mercredi 5 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2302996 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | CABINET GILLET BROC AVOCATS ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 20 juin et 5 juillet 2023, le préfet des Alpes-Maritimes demande au juge des référés d'ordonner, sur le fondement des dispositions des articles L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales et L. 554-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté du 20 février 2023 par lequel le maire de Vence a délivré un permis de construire à M. B concernant la transformation partielle d'un local agricole en habitation avec surélévation destinée à de l'habitation et de la décision du 9 mai 2023 rejetant son recours gracieux.
Il soutient que le permis attaqué ne respecte pas les dispositions de l'article 1.2.4 du règlement du PLUm.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 juillet 2023, M. A B, représenté par Me Gillet, conclut au rejet de la requête, à ce que le bénéfice de l'adaptation mineure lui soit accordé et à ce que l'Etat lui verse une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la procédure contradictoire n'a pas été respectée ;
- aucun moyen soulevé n'est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté contesté ;
- le permis de construire peut lui être délivré en accordant des adaptations mineures.
La requête a été communiquée à la commune de Vence, qui n'a pas présenté de mémoire en défense.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 20 juin 2023 sous le numéro 2302995 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes demande l'annulation de la décision attaquée ;
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative ;
La présidente du tribunal a désigné M. Bonhomme, président, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu, au cours de l'audience publique du 5 juillet 2023 :
- le rapport de M. Bonhomme, juge des référés,
- les observations de M. C, représentant le préfet des Alpes-Maritimes,
- et celles de Me Gillet, représentant M. B,
à l'issue de laquelle le juge des référés a clos l'instruction.
Considérant ce qui suit :
1. Le 21 décembre 2022, M. B a déposé une demande de permis de construire concernant la transformation partielle d'un local agricole en habitation avec surélévation destinée à de l'habitation au 2637 route de Saint-Jeannet à Vence. Par un arrêté du 20 février 2023, le maire de Vence a accordé le permis de construire sollicité. Cet acte a été transmis à la préfecture le 14 mars 2023. Par courrier du 21 mars 2023, le préfet des Alpes-Maritimes a demandé au maire de Vence de retirer son arrêté. Par courrier du 9 mai 2023, le maire de Vence a rejeté ce recours gracieux. Par la présente requête, le préfet des Alpes-Maritimes demande au juge des référés du tribunal d'ordonner la suspension du permis délivré le 20 février 2023 et de la décision du 21 mars 2023 rejetant son recours gracieux.
Sur les conclusions à fin de suspension :
2. Aux termes de l'article L. 554-1 du code de justice administrative : " Les demandes de suspension assortissant les requêtes du représentant de l'Etat dirigées contre les actes des communes sont régies par le 3e alinéa de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales ci-après reproduit : / " Art. L. 2131-6, alinéa 3.-Le représentant de l'Etat peut assortir son recours d'une demande de suspension. Il est fait droit à cette demande si l'un des moyens invoqués paraît, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'acte attaqué. Il est statué dans un délai d'un mois. " () ".
3. En l'état de l'instruction, aucun des moyens invoqués n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. Par suite, les conclusions aux fins de suspension de l'exécution de la décision attaquée doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. B présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête du préfet des Alpes-Maritimes est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de M. B présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée au préfet des Alpes-Maritimes, à la commune de Vence et à M. A B.
Une copie sera adressée au ministre de la transition écologique et des territoires.
Fait à Nice, le 5 juillet 2023.
Le juge des référés,
Signé
T. BONHOMME
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026