jeudi 18 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2302737 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | ROSSLER |
Vu la procédure suivante :
Par un jugement n° 2201937 du 30 janvier 2023, le juge du tribunal administratif de Nice a annulé l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 18 février 2022 rejetant la demande de titre de séjour de M. A et a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer au requérant un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement ainsi qu'une une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
Par une lettre, enregistrée le 13 avril 2023, M. C A, représenté par Me Frédéric Rossler, demande au tribunal :
1°) d'enjoindre le préfet des Alpes-Maritimes de procéder à l'exécution du jugement n° 2201937 du 30 janvier 2023 ;
2°) d'assortir la mesure d'injonction visée par le jugement n° 2201937 du 30 janvier 2023 d'une astreinte à l'encontre de l'administration ;
Il soutient que :
- le préfet des Alpes-Maritimes n'a pas exécuté le jugement n° 2201937 du 30 janvier 2023 rendu par le tribunal administratif de Nice ;
- il n'a pas reçu le récépissé auquel il est en droit de prétendre durant le temps nécessaire à l'établissement de sa carte de séjour.
Par une ordonnance du 7 juin 2023, la présidente du tribunal administratif de Nice a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle.
La procédure a été communiquée au préfet des Alpes-Maritimes qui n'a pas produit un mémoire en défense mais a versé une pièce extraite du fichier national des étrangers, laquelle pièce a été enregistrée le 13 décembre 2023 et dont il ressort que M. A a été mis en possession le 21 juillet 2023 d'une carte de séjour temporaire valable du 8 juillet 2023 au 7 juillet 2024.
L'affaire a été renvoyée de l'audience publique du 19 décembre 2023.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- loi la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : / () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / () ".
2. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. / Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte ".
3. M. C A, ressortissant tunisien né le 20 septembre 1985 à Kasserine (Tunisie), demande au tribunal d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de procéder à l'exécution du jugement n°2201937 du tribunal administratif de Nice du 30 janvier 2023.
4. Il ressort des pièces du dossier que le préfet des Alpes-Maritimes a délivré le 21 juillet 2023 à M. A une carte de séjour temporaire valable du 8 juillet 2023 au 7 juillet 2024. Dans ces conditions, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation d'injonction et d'astreinte de la requête.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. C A.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A et au préfet des Alpes-Maritimes.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Fait à Nice, le 18 janvier 2024.
La présidente,
Signé
M. B
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
ou par délégation, la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026