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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2302682

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2302682

jeudi 25 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2302682
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantSELARL NEVEU, CHARLES ET ASSOCIÉS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, des pièces et deux mémoires complémentaires enregistrés les 2 juin 2023, 12 juin 2023, 20 octobre 2023 et 5 janvier 2024, l'association " Comité de défense de Mougins - Les Campelières ", prise en la personne de son président en exercice et représentée par Me Ferracci, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 13 décembre 2022 par lequel le maire de la commune de Mougins a accordé à la société par actions simplifiée " Nexity IR Programmes Région Sud " un permis de construire n° PC 00608522 D 0033 en vue de construire une résidence sociale pour étudiants et jeunes actifs, des logements locatifs intermédiaires et des locaux de self-stockage sur un terrain cadastré n° CK-0125, n° CK-0136 à CK-0140 et n° CK-0261, situé 1121 et 1145, Chemin des Campelières à Mougins, ensemble la décision par laquelle le maire de la commune de Mougins a rejeté son recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de la société par actions simplifiée Nexity IR Programmes Région Sud et de la commune de Mougins la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

L'association soutient que :

- l'arrêté litigieux n'est pas motivé en ce qu'il accorde une dérogation aux règles d'urbanisme relatives au stationnement (article R. 424-5 du code de l'urbanisme) ;

- il accorde une dérogation au titre des places de stationnement en l'absence de demande du pétitionnaire ;

- il méconnaît l'emplacement réservé VI5 du plan local d'urbanisme de la commune de Mougins en ce qu'il ne respecte pas la mixité sociale ;

- il méconnaît les dispositions des articles UH11 et UZ11 du règlement du plan local d'urbanisme relatives aux clôtures ;

- et il méconnaît les dispositions de l'article 8.2 de la zone bleue du plan de prévention des risques naturels prévisibles de mouvement de terrain de la commune de Mougins.

Par deux mémoires en défense, enregistrés les 20 juin 2023 et 30 novembre 2023, la société par actions simplifiée " Nexity IR Programmes Région Sud ", prise en la personne de son directeur général en exercice et représentée par Me Rossanino, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de l'association " Comité de défense de Mougins - Les Campelières " au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La société fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Par deux mémoires en défense, enregistrés les 6 septembre 2023 et 30 novembre 2023, la commune de Mougins, prise en la personne de son maire en exercice et représentée par Me Grech, conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, à titre subsidiaire à son rejet au fond et, en tout état de cause, à ce qu'il soit fait application des dispositions de l'article R. 741-12 du code de justice administrative et à ce que la somme de 5 000 euros soit mise à la charge de l'association " Comité de défense de Mougins - Les Campelières " au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La commune fait valoir, dans le dernier état de ses écritures, que :

- l'association requérante n'a pas d'intérêt à agir à l'encontre de l'arrêté litigieux ;

- aucun des moyens soulevés n'est au demeurant fondé.

Par une intervention au soutien des conclusions de la commune défenderesse, enregistrée le 4 août 2023, Mme G A, Mme D A, Mme E A, M. B F et M. C F, représentés par Me Palloux, demandent que le tribunal rejette la requête de l'association " Comité de défense de Mougins - Les Campelières " et, en outre, à ce que cette association lui verse la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par courrier du 1er mars 2024, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité, en application des dispositions de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme, des moyens soulevés par l'association " Comité de défense de Mougins - Les Campelières " en ce que l'arrêté litigieux méconnaîtrait, d'une part, les dispositions des articles UH11 et UZ11 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Mougins et, d'autre part, les dispositions de l'article 8.2 de la zone bleue du plan de prévention des risques naturels prévisibles de mouvement de terrain de la commune de Mougins.

Par courrier du 1er mars 2024, les parties ont aussi été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions présentées en défense au titre de l'article R. 741-12 du code de justice administrative tendant à la condamnation de l'association requérante pour requête abusive.

Une réponse à cette information a été enregistrée le 11 mars 2024 pour la commune de Mougins.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 4 avril 2024 :

- le rapport de M. Combot ;

- les conclusions de Mme Sorin, rapporteure publique ;

- et les observations de Me Darson, substituant Me Ferracci, représentant l'association " Comité de défense de Mougins - Les Campelières ", de Me Vukic, substituant Me Rossanino, représentant la société par actions simplifiée Nexity IR Programmes Région Sud, et de Me Grech, représentant la commune de Mougins.

Considérant ce qui suit :

1. Par arrêté du 13 décembre 2022, le maire de la commune de Mougins a accordé à la société par actions simplifiée (ci-après, " SAS ") " Nexity IR Programmes Région Sud " un permis de construire n° PC 00608522 D 0033 en vue de construire une résidence sociale pour étudiants et jeunes actifs, des logements locatifs intermédiaires et des locaux de self-stockage sur un terrain cadastré n° CK-0125, n° CK-0136 à CK-0140, et n° CK-0261, situé 1121 et 1145, Chemin des Campelières à Mougins. Par courrier du 2 février 2023, l'association " Comité de défense de Mougins - Les Campelières " a formé un recours gracieux dont il a été accusé réception par la commune le 3 février 2023. En l'absence de réponse de l'autorité communale, une décision implicite de rejet de ce recours gracieux est née. L'association " Comité de défense de Mougins - Les Campelières " demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 13 décembre 2022 ainsi que la décision par laquelle le maire de la commune de Mougins a rejeté son recours gracieux.

Sur l'intervention de Mme G A, Mme D A, Mme E A, M. B F et M. C F :

2. Mme G A, Mme D A, Mme E A, M. B F et M. C F ont intérêt au maintien de la décision attaquée. Par suite, leur intervention est recevable.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme : " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. / Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition, notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L. 421-6. / Il en est de même lorsqu'elle est assortie de prescriptions, oppose un sursis à statuer ou comporte une dérogation ou une adaptation mineure aux règles d'urbanisme applicables. () ". L'article R. 424-5 du même code dispose : " () Si la décision comporte rejet de la demande, si elle est assortie de prescriptions ou s'il s'agit d'un sursis à statuer, elle doit être motivée. / Il en est de même lorsqu'une dérogation ou une adaptation mineure est accordée. " Aux termes de l'article L. 151-31 du code de l'urbanisme : " Lorsque le règlement impose la réalisation d'aires de stationnement pour les véhicules motorisés, cette obligation est réduite de 15 % au minimum en contrepartie de la mise à disposition de véhicules électriques munis d'un dispositif de recharge adapté ou de véhicules propres en autopartage. "

4. En l'espèce, il ressort de l'arrêté attaqué qu'il vise l'article L. 151-31 du code de l'urbanisme et qu'il présente les motifs de fait motivant la dérogation accordée au titre des places de stationnement, notamment l'engagement de la société pétitionnaire de mettre à disposition des étudiants et jeunes actifs, cibles du projet, dix-neuf véhicules électriques en autopartage, ceci en contrepartie d'une réduction de 30% du nombre de places de stationnement. Dans ces circonstances, et nonobstant la circonstance que l'arrêté contesté ne fixe pas l'emplacement des dix-neuf véhicules en cause, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté attaqué concernant la dérogation sur les places de stationnement manque en fait et doit dès lors être écarté.

5. En deuxième lieu, aucune disposition législative ou réglementaire n'impose qu'une dérogation accordée au titre de l'article L. 151-31 du code de l'urbanisme soit précédée d'une demande expresse du pétitionnaire. Par suite, l'association requérante ne saurait utilement soutenir que l'arrêté litigieux est entaché d'illégalité au motif d'une absence d'une demande de dérogation par la société pétitionnaire. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier, notamment de l'arrêté attaqué lui-même et de la pièce PC40-3 du dossier de demande de permis de construire, que, par courrier du 22 août 2022, la SAS " Nexity IR Programmes Région Sud " a sollicité de l'autorité communale une dérogation aux règles du plan local d'urbanisme (ci-après, " PLU ") de la commune de Mougins en matière de stationnement pour la réduction des places de stationnement, en contrepartie, ainsi qu'il a été dit précédemment, d'un engagement de mettre à disposition des véhicules électriques en autopartage, et que cette demande était motivée par une étude des besoins réels en stationnement du projet également jointe au dossier de demande de permis de construire. Le moyen susmentionné doit dès lors être écarté.

6. En troisième lieu, et en application des dispositions de l'emplacement réservé VI5, inscrit au document graphique du PLU de la commune de Mougins et à la liste des emplacements réservés de ce document d'urbanisme, le projet doit prévoir un ratio de 90% de logements sociaux pour les actifs ainsi estimés : trente-huit logements dont douze PLS, vingt-quatre PLUS minimum, deux PLAI minimum.

7. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier, notamment de la pièce PC17 de la demande de permis de construire, que le projet prévoit la construction de cent quarante-trois logements dont cent trente et un sociaux parmi lesquels vingt PLS, cinquante PLUS et soixante PLAI. Il en résulte que le projet prévoit bien plus de 90 % de logements sociaux. La circonstance que les dispositions de l'emplacement réservé prévoient que les logements soient à destination des actifs alors que le projet est à destination des étudiants et jeunes actifs est toutefois sans incidence sur la légalité de l'arrêté litigieux dès lors que les logements en question ne sont pas attribués au regard de la catégorie sociaux professionnelle des candidats et que la qualité d'étudiant n'est au demeurant pas exclusive de celle d'actif. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'emplacement réservé VI5 n'est pas fondé et doit dès lors être écarté.

8. En quatrième et dernier lieu, aux termes de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme : " Par dérogation à l'article R. 611-7-1 du code de justice administrative, et sans préjudice de l'application de l'article R. 613-1 du même code, lorsque la juridiction est saisie d'une requête relative à une décision d'occupation ou d'utilisation du sol régie par le présent code, ou d'une demande tendant à l'annulation ou à la réformation d'une décision juridictionnelle concernant une telle décision, les parties ne peuvent plus invoquer de moyens nouveaux passé un délai de deux mois à compter de la communication aux parties du premier mémoire en défense. Cette communication s'effectue dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article R. 611-3 du code de justice administrative. () ". Il résulte de ces dispositions qu'un moyen nouveau présenté après l'expiration d'un délai de deux mois à compter de la communication aux parties du premier mémoire en défense est, en principe, irrecevable. Lorsqu'est produit un mémoire comportant un tel moyen, le président de la formation de jugement ou le président de la chambre chargée de l'instruction doit informer les parties de son irrecevabilité, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, sauf s'il décide de fixer une nouvelle date de cristallisation des moyens, postérieure à la production du mémoire en cause. Il est toujours loisible au président de la formation de jugement de fixer une nouvelle date de cristallisation des moyens s'il estime que les circonstances de l'affaire le justifient. Il doit y procéder dans le cas particulier où le moyen est fondé sur une circonstance de fait ou un élément de droit dont la partie concernée n'était pas en mesure de faire état avant l'expiration du délai de deux mois à compter de la communication aux parties du premier mémoire en défense et est susceptible d'exercer une influence sur le jugement de l'affaire.

9. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que la demande de l'association requérante tendant à l'annulation pour excès de pouvoir du permis de construire délivré à la SAS " Nexity IR Programmes Région Sud " a été enregistrée le 2 juin 2023 et que le délai de deux mois à compter de la communication aux parties du premier mémoire en défense, prévu à l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme, a commencé à courir le 21 juin 2023. Par un mémoire enregistré le 5 janvier 2024, l'association requérante a soulevé deux moyens nouveaux tirés, d'une part, de la méconnaissance des dispositions des articles UH11 et UZ11 du règlement du PLU de Mougins relatives aux clôtures et, d'autre part, de la méconnaissance des dispositions de l'article 8.2 de la zone bleue du plan de prévention des risques naturels prévisibles de mouvement de terrain de la commune de Mougins. Toutefois, premièrement, si l'association requérante soutient qu'elle a eu connaissance du moyen tiré de la méconnaissance des dispositions des articles UH11 et UZ11 du règlement du PLU de la commune de Mougins à l'occasion du jugement n° 2204862 du tribunal administratif de Nice du 26 octobre 2023 dont elle est au demeurant l'un des requérants, elle n'établit pas qu'elle n'était pas en capacité de soulever ce moyen avant l'expiration du délai de deux mois prévu par l'article R. 600-5 précité. Deuxièmement, l'association requérante soutient qu'elle a pris connaissance de l'étude de sols à l'occasion de la communication le 21 juin 2023 du mémoire en défense de la SAS " Nexity IR Programmes Région Sud ". Cependant, et dès lors qu'il est constant qu'elle a eu accès au dossier de permis de construire litigieux, elle n'établit pas qu'elle était dans l'incapacité de soulever ce moyen dans le délai imparti. De plus, il ressort des pièces du dossier, notamment du procès-verbal du conseil d'administration de l'association en date du 26 janvier 2023, que le moyen tiré de l'insuffisance de l'étude de sols était d'ores et déjà identifié par elle et qu'elle ne l'a soulevé ni dans sa requête introductive d'instance, ni dans ses écritures enregistrées par la suite. Il s'ensuit que l'association " Comité de défense de Mougins - Les Campelières " n'établit pas que les moyens susmentionnés sont fondés sur une circonstance de fait ou un élément de droit dont elle n'était pas en mesure de faire état avant l'expiration du délai de deux mois à compter de la communication aux parties du premier mémoire en défense. Par suite, ces moyens soulevés après l'expiration du délai mentionné à l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme sont irrecevables et doivent donc être écartés.

10. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir soulevée par la commune de Mougins, que l'association " Comité de défense de Mougins - Les Campelières " n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 13 décembre 2022 ainsi que de la décision par laquelle le maire de la commune de Mougins a implicitement rejeté son recours gracieux.

Sur l'applications de l'article R. 741-12 du code de justice administrative :

11. Aux termes de l'article R. 741-12 du code de justice administrative : " Le juge peut infliger à l'auteur d'une requête qu'il estime abusive une amende dont le montant ne peut excéder 10 000 euros ". La faculté prévue par ces dispositions constituant un pouvoir propre du juge, les conclusions de la commune de Mougins tendant à ce que l'association " Comité de défense de Mougins - Les Campelières " soit condamnée à une telle amende ne sont dès lors pas recevables et doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Mougins et de la SAS " Nexity IR Programmes Région Sud ", qui ne sont pas les parties perdantes dans la présente instance, la somme que l'association " Comité de défense de Mougins - Les Campelières " demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a en revanche lieu de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de l'association " Comité de défense de Mougins - Les Campelières " une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la commune de Mougins et non compris dans les dépens. Et il y a également lieu de mettre à la charge de ladite association une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la SAS " Nexity IR Programmes Région Sud " et non compris dans les dépens

13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions présentées au titre des frais liés au litige par Mme G A, Mme D A, Mme E A, M. B F et M. C F, qui ne sont pas des parties au litiges. Par suite, ces conclusions doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : L'intervention de Mme G A, Mme D A, Mme E A, M. B F et M. C F est admise.

Article 2 : La requête de l'association " Comité de défense de Mougins - Les Campelières " est rejetée.

Article 3 : L'association " Comité de défense de Mougins - Les Campelières " versera à la commune de Mougins et à la société par actions simplifiée " Nexity IR Programmes Région Sud " une somme de 1 500 euros chacune en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions des parties et des intervenants est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à l'association " Comité de défense de Mougins - Les Campelières ", à la société par actions simplifiée " Nexity IR Programmes Région Sud " et à la commune de Mougins.

Copie en sera adressée à Mme G A, Mme D A, Mme E A, M. B F et M. C F.

Délibéré après l'audience du 4 avril 2024, à laquelle siégeaient :

M. Silvestre-Toussaint-Fortesa, président ;

M. Holzer, conseiller ;

M. Combot, conseiller ;

Assistés de Mme Suner, greffière.

Décision rendue publique par mise à disposition au greffe, le 25 avril 2024.

Le rapporteur,

signé

J. Combot

Le président,

signé

F. Silvestre-Toussaint-FortesaLa greffière,

signé

V. Suner

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Ou, par délégation, la greffière

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