LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2303445

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2303445

mercredi 15 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2303445
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantSCP BERLINER DUTERTRE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés les 13 juillet 2023, 26 juin et 30 août 2024, M. H G, M. E A et M. I C demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 31 janvier 2023 par lequel le maire de Vence a délivré à la société anonyme (SA) In'Li Paca un permis de construire valant permis de démolir pour la démolition d'une villa existante et la construction d'un immeuble de 8 logements sur la parcelle cadastrée section AW n°159, ensemble la décision implicite rejetant leur recours gracieux ;

2°) d'annuler l'arrêté du 15 mai 2023 par lequel le maire de Vence a délivré à la société In'Li Paca un permis de construire modificatif et l'arrêté du 13 mai 2024 par lequel il lui a délivré un second permis de construire modificatif ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Vence et de la société In'Li Paca une somme de 1 750 euros chacune à verser à chaque requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- les arrêtés des 31 janvier et 15 mai 2023 ont été pris par une autorité incompétente ;

- le projet méconnaît les dispositions de l'article R. 425-18 du code de l'urbanisme ;

- il méconnaît les dispositions de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme ;

- aucun plan de masse côté dans les trois dimensions n'a été joint à la demande ;

- le projet méconnaît les dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme ;

- il méconnaît les dispositions de l'article 2.1.2 du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain applicable en secteur UFb3 ;

- il méconnaît les dispositions de l'article 2.1.3.1 du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain applicable en secteur UFb3 ;

- il méconnaît les dispositions de l'article 2.1.3.2 du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain applicable en secteur UFb3 ;

- il méconnaît les dispositions de l'article 2.5 du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain applicable en secteur UFb3 ;

- il méconnaît les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme ;

- les arrêtés attaqués sont illégaux dès lors qu'ils ne reprennent pas la prescription du service gestionnaire de voirie selon laquelle la société pétitionnaire devait obtenir l'accord formel du propriétaire de la parcelle voisine à ne pas réaliser d'aménagement ou d'obstacle supérieur à 70 centimètres dans le triangle de visibilité de l'accès ;

- le projet méconnaît les dispositions de l'article 48-2 du règlement métropolitain de voirie en l'absence d'un tel accord formel et en raison de la présence de plusieurs obstacles visuels dans le triangle de visibilité de l'accès ;

- il méconnaît les dispositions des articles L. 113-18 à L. 113-20 du code de la construction et de l'habitation dès lors que ni le nombre d'emplacements vélos ni la surface de ces emplacements ne sont conformes à ces dispositions ;

- il méconnaît la norme NF P 91-120 en raison d'une pente trop importante des rampes d'accès au stationnement et d'un rayon de giration insuffisant ;

- il méconnaît les dispositions de l'article 2.1.1 du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain applicable en secteur UFb3 ;

- il méconnaît les dispositions de l'article 2.4 du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain applicable en secteur UFb3.

Par des mémoires en défense enregistrés les 14 mars et 13 novembre 2024, la commune de Vence, représentée par Me Orlandini, conclut à titre principal au rejet de la requête, à titre subsidiaire à ce qu'un sursis à statuer soit prononcé sur le fondement de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et en tout état de cause à ce qu'une somme de 2 500 euros soit mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.

Par des mémoires en défense enregistrés les 9 avril, 21 mai et 30 juin 2024, la société In'Li Paca, représentée par Me Faraut conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- le recours introduit par M. et Mme B est irrecevable ;

- le permis de construire modificatif délivré le 13 mai 2024 a régularisé les vices dont étaient affectés les arrêtés des 31 janvier et 15 mai 2023 ;

- les moyens soulevés par M. et Mme B ne sont pas fondés.

Par un courrier du 9 octobre 2024, les parties ont été informées de ce que, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, le tribunal était susceptible d'opposer d'office, sur le fondement de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme, l'irrecevabilité des moyens tirés de ce que les arrêtés attaqués seraient illégaux dès lors qu'ils ne reprennent pas la prescription du service gestionnaire de voirie selon laquelle la société pétitionnaire devait obtenir l'accord formel du propriétaire de la parcelle voisine à ne pas réaliser d'aménagement ou d'obstacle supérieur à 70 centimètres dans le triangle de visibilité de l'accès et de ce que le projet méconnaîtrait les dispositions de l'article 48-2 du règlement métropolitain de voirie, des articles L. 113-18 à L. 113-20 du code de la construction et de l'habitation et des articles 2.1.1 et 2.4 du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain applicable en secteur UFb3 dès lors que ceux-ci ont été soulevés à l'appui d'un mémoire enregistré le 26 juin 2024, soit au-delà du délai de deux mois suivant la communication du premier mémoire en défense le 20 mars 2024.

Par un courrier, enregistré le 21 octobre 2024, les requérants ont répondu au moyen d'ordre public soulevé.

Par un mémoire, enregistré le 23 octobre 2024, la commune de Vence a répondu au moyen d'ordre public soulevé.

Par ordonnance du 29 octobre 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 13 novembre 2024 à 12h00.

Un mémoire présenté pour la société In'Li Paca, a été enregistré le 13 novembre 2024 à 15h02.

Un mémoire, présenté par les requérants, a été enregistré le 17 décembre 2024.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 18 décembre 2024 :

- le rapport de Mme Soler, rapporteure,

- les conclusions de M. Beyls, rapporteur public,

- et les observations de M. G, de M. A, de Me Gadd, substituant Me Orlandini, représentant la commune de Vence, et de Me Faraut, représentant la société In'Li Paca.

Considérant ce qui suit :

1. M. G, M. A et M. C sont propriétaires de biens situés impasse des Alliés sur le territoire de la commune de Vence. Par un arrêté du 31 janvier 2023, le maire de Vence a délivré à la société In'Li Paca un permis de construire valant permis de démolir pour la démolition d'une villa existante et la construction d'un immeuble de 8 logements sur la parcelle cadastrée section AW n°159. Par un courrier, reçu le 27 mars 2023 par la commune, M. G, M. A et M. C ont formé un recours gracieux contre cet arrêté. Aucune réponse n'a été apportée à leur demande. Par un arrêté du 15 mai 2023, le maire de Vence a délivré à la société In'Li Paca un permis de construire modificatif. Par un arrêté du 13 mai 2024, le maire de la commune a délivré à la société In'Li Paca un nouveau permis de construire modificatif, produit dans l'instance. M. G, M. A et M. C demandent l'annulation de l'arrêté du 31 janvier 2023, de la décision implicite rejetant leur recours gracieux et des arrêtés des 15 mai 2023 et 13 mai 2024.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

Sur les règles applicables au litige :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 410-1 du code de l'urbanisme : " () / Lorsqu'une demande d'autorisation ou une déclaration préalable est déposée dans le délai de dix-huit mois à compter de la délivrance d'un certificat d'urbanisme, les dispositions d'urbanisme, le régime des taxes et participations d'urbanisme ainsi que les limitations administratives au droit de propriété tels qu'ils existaient à la date du certificat ne peuvent être remis en cause à l'exception des dispositions qui ont pour objet la préservation de la sécurité ou de la salubrité publique. / () ". Il résulte de ces dispositions que tout certificat d'urbanisme délivré sur le fondement de l'article L. 410-1 a pour effet de garantir à son titulaire un droit à voir toute demande d'autorisation ou de déclaration préalable déposée dans le délai indiqué examinée au regard des règles d'urbanisme applicables à la date de la délivrance du certificat.

3. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que la société In'Li Paca a déposé une demande de certificat d'urbanisme, lequel lui a été explicitement accordé le 14 septembre 2021. Ainsi, la demande de permis de construire initiale, déposée le 30 septembre 2022 et complétée les 17 octobre et 22 novembre 2022, bénéficiait, compte tenu de la délivrance du certificat d'urbanisme moins de dix-huit mois auparavant, du droit d'être examinée au regard des règles d'urbanisme alors applicables à la date d'octroi dudit certificat à savoir le plan local d'urbanisme métropolitain dans sa version approuvée le 25 octobre 2019. A contrario, la première demande de permis de construire modificatif, déposée le 19 avril 2023 et complétée le 25 avril 2023, ne bénéficiait plus de ce droit dès lors que le certificat d'urbanisme obtenu par la société pétitionnaire l'avait été plus de dix-huit mois auparavant. Il en va de même pour la deuxième demande de permis de construire modificatif déposée le 27 février 2024 et complétée le 6 mai 2024.

4. En second lieu, aux termes de l'article L. 600-5-2 du code de l'urbanisme : " Lorsqu'un permis modificatif, une décision modificative ou une mesure de régularisation intervient au cours d'une instance portant sur un recours dirigé contre le permis de construire, de démolir ou d'aménager initialement délivré ou contre la décision de non-opposition à déclaration préalable initialement obtenue et que ce permis modificatif, cette décision modificative ou cette mesure de régularisation ont été communiqués aux parties à cette instance, la légalité de cet acte ne peut être contestée par les parties que dans le cadre de cette même instance ".

5. Lorsqu'une autorisation d'urbanisme a été délivrée en méconnaissance des dispositions législatives ou réglementaires relatives à l'utilisation du sol ou sans que soient respectées des formes ou formalités préalables à la délivrance de l'autorisation, l'illégalité qui en résulte peut être régularisée par la délivrance d'une autorisation modificative dès lors que celle-ci assure le respect des règles de fond applicables au projet en cause, répond aux exigences de forme ou a été précédée de l'exécution régulière de la ou des formalités qui avaient été omises. Elle peut, de même, être régularisée par une autorisation modificative si la règle relative à l'utilisation du sol qui était méconnue par l'autorisation initiale a été entretemps modifiée ou si cette règle ne peut plus être regardée comme méconnue par l'effet d'un changement dans les circonstances de fait de l'espèce.

Sur l'incompétence alléguée de l'auteur des arrêtés des 31 janvier et 15 mai 2023 :

6. Les arrêtés contestés des 31 janvier et 15 mai 2023 ont été signés pour le maire de Vence par M. D F, adjoint délégué à l'urbanisme. La commune de Vence a versé aux débats l'arrêté du 18 octobre 2021 par lequel le maire a donné délégation de fonctions à M. D F à l'effet de signer les autorisations d'occupation des sols prévues au code de l'urbanisme. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du tampon apposé sur cet arrêté, que celui-ci a été réceptionné par les services de la préfecture le 21 octobre 2021 et, partant, qu'il a été transmis au contrôle de légalité, et qu'il a également été publié le même jour. En outre, il ressort des mentions même de cet arrêté que le maire certifie sous sa responsabilité le caractère exécutoire de celui-ci. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des actes doit être écarté comme manquant en fait.

Sur la méconnaissance alléguée des dispositions de l'article R.*425-18 du code de l'urbanisme :

7. Aux termes de l'article L. 451-1 du code de l'urbanisme : " Lorsque la démolition est nécessaire à une opération de construction ou d'aménagement, la demande de permis de construire ou d'aménager peut porter à la fois sur la démolition et sur la construction ou l'aménagement. Dans ce cas, le permis de construire ou le permis d'aménager autorise la démolition ". Aux termes de l'article R.*425-30 du même code : " Lorsque le projet est situé dans un site inscrit, la demande de permis ou la déclaration préalable tient lieu de la déclaration exigée par l'article L. 341-1 du code de l'environnement. Les travaux ne peuvent être entrepris avant l'expiration d'un délai de quatre mois à compter du dépôt de la demande ou de la déclaration. / La décision prise sur la demande de permis ou sur la déclaration préalable intervient après consultation de l'architecte des Bâtiments de France ". Et aux termes de l'article R.*425-18 de ce code : " Lorsque le projet porte sur la démolition d'un bâtiment situé dans un site inscrit en application de l'article L. 341-1 du code de l'environnement, le permis de démolir ne peut intervenir qu'avec l'accord exprès de l'architecte des Bâtiments de France ". Il résulte de ces dispositions, que lorsque la démolition d'un bâtiment situé dans un site inscrit est nécessaire à une opération de construction et que la demande de permis de construire porte à la fois sur la démolition et la construction, le permis de construire qui autorise également la démolition, ne peut intervenir qu'avec l'accord exprès de l'architecte des Bâtiments de France (ABF). Lorsque la demande de permis de construire porte à la fois sur la démolition et sur la construction et que les documents qui y sont joints présentent de manière explicite les deux volets de l'opération, l'avis de l'ABF doit être regardé comme portant sur l'ensemble de l'opération projetée, sans qu'il soit nécessaire que cet avis mentionne expressément la démolition.

8. Il résulte de ce qui précède, que les avis favorables rendus par l'architecte des Bâtiments de France les 26 janvier et 9 mai 2023 sur le projet litigieux doivent être regardés comme portant sur l'ensemble de l'opération, y compris la démolition préalable à la construction, dès lors qu'une demande de permis de construire valant également permis de démolir a été sollicitée par la société pétitionnaire. Par suite, ce moyen doit être écarté.

Sur la méconnaissance alléguée des dispositions de l'article R.*431-8 du code de l'urbanisme par les arrêtés des 31 janvier et 15 mai 2023 :

9. Aux termes de l'article R.*431-8 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend une notice précisant : / 1° L'état initial du terrain et de ses abords indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants ; / 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : / a) L'aménagement du terrain, en indiquant ce qui est modifié ou supprimé ; / b) L'implantation, l'organisation, la composition et le volume des constructions nouvelles, notamment par rapport aux constructions ou paysages avoisinants ; / c) Le traitement des constructions, clôtures, végétations ou aménagements situés en limite de terrain ; / d) Les matériaux et les couleurs des constructions ; / e) Le traitement des espaces libres, notamment les plantations à conserver ou à créer ; / f) L'organisation et l'aménagement des accès au terrain, aux constructions et aux aires de stationnement ". La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.

10. En premier lieu, la notice architecturale précise que le terrain est plat, que la maison existante est entourée d'une grande prairie parsemée de quelques arbres d'agrément (épicéa, palmier, agrumes) disposés en périphérie de la construction, que les limites du terrain sont complantées d'épaisses haies (cyprès au Nord et lauriers cerise en façade Sud et Ouest), que le terrain est bordé d'un grand mur de soutènement en pierre et qu'à l'angle Nord-Est un massif de bambous camoufle un bassin d'arrosage destiné à la démolition. Par ailleurs, le plan de masse paysager précise les arbres à supprimer, ceux à déplacer et ceux à planter. Dès lors, les services instructeurs ont été en mesure de déterminer ce qui était modifié ou supprimé dans l'aménagement du terrain. Par suite, la première branche du moyen doit être écartée.

11. En deuxième lieu, la notice architecturale précise que l'exiguïté du terrain et sa forme compacte ont orienté le choix de la société pétitionnaire vers la conception d'un bâtiment en forme de parallélépipède de quatre niveaux avec toiture terrasse végétalisée, terrasses et débords de balcons. Elle précise également que la présence de bâtiments voisins datant des années 1950-1960 ont incité la société pétitionnaire à l'emploi d'éléments modernes de type garde-corps en ferronnerie peints en noir, cages d'escalier en pavés de verre et façade claire rehaussée de touches de couleurs proches de teintes primaires pour valoriser le vocabulaire architectural et les différents plans de façades. Dès lors, contrairement à ce que soutiennent les requérants, la notice architecturale précise bien les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement s'agissant de l'implantation, l'organisation, la composition et le volume de la construction. Par suite, la deuxième branche du moyen doit être écartée.

12. En troisième lieu, contrairement à ce que soutiennent les requérants, la notice architecturale jointe au projet précise que la façade sera de couleur claire et rehaussée de touches de couleurs proches de teintes primaires, que les garde-corps seront de couleur noire et les cages d'escalier en pavés de verre. Par suite, la troisième branche du moyen doit également être écartée.

13. En quatrième lieu, comme rappelé au point 10, le plan de masse paysager précise les arbres à supprimer, ceux à déplacer et ceux à planter, leur emplacement et les essences concernées. Dans ces conditions, l'insuffisance de la notice architecturale sur ce point n'a pas été de nature à induire le service instructeur en erreur s'agissant du traitement des espaces libres, notamment des plantations à conserver ou à créer. Il suit de là que la quatrième branche du moyen doit être écartée.

14. En cinquième lieu, il ressort de la lecture de la notice que l'accès automobiles est implanté sur le chemin de Clairefontaine, permettant de respecter le cône de visibilité règlementaire pour une vitesse limitée à 30km/h, que la clôture en limite Ouest du terrain sera légèrement reculée afin de garantir une largeur de chaussée de 5 mètres sur le chemin de Clairefontaine, que la pente de l'accès est limitée à 5%, que la visibilité de part et d'autre est assurée par l'absence d'obstacles visuels d'une hauteur supérieure à 70 centimètres et que l'accès des véhicules au parking du sous-sol est assuré par un système de rampe automobile. Dès lors, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que l'accès aux aires de stationnement ne serait pas décrit dans la notice et la cinquième branche du moyen doit également être écartée.

15. Enfin, contrairement à ce que soutiennent les requérants, il ressort des pièces du dossier que la première demande de permis de construire modificatif comprenait bien une notice descriptive. Par suite, la dernière branche du moyen doit également être écartée.

Sur l'absence alléguée de plan de masse coté dans les trois dimensions dans la demande de permis de construire initial :

16. Aux termes de l'article R.*431-9 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier coté dans les trois dimensions. () ". Contrairement à ce que soutiennent les requérants, il ressort des pièces du dossier qu'un plan de masse côté dans les trois dimensions a bien été produit à l'appui de la demande de permis de construire en litige. Par suite, ce moyen doit être écarté comme manquant en fait.

Sur la méconnaissance alléguée des dispositions de l'article R.*431-10 du code de l'urbanisme par la demande de permis de construire initial :

17. Aux termes de l'article R.*431-10 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également : / () / d) Deux documents photographiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et, sauf si le demandeur justifie qu'aucune photographie de loin n'est possible, dans le paysage lointain. Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse ".

18. Les requérants soutiennent que la pièce PC 7 jointe à la demande de permis de construire est insuffisante pour que les services instructeurs aient pu situer le terrain dans le paysage lointain en méconnaissance des dispositions du d) de l'article R.*431-10 du code de l'urbanisme. Il ressort des pièces du dossier qu'une photographie de l'environnement lointain, numérotée 1 sur la pièce cotée PC 7-PC 8, a été jointe au dossier de demande de permis de construire. D'une part, la commune fait valoir en défense sans être contredite sur ce point qu'en raison de l'environnement urbain structuré, il s'agit du plan le plus éloigné possible sur lequel le terrain d'assiette reste encore visible au milieu des autres constructions. D'autre part, il résulte de la combinaison de cette photographie avec le document d'insertion coté PC 6 et les plans de situation et du cadastre que la commune a été en mesure de situer le terrain d'assiette du projet dans le paysage lointain, conformément aux dispositions du d) de l'article R.*431-10 du code de l'urbanisme. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté.

Sur la méconnaissance alléguée des dispositions de l'article 2.1.2 du plan local d'urbanisme métropolitain applicable en secteur UFb3 :

19. Aux termes de l'article 2.1.2 du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain applicable en secteur UFb3 relatif à la hauteur des constructions dans sa rédaction applicable à la date de délivrance du permis de construire modificatif du 13 mai 2024 : " La hauteur maximale des constructions à l'égout est fixée à 7 m. / J(s) locale(s) / () / Vence : la hauteur maximale des constructions à l'égout est fixée à 9m / () / Vence / La hauteur frontale est limitée à 9m. / En outre un niveau supplémentaire en attique ne dépassant pas 2.5m à 3m de hauteur peut être accepté avec un retrait de 3m minimum par rapport au nu de la façade / () ". Aux termes de l'article 37 des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain dans sa rédaction applicable à cette même date : " () / Hauteur frontale (Hfr) : / La hauteur frontale est la différence d'altitude entre le point le plus bas de la construction mesuré depuis le sol et l'égout du toit le plus élevé, ou le niveau d'étanchéité, en cas de toiture terrasse. A défaut de précision dans les règlements de zone, la hauteur frontale ne devra pas dépasser de plus de 2 m la hauteur à l'égout. / () ". Le lexique joint aux dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain précise : " Égout du toit : / Point de jonction entre la toiture et le nu de la façade hors débords. Dans le cas de toitures terrasses, l'égout du toit est constitué par l'étanchéité ".

20. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que la société In'Li Paca a obtenu, par un arrêté du 13 mai 2024, un deuxième permis de de construire modificatif modifiant la hauteur de la construction projetée. D'une part, il ressort des pièces du dossier et notamment des plans de coupe et plans de façade produits par la société pétitionnaire et joints à cette demande de permis de construire modificatif que la hauteur à l'égout et la hauteur frontale du bâtiment sont en tout point inférieures à 9 mètres. D'autre part, contrairement à ce qu'ont retenu les requérants, il résulte des dispositions du règlement du plan local d'urbanisme précitées que le niveau supplémentaire en attique ne doit pas être comptabilisé au titre de la hauteur frontale. Dès lors, ils ne sont pas fondés à soutenir que le projet méconnaîtrait les dispositions de l'article 2.1.2 du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain applicable en secteur UFb3 s'agissant de la hauteur à l'égout et de la hauteur frontale. Par suite, le moyen formulé à ce titre doit être écarté.

Sur la méconnaissance alléguée des dispositions de l'article 2.1.3.1 du plan local d'urbanisme métropolitain applicable en secteur UFb3 :

21. Aux termes de l'article 2.1.3.1 du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain applicable en secteur UFb3 relatif à l'implantation des constructions par rapport aux voies et emprises publiques dans sa rédaction applicable à la date de délivrance du certificat d'urbanisme du 14 septembre 2021 : " Les constructions peuvent s'implanter soit avec le même alignement ou retrait que les bâtiments contigus soit à une distance minimale de 3m de la limite d'emprise publique des voies. / () ". Le lexique joint aux dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain précise : " Une construction est un édifice ou un ouvrage fixe et pérenne, comportant ou non des fondations et générant un espace utilisable par l'Homme en sous-sol ou en surface. / Les constructions englobent également tous types de travaux, d'ouvrages ou d'installations (à l'exception des clôtures qui bénéficient d'un régime propre). / La notion de construction recouvre notamment les constructions en surplomb (construction sur pilotis, cabanes dans les arbres), et les constructions non comprises dans la définition du bâtiment, telles que les hangars, abris de stationnement (sauf les abris type carport), piscines, les sous-sols non compris dans un bâtiment. En revanche, les constructions excluent les accès, murs d'une hauteur de moins de 2 m et les murs de soutènement ".

22. En l'espèce, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'implantation en surface de la construction aurait été modifiée dans le cadre des permis de construire modificatifs de sorte que le moyen tiré de ce que les balcons du bâtiment et le local à ordures ménagères s'implanteraient à moins de 5 mètres du chemin de Clairefontaine doit être regardé comme dirigé contre le permis de construire initial.

23. D'une part, il ressort des pièces du dossier et notamment du plan de masse coté PC 2a joint à la demande de permis de construire initial que les balcons du bâtiment projeté s'implantent à une distance minimale de 3,08 mètres du chemin de Clairefontaine, conformément aux dispositions du règlement du plan local d'urbanisme citées au point 21. D'autre part, il ressort de la lecture de la notice jointe à cette demande qu'une aire de rassemblement des conteneurs pour la collecte des déchets est prévue le long de la voie, à proximité de l'entrée pour les piétons. Il ne ressort pas des pièces du dossier que cette aire serait entourée de murs d'une hauteur supérieure ou égale à 2 mètres ou qu'elle serait couverte de sorte que cet aménagement n'entre pas dans la définition des constructions rappelée au point 21. Dès lors, la circonstance que celui-ci serait implanté à moins de 3 mètres du chemin de Clairefontaine n'est pas de nature à caractériser une méconnaissance des dispositions du règlement citées au même point. Il suit de là que ce moyen doit être écarté.

Sur la méconnaissance alléguée des dispositions de l'article 2.1.3.2 du plan local d'urbanisme métropolitain applicable en secteur UFb3 :

24. Aux termes de l'article 2.1.3.1 du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain applicable en secteur UFb3 relatif à l'implantation des constructions par rapport aux limites séparatives dans sa rédaction applicable à la date de délivrance du certificat d'urbanisme du 14 septembre 2021 : " Les constructions doivent s'implanter à une distance minimale de 3 m des limites séparatives. / () ".

25. Pour les mêmes raisons qu'exposées au point 22, le moyen tiré de ce que la rampe d'accès et les terrasses du bâtiment s'implanteraient à moins de 3 mètres des limites séparatives doit être regardé comme dirigé contre le permis de construire initial.

26. D'une part, il résulte des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain rappelées au point 21 que les accès n'entrent pas dans la définition des constructions. Dès lors, la circonstance que la rampe d'accès serait implantée à moins de trois mètres des limites séparatives n'est pas de nature à caractériser une méconnaissance des dispositions de l'article 2.1.3.1 du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain applicable en secteur UFb3. D'autre part, il ressort des pièces du dossier et notamment du plan de masse coté PC 2c joint à la demande de permis de construire initiale que la terrasse située au Sud-Est du bâtiment projeté s'implante au-delà du recul de 3 mètres par rapport à la limite séparative Est, conformément aux dispositions du règlement du plan local d'urbanisme citées au point 24. S'agissant de la terrasse située au Sud-Ouest du bâtiment, il ressort de ce même plan qu'il s'agit de la terrasse de l'attique qui s'implante, en tout état de cause, au-delà du recul de 3 mètres par rapport à la limite séparative Sud. Par suite le moyen formulé à ce titre doit également être écarté.

Sur la méconnaissance alléguée des dispositions de l'article 2.5 du plan local d'urbanisme métropolitain applicable en secteur UFb3 :

27. Aux termes de l'article L. 151-34 du code de l'urbanisme : " Le règlement peut ne pas imposer la réalisation d'aires de stationnement lors de la construction : / 1° De logements locatifs financés avec un prêt aidé par l'Etat ; / 1° bis De logements locatifs intermédiaires mentionnés à l'article L. 302-16 du code de la construction et de l'habitation ; / () " et aux termes de l'article L. 151-35 du même code : " Il ne peut, nonobstant toute disposition du plan local d'urbanisme, être exigé pour les constructions destinées à l'habitation mentionnées aux 1° à 3° de l'article L. 151-34 la réalisation de plus d'une aire de stationnement par logement. / () ". Aux termes de l'article 2.5 du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain applicable en secteur UFb3 relatif au stationnement dans sa rédaction issue de la modification simplifiée n°2 du 30 novembre 2023 : " Cf. Dispositions générales. / J(s) locale(s) : / - Pour le stationnement des véhicules légers / () / Vence : / Logements / 1 place par logement inférieur à 40 m2 de surface de plancher, / 2 places par logement supérieur ou égal à 40 m2 de surface de plancher dans la limite de 2 places par logement. / () ".

28. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier et notamment de la notice jointe à la demande de permis de construire initial que le projet porte sur la réalisation de deux logements bénéficiant d'un prêt locatif social et de six logements locatifs intermédiaires, de sorte que seules 8 places de stationnement étaient requises au titre de ces logements en vertu des dispositions des articles L. 151-34 et L. 151-35 du code de l'urbanisme. Il ressort du plan de niveau du parking joint à la deuxième demande de permis de construire modificatif obtenu le 13 mai 2024 que celui-ci prévoit désormais la réalisation de 10 places de stationnement dont deux places en enfilade de places directement accessibles. Ainsi, chacun des 8 logements dispose désormais d'au moins une place directement accessible et les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le projet en litige méconnaîtrait les dispositions de de l'article 2.5 du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain applicable en secteur UFb3.

Sur la méconnaissance alléguée des dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme :

29. Aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ". Pour rechercher l'existence d'une atteinte à un paysage urbain au sens de cet article, il appartient à l'autorité administrative d'apprécier, dans un premier temps, la qualité et le caractère du patrimoine bâti et des ensembles de constructions au sein duquel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site.

30. En l'espèce, d'une part, il ressort des pièces du dossier que le projet s'inscrit dans un quartier urbain, composé d'un habitat pavillonnaire et d'immeubles résidentiels de plusieurs étages. Ainsi, l'environnement bâti du projet est dépourvu d'intérêt ou de caractère particulier. D'autre part, si le projet consiste en la réalisation d'un immeuble en R+3 surmonté d'une attique, d'une hauteur totale inférieure à 12 mètres, il ne ressort pas des pièces du dossier que sa définition volumétrique et architecturale romprait avec les immeubles situés à proximité. Dès lors, le projet litigieux, pour lequel l'architecte des Bâtiments de France a émis des avis favorables sans prescriptions les 26 janvier et 9 mai 2023, ne saurait être regardé comme portant atteinte au site urbain dans lequel il s'inscrit. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le projet méconnaîtrait les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et ce moyen doit être écarté.

Sur l'absence de reprise de la prescription du service gestionnaire de voirie selon laquelle la société pétitionnaire devait obtenir l'accord formel du propriétaire de la parcelle voisine à ne pas réaliser d'aménagement ou d'obstacle supérieur à 70 centimètres dans le triangle de visibilité de l'accès :

31. Aux termes de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme : " Par dérogation à l'article R. 611-7-1 du code de justice administrative, et sans préjudice de l'application de l'article R. 613-1 du même code, lorsque la juridiction est saisie d'une requête relative à une décision d'occupation ou d'utilisation du sol régie par le présent code, ou d'une demande tendant à l'annulation ou à la réformation d'une décision juridictionnelle concernant une telle décision, les parties ne peuvent plus invoquer de moyens nouveaux passé un délai de deux mois à compter de la communication aux parties du premier mémoire en défense. Cette communication s'effectue dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article R. 611-3 du code de justice administrative. / () ".

32. L'accès au projet n'ayant pas été modifié par les permis de construire modificatifs obtenus les 15 mai 2023 et 13 mai 2024, ce moyen doit être regardé comme dirigé contre le permis de construire initial. Celui-ci a été invoqué pour la première fois par les requérants dans leur mémoire enregistré au greffe du tribunal le 26 juin 2024, soit plus de deux mois après la communication faite le 20 mars 2024 du premier mémoire en défense, produit par la commune. Dès lors, ce moyen nouveau ne peut qu'être écarté comme irrecevable en application des dispositions de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme citées au point précédent.

Sur la méconnaissance alléguée des dispositions de l'article 48-2 du règlement métropolitain de voirie en l'absence d'un tel accord formel et en raison de la présence de plusieurs obstacles visuels dans le triangle de visibilité de l'accès :

33. L'accès au projet n'ayant pas été modifié par les permis de construire modificatifs obtenus les 15 mai 2023 et 13 mai 2024, ce moyen doit également être regardé comme dirigé contre le permis de construire initial. Pour les mêmes raisons qu'exposées au point précédent, ce moyen nouveau ne peut qu'être écarté comme irrecevable en application des dispositions de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme.

Sur la méconnaissance alléguée des dispositions des articles L. 113-18 à L. 113-20 du code de la construction et de l'habitation :

34. Le local à vélo projeté n'ayant pas été modifié par le permis de construire modificatif obtenu le 13 mai 2024, ce moyen doit être regardé comme dirigé contre le permis de construire initial et contre le premier permis de construire modificatif. Pour les mêmes raisons qu'exposées au point 32, ce moyen nouveau ne peut qu'être écarté comme irrecevable en application des dispositions de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme.

Sur la méconnaissance alléguée de la norme NF P 91-120 :

35. Les requérants ne sauraient se prévaloir de ce que la pente de la rampe d'accès au sous-sol de la construction et le rayon de giration du parking ne seraient pas conformes aux exigences de la norme NF P 91-120, dès lors que cette norme homologuée par l'association française de normalisation (AFNOR), à laquelle le règlement du plan local d'urbanisme métropolitain ne se réfère d'ailleurs pas, n'est pas au nombre des dispositions législatives et réglementaires visées à l'article L. 421-6 du code de l'urbanisme, dont l'autorité administrative est en charge d'assurer le respect lorsqu'elle est saisie d'une demande de permis de construire. Par suite, ce moyen ne peut qu'être écarté comme inopérant.

Sur la méconnaissance alléguée des dispositions de l'article 2.1.1 du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain applicable en secteur UFb3 :

36. Les balcons du projet n'ayant pas été modifiés par les permis de construire modificatifs obtenus les 15 mai 2023 et 13 mai 2024, ce moyen doit être regardé comme dirigé contre le permis de construire initial. Pour les mêmes raisons qu'exposées au point 32, ce moyen nouveau ne peut qu'être écarté comme irrecevable en application des dispositions de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme.

Sur la méconnaissance alléguée des dispositions de l'article 2.4 du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain applicable en secteur UFb3 :

37. La surface des espaces végétalisés du projet n'ayant pas été modifiée par le permis de construire modificatif obtenu le 13 mai 2024, ce moyen doit être regardé comme dirigé contre le permis de construire initial et contre le premier permis de construire modificatif. Pour les mêmes raisons qu'exposées au point 32, ce moyen nouveau ne peut qu'être écarté comme irrecevable en application des dispositions de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme.

38. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la recevabilité de la requête, que les requérants ne sont pas fondés à demander l'annulation de l'arrêté du 31 janvier 2023, de la décision implicite rejetant leur recours gracieux et des arrêtés des 15 mai 2023 et 13 mai 2024.

Sur les frais liés au litige :

39. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens () ". Il résulte de ces dispositions que le paiement des sommes exposées et non comprises dans les dépens ne peut être mis à la charge que de la partie qui perd pour l'essentiel. La circonstance qu'au vu de la régularisation intervenue en cours d'instance, le juge rejette finalement les conclusions dirigées contre la décision initiale, dont les requérants étaient fondés à soutenir qu'elle était irrégulière et dont ils sont, par leur recours, à l'origine de la régularisation, ne doit pas à elle seule, pour l'application de ces dispositions, conduire le juge à mettre les frais à leur charge ou à rejeter les conclusions qu'ils présentent à ce titre. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de rejeter l'ensemble des conclusions des parties présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. G, M. A et M. C est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la société société In'Li Paca et la commune de Vence sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. H G, à la société anonyme In'Li Paca et à la commune de Vence.

Délibéré après l'audience du 18 décembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Taormina, président,

Mme Soler, première conseillère,

M. Bulit, conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 janvier 2025.

La rapporteure,

Signé

N. SOLER

Le président,

Signé

G. TAORMINALe greffier,

Signé

D. CREMIEUX

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

Ou par délégation la greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions