vendredi 30 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2302222 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Magistrat M. CHERIEF |
| Avocat requérant | JAIDANE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 5 mai 2023, M. C B, représenté par Me Jaidane, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 3 mai 2023 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
2°) à titre principal, d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande dans le délai d'un mois sous astreinte de 100 euros par jour de retard et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour assortie d'une autorisation de travail ;
3°) de mettre une somme de 2 000 euros à la charge de l'Etat, à verser à Me Jaidane, en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence ;
- il est entaché d'un défaut de motivation ;
- il est entaché d'un vice de procédure, dès lors que le préfet n'a pas saisi la commission de titres de séjour ;
- la notification de l'arrêté est irrégulière, dès lors qu'en l'absence de toute mention concernant le nom, la qualité de l'agent notifiant, le nom de l'interprète et la signature du requérant ; cette notification méconnaît le droit au procès équitable tel que garanti par l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il est entaché d'une erreur dans la matérialité des faits ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est entachée d'une erreur de droit, dès lors que le préfet des Alpes-Maritimes s'est abstenu de l'informer du fait qu'il allait faire l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen conformément aux dispositions de l'article L. 613-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'un défaut d'examen de la situation exceptionnelle du requérant et méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
La requête a été communiquée au préfet des Alpes-Maritimes, qui a produit des pièces, enregistrées le 7 juin 2023, mais n'a pas présenté d'observations en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- l'accord cadre France-Tunisie du 28 avril 2008 relatif à la gestion concertée des migrations et au développement solidaire entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République tunisienne, signé à Tunis le 28 avril 2008, publié par décret n° 2009-905 du 24 juillet 2009 ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Cherief, conseiller, en application des dispositions des articles L. 614-5 et L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour statuer sur les litiges visés auxdits articles.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 7 juin 2023 :
- le rapport de M. Cherief, magistrat désigné ;
- les observations de Me Dire, qui se substitue à Me Jaidane, représentant M. B et qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens. Il sollicite en outre le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant tunisien né le 22 juin 1996, a fait l'objet d'un arrêté en date du 3 mai 2023 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a prononcé à son encontre une obligation de quitter le territoire français sans délai ainsi qu'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. M. B demande au tribunal l'annulation de cet arrêté.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ".
3. Il y a lieu, eu égard à l'urgence, d'admettre M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs à l'ensemble des décisions :
4. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par Mme A D, adjointe au chef du bureau de l'éloignement et du contentieux du séjour. Par un arrêté n° 2023-297 du 25 avril 2023, publié le lendemain au recueil des actes administratifs spécial n° 95-2023 de la préfecture des Alpes-Maritimes, Mme D a reçu délégation de signature à l'effet de signer, au nom du préfet des Alpes-Maritimes, les décisions portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour sur le territoire français. Par conséquent, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté comme manquant en fait.
5. En deuxième lieu, l'arrêté obligeant M. B à quitter le territoire français sans délai et prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français mentionne les considérations de fait et de droit sur lesquels il se fonde. Il vise notamment les articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les 1°, 4° et 8° de l'article L. 612-3 et les articles L. 612-6 et L. 612-10 du même code. En outre l'arrêté en litige fait référence à l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par ailleurs, l'arrêté litigieux fait état d'éléments relatifs à la situation personnelle de M. B. Contrairement à ce que soutient le requérant, le préfet des Alpes-Maritimes n'était pas tenu de faire état de tous les éléments relatifs à sa situation personnelle dont il avait connaissance mais seulement des faits qu'il jugeait pertinents pour justifier le sens de sa décision. A cet égard, le requérant n'établit pas que, à la date de la décision attaquée, il aurait informé le préfet de ce qu'il était titulaire d'un titre de séjour italien en cours de validité qu'il allègue posséder. En outre la circonstance qu'il ait fait mention de la demande d'admission exceptionnelle au séjour présentée par l'intéressé sans faire mention de l'envoi, par le requérant, des pièces demandées pour compléter sa demande ne saurait, à supposer même que le requérant ait effectivement renvoyé l'intégralité des pièces demandées, suffit à faire regarder la décision attaquée comme insuffisamment motivée, dès lors que sa motivation permet au requérant de présenter utilement des observations. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
6. En troisième lieu, si les conditions dans lesquelles un acte administratif est notifié peuvent, dans l'hypothèse d'une notification irrégulière, avoir une incidence sur l'opposabilité des voies et délais de recours, elles restent toutefois sans influence sur la légalité de cet acte. Dès lors, M. B ne peut utilement faire valoir que la notification de l'arrêté ne comporte aucune mention concernant le nom, la qualité de l'agent notifiant, le nom de l'interprète et la signature du requérant. En outre, M. B n'est pas fondé, en tout état de cause, à soutenir que cette circonstance, à la supposer établie, l'aurait privé de son droit à un procès équitable en méconnaissance de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué aurait été notifié dans des conditions irrégulières doit être écarté.
7. En quatrième lieu, l'arrêté en litige mentionne que la demande d'admission exceptionnelle au séjour déposée par l'intéressé le 4 janvier 2023 était incomplète et que le requérant n'a pas déposé un nouveau dossier complet dans le délai qui lui était indiqué. En se bornant à produire l'enveloppe d'un courrier adressé par la préfecture des Alpes-Maritimes le 6 février 2023 ainsi qu'un accusé de réception en date du 9 février 2023, M. B n'établit pas quelles sont les pièces qui lui étaient demandées afin de compléter sa demande, ni qu'il a effectivement fait parvenir au préfet des Alpes-Maritimes l'intégralité de ces pièces afin de compléter sa demande de titre de séjour. En outre, le requérant n'établit pas, par les pièces qu'il verse au dossier, ni la date de son entrée sur le territoire français ni qu'il disposait, à cette date, d'un titre de séjour italien en cours de validité. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée est entachée d'une erreur de fait doit, en l'état du dossier, être écartée.
8. En cinquième lieu, lorsque la loi prescrit l'attribution de plein droit d'un titre de séjour à un étranger, cette circonstance fait obstacle à ce qu'il puisse légalement être l'objet d'une mesure d'obligation de quitter le territoire français. Tel n'est pas le cas de la mise en œuvre des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lesquelles ne prescrivent pas la délivrance d'un titre de plein droit mais laissent à l'administration un large pouvoir pour apprécier si l'admission au séjour d'un étranger répond à des considérations humanitaires ou si elle se justifie au regard des motifs exceptionnels dont l'intéressé se prévaut. Ainsi, M. B ne peut utilement se prévaloir de la circonstance qu'il pourrait prétendre à un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à l'encontre de la décision l'obligeant à quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen de la situation exceptionnelle du requérant et de ce que l'arrêté litigieux méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut qu'être écarté comme inopérant.
9. En sixième lieu, dès lors que l'arrêté attaqué ne refuse pas de titre de séjour à M. B et que l'intéressé n'établit pas, ni même n'allègue, avoir formé une demande de titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le requérant ne peut utilement faire valoir que l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite ce moyen doit être écarté.
10. En septième lieu, M. B, qui n'établit, par les pièces qu'il verse au dossier, ni la date exacte de son entrée sur le territoire français ni la régularité de cette dernière, fait valoir qu'il est entré sur le territoire national depuis 2012 et ne conteste pas s'être maintenu irrégulièrement en France depuis cette date sans savoir cherché à régulariser sa situation jusqu'à sa demande d'admission exceptionnelle au séjour déposée le 4 janvier 2023. Si le requérant produit à l'appui de sa requête plusieurs documents justifiant de sa présence habituelle sur le territoire français depuis l'année 2012, il est constant qu'il est célibataire, sans enfant et il n'établit pas, par la production d'une unique facture d'électricité en date du 28 février 2023 et d'une autorisation provisoire de séjour, en date du 17 avril 2023, délivrée au bénéfice d'une ressortissante tunisienne, résider avec l'ensemble de sa famille en France et être dépourvu de toute attache familiale en Tunisie. Enfin, si M. B justifie de son inscription à des cours d'alphabétisation, cette circonstance ne témoigne pas, à elle seule, d'une insertion professionnelle particulière en France. Dès lors, M. B n'est pas fondé à faire valoir que la décision attaquée méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par suite, ce moyen doit être écarté.
11. En huitième lieu, l'arrêté attaqué prononce une obligation de quitter le territoire français sans se prononcer sur une demande de titre de séjour. Dès lors, en l'absence de refus de titre de séjour, le préfet n'était, en tout état de cause, pas tenu de saisir la commission du titre de séjour en application du deuxième alinéa de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En tout état de cause, M. B ne justifie pas d'une présence de dix ans sur le territoire. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée est entachée d'un vice de procédure doit être écarté.
En ce qui concerne la décision refusant un délai de départ volontaire :
12. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () / 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. ".
13. Il ressort des pièces du dossier que, pour prendre la décision litigieuse refusant à M. B un délai de départ volontaire, le préfet des Alpes-Maritimes s'est notamment fondé sur les dispositions du 1° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. A cet égard, l'intéressé n'établit pas, par les pièces qu'il verse au dossier la date exacte de son entrée sur le territoire français et ne justifie pas qu'il possédait à cette date, ainsi qu'il l'allègue, un titre de séjour italien en cours de validité. En outre, ainsi que cela a été précisé au point 7 du présent jugement, l'arrêté en litige mentionne que la demande d'admission exceptionnelle au séjour déposée par l'intéressé le 4 janvier 2023 était incomplète et que le requérant n'a pas déposé un nouveau dossier complet dans le délai qui lui était indiqué. En se bornant à produire l'enveloppe d'un courrier adressé par la préfecture des Alpes-Maritimes le 6 février 2023 ainsi qu'un accusé de réception en date du 9 février 2023, M. B n'établit pas quelles sont les pièces qui lui étaient demandées afin de compléter sa demande, ni qu'il a effectivement fait parvenir au préfet des Alpes-Maritimes l'intégralité de ces pièces afin de compléter sa demande de titre de séjour. Dès lors, en se fondant sur les dispositions précitées du 1° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour refuser à M. B un délai de départ volontaire, le préfet n'a pas entaché sa décision d'une erreur de fait. Par suite, ce moyen doit être écarté.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
14. Aux termes de l'article L. 613-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel est notifiée une interdiction de retour sur le territoire français est informé qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, conformément à l'article 24 du règlement (UE) n° 2018/1861 du Parlement européen et du Conseil du 28 novembre 2018 sur l'établissement, le fonctionnement et l'utilisation du système d'information Schengen (SIS) dans le domaine des vérifications aux frontières, modifiant la convention d'application de l'accord de Schengen et modifiant et abrogeant le règlement (CE) n° 1987/2006. / Les modalités de suppression du signalement de l'étranger en cas d'annulation ou d'abrogation de l'interdiction de retour sont fixées par voie réglementaire. ".
15. Si M. B soutient qu'il n'a pas été informé de ce qu'il faisait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, la méconnaissance de cette obligation d'information qui n'a trait qu'à la protection des personnes physiques à l'égard du traitement de leurs données à caractère personnel est sans incidence sur la légalité de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit doit être écarté.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction.
Sur les frais liés à l'instance :
17. M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire. Dès lors, son conseil est fondé à se prévaloir des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Toutefois ces dispositions font obstacle à ce qu'une quelconque somme soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance. Par suite, les conclusions présentées en ce sens par M. B doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1 : M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : La requête de M. B est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, au préfet des Alpes-Maritimes et Me Jaidane.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer et au bureau d'aide juridictionnelle près du tribunal judiciaire de Nice.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 juin 2023.
Le magistrat désigné,
Signé
H. CHERIEFLe greffier,
Signé
A. STASSI
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026