urbanisme de nature à porter atteinte au cadre de vie des habitants de ce quartier. Par suite, la société pétitionnaire n'est pas fondée à soutenir que l'association des 4 chemins n'aurait pas intérêt à agir au sens des dispositions précitées de l'article L. 600-1-1 du code de l'urbanisme.

Sur la fin de non-recevoir opposée par la société pétitionnaire tirée de ce que le représentant de l'association n'a pas qualité pour agir au nom et pour le compte de celle-ci :

8. Une association est régulièrement engagée par l'organe tenant de ses statuts le pouvoir de la représenter en justice, sauf stipulation de ces statuts réservant expressément à un autre organe la capacité de décider de former une action devant le juge administratif. Il appartient à la juridiction administrative saisie, qui en a toujours la faculté, de s'assurer, le cas échéant et notamment lorsque cette qualité est contestée sérieusement par l'autre partie ou qu'au premier examen, l'absence de qualité du représentant de la personne morale semble ressortir des pièces du dossier, que le représentant de cette personne morale justifie de sa qualité pour agir au nom de cette partie. A ce titre, si le juge doit s'assurer de la réalité de l'habilitation du représentant de l'association qui l'a saisi, lorsque celle-ci est requise par les statuts, il ne lui appartient pas, en revanche, de vérifier la régularité des conditions dans lesquelles une telle habilitation a été adoptée. Dès lors, il n'appartient pas au juge administratif de vérifier la régularité des conditions dans lesquelles la délibération du bureau de l'association du 7 avril 2023 par laquelle celui-ci a décidé de saisir le tribunal d'une requête en annulation du permis de construire litigieux a été adoptée. La société pétitionnaire ne pouvant utilement soutenir que l'association requérante ne serait pas représentée dans les conditions légales pour ce-faire, la fin de non-recevoir opposée à ce titre doit être écartée.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

9. Aux termes de l'article L. 152-1 du code de l'urbanisme : " L'exécution par toute personne publique ou privée de tous travaux, constructions, aménagements, plantations, affouillements ou exhaussements des sols, et ouverture d'installations classées appartenant aux catégories déterminées dans le plan sont conformes au règlement et à ses documents graphiques. / Ces travaux ou opérations sont, en outre, compatibles, lorsqu'elles existent, avec les orientations d'aménagement et de programmation ". Il résulte de ces dispositions qu'une autorisation d'urbanisme ne peut être légalement délivrée si les travaux qu'elle prévoit sont incompatibles avec les orientations d'aménagement et de programmation (OAP) d'un plan local d'urbanisme et, en particulier, en contrarient les objectifs.

10. En premier lieu, contrairement à ce que soutiennent les requérants, il ne ressort pas du schéma d'aménagement de l'orientation d'aménagement et de programmation du secteur des quatre chemins qu'un square et un jardin devraient être aménagées sur l'emprise du terrain d'assiette du projet dès lors que ceux-ci sont en réalité projetés au Nord de l'OAP.

11. En second lieu, il ressort de la lecture des enjeux globaux de l'OAP, que l'objectif d'aménagement du site consiste notamment à structurer le quartier par la réalisation d'un espace structurant et qualifiant autour du rond-point des quatre chemins avec des commerces et des services adaptés au quartier. L'OAP précise également que les commerces et services en rez-de-chaussée, aménagés de part et d'autres du carrefour et en adéquation avec l'offre environnante, participeront activement à restructurer le lieu. Il ressort par ailleurs du schéma d'aménagement de l'OAP, que la zone d'implantation préférentielle de ces commerces et services adaptés est prévue au Nord-Est, Sud-Ouest et Nord-Ouest du rond-point, ce dernier emplacement étant le plus vaste. Le projet querellé consiste en la réalisation de deux bâtiments collectifs et six maisons individuelles à usage d'habitation et ne prévoit aucun commerce ou service adapté, alors qu'il occupe toute la partie Nord-Ouest du rond-point des quatre chemins. Dans ces conditions, les requérants sont fondés à soutenir que le projet en litige n'est pas compatible avec les orientations d'aménagement et de programmation du plan local d'urbanisme.

12. Il résulte de ce qui précède que les arrêtés des 26 octobre 2022 et 9 août 2023 du maire d'Antibes doivent être annulés, ensemble la décision rejetant le recours gracieux des requérants. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun des autres moyens soulevés par les requérants n'est susceptible de fonder l'annulation de ces décisions.

Sur l'application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme :

13. Aux termes de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire () estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice entraînant l'illégalité de cet acte est susceptible d'être régularisé, sursoit à statuer, après avoir invité les parties à présenter leurs observations, jusqu'à l'expiration du délai qu'il fixe pour cette régularisation, même après l'achèvement des travaux. Si une mesure de régularisation est notifiée dans ce délai au juge, celui-ci statue après avoir invité les parties à présenter leurs observations. Le refus par le juge de faire droit à une demande de sursis à statuer est motivé ". Il résulte de ces dispositions, éclairées par les travaux parlementaires, que lorsque le ou les vices affectant la légalité de l'autorisation d'urbanisme dont l'annulation est demandée sont susceptibles d'être régularisés, le juge doit surseoir à statuer sur les conclusions dont il est saisi contre cette autorisation. Un vice entachant le bien-fondé de l'autorisation d'urbanisme est susceptible d'être régularisé, même si cette régularisation implique de revoir l'économie générale du projet en cause, dès lors que les règles d'urbanisme en vigueur à la date à laquelle le juge statue permettent une mesure de régularisation qui n'implique pas d'apporter à ce projet un bouleversement tel qu'il en changerait la nature même.

14. Au regard de la nécessité pour le permis de régularisation qui pourrait être délivré de se conformer à l'orientation d'aménagement et de programmation des quatre chemins, le vice relevé au point 11 n'apparaît susceptible d'être régularisé que par un projet qui impliquerait de transformer en commerces ou services adaptés un projet consistant initialement en la construction d'un ensemble de logements collectifs et de villas destinés uniquement à l'habitation. Dès lors, la régularisation du vice entachant les arrêtés en litige n'apparaît pas susceptible d'une régularisation qui n'affecterait pas la nature même du projet.

Sur les frais liés au litige :

15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge des requérants, qui ne sont pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la société Méditerranée demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la commune d'Antibes une somme globale de 1 500 euros au titre des frais exposés par M. et Mme A et l'association des quatre chemins et non compris dans les dépens.

16. Il résulte de ce qui a été dit au point 2 que les conclusions présentées par Mme C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont irrecevables.

D E C I D E :

Article 1er : Les arrêtés des 26 octobre 2022 et 9 août 2023 du maire d'Antibes sont annulés, ensemble la décision rejetant le recours gracieux des requérants.

Article 2 : La commune d'Antibes versera à M. et Mme A et à l'association des quatre chemins une somme globale de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à l'association des 4 chemins, à Mme F A, à M. D A, à Mme E C, à la commune d'Antibes et à la société civile immobilière Méditerranée.

Délibéré après l'audience du 31 janvier 2024, à laquelle siégeaient :

M. Taormina, président,

Mme Soler, conseillère,

Mme Sandjo, conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 février 2024.

La rapporteure,

Signé

N. SOLER

Le président,

Signé

G. TAORMINA La greffière,

Signé

O. MOULOUD

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

Ou par délégation la greffière,

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