mercredi 25 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2303975 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Magistrat Mme GAZEAU |
| Avocat requérant | BEGON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 11 juillet 2023 et régularisée le 16 août 2023, Mme C B, représentée par Me Begon, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 18 avril 2023 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a refusé de lui délivrer un titre de séjour en qualité de protégée internationale, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement ;
2°) d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et une carte de séjour temporaire dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) à défaut, d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de deux mois et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
S'agissant de la décision l'obligeant à quitter le territoire français :
- elle est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier ;
- elle est entachée d'erreurs de fait en ce qu'elle ne prend pas en compte la naissance de sa fille sur le territoire français ni sa scolarisation en école maternelle ni son état de santé ni les risques encourus en cas de retour au Nigéria ni la réalité de ses liens avec la France ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle entraine des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et celles de l'article 24 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
S'agissant de la décision de refus de titre de séjour :
- elle est entachée d'un vice d'incompétence ;
- cette décision n'est pas motivée.
S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est insuffisamment motivée ; elle ne mentionne pas explicitement le pays à destination duquel elle sera renvoyée avec sa fille en cas d'exécution d'office ;
- elle ne peut pas retourner au Nigéria, risquant dans ce pays des peines et traitements inhumains et dégradants.
La procédure a été communiquée au préfet des Alpes-Maritimes qui n'a pas produit d'observations en défense.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire par décision du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Nice du 22 juin 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Gazeau, première conseillère, en application des dispositions de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour statuer sur les litiges visés audit article.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique, qui s'est tenue le 16 octobre 2023 à 15 heures :
- le rapport de Mme Gazeau, magistrate désignée, qui informe les parties à l'audience, en application des articles R. 611-7, R. 776-13-2 et R. 776-25 du code de justice administrative, que le jugement était susceptible d'être fondé sur le moyen d'ordre public tiré de ce que les conclusions dirigées contre une décision de refus de séjour sont irrecevables, une telle décision étant inexistante,
- et les observations de Me Begon, représentant Mme B, assistée de Mme A, interprète en langue anglaise, qui conclut aux mêmes fins que la requête et par les mêmes moyens et précise en outre demander explicitement l'annulation de la décision fixant le pays de destination.
La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, ressortissante nigériane née le 10 avril 1984, demande au tribunal l'annulation, pour excès de pouvoir, de l'arrêté du 18 avril 2023 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a refusé de lui délivrer un titre de séjour en qualité de protégée internationale, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité de la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :
2. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° (). "
3. Il ressort des pièces du dossier que le préfet des Alpes-Maritimes n'avait été saisi d'aucune demande de titre de séjour sur un autre fondement que celui du droit d'asile ou du bénéfice de la protection subsidiaire. La requérante s'est en effet vu refuser le statut de réfugiée et le bénéfice de cette protection, par une décision du 10 novembre 2021 de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA), confirmée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) du 27 mars 2023. Elle pouvait, dès lors, faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français au titre du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, quand bien même l'arrêté attaqué mentionne de manière superfétatoire que la demande de titre de séjour en qualité de protégée internationale présentée par la requérante est rejetée, le préfet s'est borné à constater que l'intéressée ne bénéficiait plus du droit de se maintenir sur le territoire français. Il n'a donc pas, ce faisant, pris de décision susceptible de recours pour excès de pouvoir distincte de l'obligation de quitter le territoire français qui a procédé de cette constatation. Par suite, les conclusions dirigées contre une telle constatation, mentionnées à l'article 1er de l'arrêté attaqué sont irrecevables et doivent être rejetées.
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination :
4. D'une part, l'arrêté en litige vise les textes applicables et notamment les dispositions des articles L. 542-2 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. D'autre part, il ressort des mentions de l'arrêté attaqué que le préfet des Alpes-Maritimes, après avoir constaté le rejet de la demande d'asile présentée par Mme B par l'OFPRA puis la CNDA, a examiné l'ensemble de sa situation personnelle et familiale, mentionnant notamment la présence de sa fille et de son époux sur le territoire français, et a vérifié, au vu des éléments dont il avait connaissance, qu'aucune circonstance ne faisait obstacle à une mesure d'éloignement. S'agissant plus particulièrement de la décision fixant le pays de destination, cet arrêté vise notamment les articles L. 612-12 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, mentionne la nationalité de la requérante et indique qu'elle n'établit pas encourir des risques de traitement prohibé par ces stipulations en cas de retour dans son pays d'origine. Alors que le préfet n'est pas tenu de mentionner tous les éléments relatifs à la situation de l'étranger auquel il fait obligation de quitter le territoire français, cet arrêté comporte ainsi l'ensemble des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. A cet égard, si la requérante soutient que l'arrêté du 18 avril 2023 omet de mentionner qu'elle souffre de problèmes médicaux particulièrement graves nécessitant des soins réguliers, le préfet n'était pas tenu de mentionner spécifiquement cette circonstance, dès lors qu'il ne ressort pas des pièces versées aux débats que Mme B aurait saisi le préfet d'une demande de titre de séjour en qualité d'étranger malade, ni qu'elle aurait fait valoir préalablement à l'arrêté en litige que son état de santé faisait obstacle à ce qu'elle retourne dans son pays en cas de rejet de sa demande d'asile. Par ailleurs, la motivation retenue révèle également que le préfet a procédé à un examen particulier de la situation de Mme B. Il suit de là que les moyens tirés de l'insuffisance de motivation de ces décisions et du défaut d'examen particulier de la situation de l'intéressé doivent être écartés.
En ce qui concerne la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
5. En premier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
6. En l'espèce, si Mme B déclare être présente en France depuis mai 2019, elle n'a été admise à y séjourner que le temps de l'examen de sa demande d'asile, rejetée définitivement le 27 mars 2023. Si elle se prévaut de son intégration sur le territoire français où résident son époux, un compatriote, ainsi que leur fille, scolarisée en école maternelle, ces éléments ne sont pas suffisants pour démontrer qu'elle aurait fixé le centre de ses intérêts privés et familiaux en France. En outre, l'époux de la requérante a également fait l'objet d'un rejet définitif de sa demande d'asile ainsi que d'une mesure d'éloignement du territoire français prise le 18 avril 2023. De plus, il ne ressort pas des pièces du dossier que la cellule familiale ne saurait se reconstituer au Nigéria, pays dans lequel elle n'établit pas ne plus avoir d'attaches. Mme B ne justifie pas davantage avoir tissé en France des liens personnels ou professionnels d'une particulière intensité. Il ne ressort par ailleurs pas des pièces du dossier que son état de santé, bien que nécessitant un traitement régulier, serait de nature à rendre illégale la décision litigieuse. Dans ces conditions, le préfet des Alpes-Maritimes n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels la décision litigieuse a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
7. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs, la requérante n'est pas fondée à soutenir que le préfet des Alpes-Maritimes aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation et de ses conséquences sur sa situation. Ce moyen doit dès lors être écarté.
8. En troisième lieu, si la requérante soutient que la décision en litige est entachée d'erreurs de fait, les erreurs alléguées sont, en tout état de cause, dans les circonstances de l'espèce, sans incidence sur le sens de ladite décision.
9. En quatrième lieu, aux termes de l'article 24 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " () 2. Dans tous les actes relatifs aux enfants, qu'ils soient accomplis par des autorités publiques ou des institutions privées, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. / 3. Tout enfant a le droit d'entretenir régulièrement des relations personnelles et des contacts directs avec ses deux parents, sauf si cela est contraire à son intérêt ". Et aux termes des stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
10. L'arrêté attaqué n'a pas pour effet de contraindre Mme B à se séparer de son enfant et la requérante n'établit pas que la cellule familiale qu'elle forme avec son époux également ressortissant nigérian, faisant au demeurant l'objet d'une mesure d'éloignement datée du même jour, ne pourrait pas se reconstituer dans leur pays d'origine. Par suite, et eu égard à ce qui a été exposé au point 6 sur la situation de l'époux de la requérante et de leur fille, la décision ne porte pas atteinte à l'intérêt supérieur de celle-ci en méconnaissance de l'article 3-1 précité ni à l'article 24 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
11. En cinquième et dernier lieu, Mme B ne peut utilement se prévaloir, à l'encontre de la décision l'obligeant à quitter le territoire, de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales au regard des risques qu'elle, son époux et leur fille encourent en cas de retour au Nigéria, dès lors que la décision en litige n'a pas pour objet de fixer le pays à destination duquel l'étranger sera reconduit.
En ce qui concerne la légalité de la décision fixant le pays de destination :
12. En premier lieu, aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : / 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; / 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; () ".
13. Contrairement à ce que soutient la requérante, en indiquant que la décision d'éloignement sera mise à exécution à destination du pays dont Mme B possède la nationalité, le préfet a entendu désigner le Nigéria. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision contestée ne mentionne pas le pays à destination duquel elle pourra être éloignée d'office ne peut qu'être écarté.
14. En second lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
15. Mme B soutient qu'elle doit avoir la garantie de pouvoir être soignée dans le pays de renvoi. Ainsi qu'il a été dit précédemment, alors que la demande d'asile présentée par Mme B a été rejetée par l'OFPRA, confirmée par la CNDA, la requérante, qui n'avait au demeurant, au vu des pièces versées aux débats, pas présenté au préfet de demande de titre de séjour pour raisons de santé, ne justifie pas, par les quelques pièces produites, de la nécessité d'une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour elle des conséquences d'une exceptionnelle gravité en cas de retour au Nigéria ni, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, qu'elle ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. Si, en outre, la requérante fait valoir que sa fille serait soumise à un risque d'excision au Nigeria, elle ne justifie pas de la réalité de ses allégations, alors que la demande d'asile présentée par son conjoint au nom de sa fille a été rejetée par la CNDA par décision du 27 mars 2023. De plus, Mme B n'apporte pas d'explications tangibles et circonstanciées s'agissant des menaces dont son époux ferait actuellement l'objet au Nigeria en raison de ses opinions politiques. Il ne ressort ainsi pas des pièces du dossier que Mme B et les membres de sa famille seraient exposés à des traitements inhumains ou dégradants en cas de retour au Nigéria. Enfin, si elle indique que son époux va introduire une demande de réexamen de sa demande d'asile du fait des nouveaux évènements qui se sont déroulés au Nigéria, il ne ressort cependant pas des pièces du dossier qu'une telle demande aurait été déposée. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ne peut qu'être écarté.
16. Il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 18 avril 2023. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre des frais liés à l'instance doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B et au préfet des Alpes-Maritimes.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 octobre 2023.
La magistrate désignée,
signé
D. GazeauLa greffière,
signé
H. Diaw
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026