LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2304210

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2304210

jeudi 18 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2304210
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantCABINET SZEPETOWSKI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et deux mémoires, enregistrés les 25 août 2023, 14 décembre 2023 et 29 janvier 2024, M. A B, représenté par Me Belfiore, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 19 avril 2023 par lequel le maire de la commune de Nice a accordé à la société par actions simplifiée SAGEC Méditerranée un permis de construire valant permis de démolir et ayant pour objet la démolition d'une maison et de cabanons et la construction d'un immeuble de trente-six logements dont vingt-sept logements intermédiaires et neufs logements locatifs sociaux sur un terrain cadastré LI0165 et LI0261 et situé 115 boulevard Pasteur à Nice, ensemble la décision du 26 juin 2023 par lequel le maire de la commune de Nice a rejeté son recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Nice la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- le signataire de la décision de rejet de son recours gracieux n'avait pas délégation de signature pour prendre cette décision ;

- l'arrêté litigieux a été accordé sur la base d'un dossier incomplet ;

- il est entaché d'un vice de procédure en ce que l'avis de l'architecte des Bâtiments de France sur les démolitions est irrégulier ;

- il méconnaît les dispositions de l'article 2.1.2 du règlement du plan local d'urbanisme de la métropole Nice-Côte d'Azur pour la zone UBb9, relatives à la hauteur des constructions ;

- il méconnaît les dispositions de l'article 2.1.3. du même règlement pour la zone UBb9, relatives à l'implantation des constructions par rapport aux voies et aux emprises publiques et par rapport aux limites séparatives ;

- il méconnaît les dispositions des article R. 111-21 du code de l'urbanisme et 2.2 du règlement du plan local d'urbanisme de la métropole Nice-Côte d'Azur pour la zone UBb9, relatives à la qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère ;

- il méconnaît les dispositions de l'article 2.2.8 du même règlement pour la zone UBb9, relatives aux murs de soutènement.

Par un mémoire en défense, enregistré le 18 septembre 2023, la société par actions simplifiée SAGEC Méditerranée, prise en la personne de son représentant légal en exercice et représentée par Me Szepetowski, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La société fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Par un mémoire en défense, enregistré le 24 novembre 2023, la commune de Nice, prise en la personne de son maire en exercice, conclut au rejet de la requête.

La commune fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 24 juin 2024 :

- le rapport de M. Combot ;

- les conclusions de Mme Sorin, rapporteure publique ;

- et les observations de Me Belfiore, représentant M. B.

Considérant ce qui suit :

1. Par arrêté du 19 avril 2023, le maire de la commune de Nice a accordé à la société par actions simplifiée (ci-après, " SAS ") SAGEC Méditerranée un permis de construire valant permis de démolir et ayant pour objet la démolition d'une maison et de cabanons et la construction d'un immeuble de trente-six logements dont vingt-sept logements intermédiaires et neufs logements locatifs sociaux sur un terrain cadastré LI0165 et LI0261 et situé 115 boulevard Pasteur à Nice. Par courrier du 12 juin 2023, M. A B a formé un recours gracieux contre cet arrêté auprès du maire de la commune de Nice. Ce recours gracieux a été rejeté par décision du 26 juin 2023. M. B demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 19 avril 2023, ensemble la décision du 26 juin 2023 rejetant son recours gracieux.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, il est toujours loisible à la personne intéressée, sauf à ce que des dispositions spéciales en disposent autrement, de former à l'encontre d'une décision administrative un recours gracieux devant l'auteur de cet acte et de ne former un recours contentieux que lorsque le recours gracieux a été rejeté. L'exercice du recours gracieux n'ayant d'autre objet que d'inviter l'auteur de la décision à reconsidérer sa position, un recours contentieux consécutif au rejet d'un recours gracieux doit nécessairement être regardé comme étant dirigé, non pas tant contre le rejet du recours gracieux dont les vices propres ne peuvent être utilement contestés, que contre la décision initialement prise par l'autorité administrative. Par suite, le moyen tiré du vice d'incompétence de la décision du 26 juin 2023 rejetant le recours gracieux de M. B doit être écarté comme inopérant.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 431-5 du code de l'urbanisme : " La demande de permis de construire précise : / a) L'identité du ou des demandeurs, qui comprend son numéro SIRET lorsqu'il s'agit d'une personne morale en bénéficiant et sa date de naissance lorsqu'il s'agit d'une personne physique ; / () " L'article R. 431-6 du même code dispose : " Lorsque le terrain d'assiette comporte des constructions, la demande précise leur destination, par référence aux différentes destinations et sous-destinations définies aux articles R. 151-27 et R. 151-28, leur surface de plancher et indique si ces constructions sont destinées à être maintenues et si leur destination ou sous-destination est modifiée par le projet. " Aux termes de l'article R. 431-8 du même code : " Le projet architectural comprend une notice précisant : / 1° L'état initial du terrain et de ses abords indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants ; () ". Aux termes de l'article R. 431-9 du même code : " Le projet architectural comprend également un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier coté dans les trois dimensions. Ce plan de masse fait apparaître les travaux extérieurs aux constructions, les plantations maintenues, supprimées ou créées et, le cas échéant, les constructions existantes dont le maintien est prévu. / Il indique également, le cas échéant, les modalités selon lesquelles les bâtiments ou ouvrages seront raccordés aux réseaux publics ou, à défaut d'équipements publics, les équipements privés prévus, notamment pour l'alimentation en eau et l'assainissement. () ". Par ailleurs, l'article R. 431-10 du même code dispose : " Le projet architectural comprend également : / a) Le plan des façades et des toitures ; lorsque le projet a pour effet de modifier les façades ou les toitures d'un bâtiment existant, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ; / () c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; () ". Enfin, aux termes de l'article R. 451-2 du même code : " Le dossier joint à la demande comprend : / a) Un plan permettant de connaître la situation du terrain à l'intérieur de la commune ; / b) Un plan de masse des constructions à démolir ou, s'il y a lieu, à conserver ; / c) Un document photographique faisant apparaître le ou les bâtiments dont la démolition est envisagée et leur insertion dans les lieux environnants. "

4. Si la régularité de la procédure d'instruction d'une autorisation d'urbanisme requiert la production par le pétitionnaire de l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, le caractère insuffisant du contenu de l'un de ces documents au regard desdites dispositions ne constitue pas nécessairement une irrégularité de nature à entacher la légalité de l'autorisation si l'autorité compétente est en mesure, grâce aux autres pièces produites, d'apprécier l'ensemble des critères énumérés par les dispositions précitées.

5. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que, premièrement, le formulaire Cerfa de demande de permis de construire comporte la désignation de la raison sociale de la société pétitionnaire, la circonstance que la mention de l'activité de la société ait été indiqué par erreur dans l'espace réservé à la mention de sa raison sociale est sans incidence sur la légalité de l'arrêté du 19 avril 2023, l'autorité administrative ayant été en mesure d'apprécier la qualité de la société pétitionnaire. Deuxièmement, le requérant ne peut pas soutenir que le formulaire Cerfa de demande de permis de construire ne fait pas mention des démolitions dès lors que ce formulaire mentionne, au contraire, les démolitions prévues dans son encadré 6 et que, d'une part, un plan de masse des démolitions est annexé à la demande de permis de construire et, d'autre part, que la notice architecturale PC4 du projet mentionne la démolition totale d'une maison et de cabanons. Troisièmement, il ne résulte pas des dispositions de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme précitées que la demande de permis de construire doive comporter une description des constructions situées en dehors du terrain d'assiette du projet. Il s'ensuit que l'état des lieux annexé à la demande de permis de construire ne devait pas présenter la maison de M. B. En tout état de cause, il ressort du plan de situation du projet et des autres plans annexés à la demande de permis de construire, notamment le plan de masse PC2-PC5, que la maison de M. B apparaît sur ces plans. Quatrièmement, il ressort des pièces du dossier, notamment du plan de masse PC2-PC5 et de la notice architecturale PC4 de la demande de permis de construire, que l'emplacement et les modalités de raccordements de la construction objet du projet aux divers réseaux sont précisés. Cinquièmement, M. B ne peut pas soutenir, sans faire une lecture erronée du plan de masse PC2-PC5 que le projet prévoirait la construction de deux constructions dès lors qu'il résulte de l'ensemble des pièces du dossier que le projet prévoit une seule construction. Sixièmement, il ressort des pièces du dossier, notamment du plan de masse PC2-PC5, que les limites de propriété sont clairement indiquées de sorte que l'autorité administrative a pu apprécier le projet dans sa globalité. Septièmement, le requérant ne peut valablement soutenir que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas de plan des toitures, ce dernier étant compris dans le plan de masse PC2-PC5 avec la mention explicite " avec toiture ", de sorte que l'autorité administrative a été en mesure d'apprécier le projet au regard des règles d'urbanisme. Huitièmement, si le dossier de demande de permis de construire ne comporte pas de plan de la façade sud, l'absence de ce plan est sans incidence sur la légalité de l'arrêté litigieux dès lors que cette façade s'implante intégralement au droit de la construction adjacente de sorte qu'elle ne comporte aucune partie visible. Neuvièmement, il résulte des dispositions du c de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme précité que le dossier de demande de permis de construire doit comporter un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain. Il ressort des pièces du dossier que le dossier de demande de permis de construire comporte deux documents graphiques relatifs à l'insertion du projet dans le site. Si ces documents graphiques sont représentés depuis le même point de vue avec une distance différente, aucune disposition législative ou réglementaire n'impose que le document graphique prévu au c de l'article R 431-10 du code de l'urbanisme soit constitué depuis un point de vue déterminé. Enfin et dixièmement, M. B ne peut pas soutenir que le dossier de demande de permis de construire serait incomplet en tant qu'il ne mentionne pas la démolition des cabanons et qu'aucun cliché de ces constructions ne figure au dossier dès lors que le dossier de demande de permis de construire comporte un plan de masse des constructions à démolir, lequel présente des photographies des constructions à démolir, dont les cabanons. Par suite, le moyen tiré du caractère incomplet du dossier de demande de permis de construire doit être écarté dans l'ensemble de ses branches.

6. En troisième lieu, si le requérant soutient que l'avis de l'architecte des Bâtiments de France serait irrégulier dès lors que le dossier de demande de permis de construire serait lui-même incomplet, notamment en ce qui concerne les démolitions que le projet comporte, il ressort des pièces du dossier, et ainsi qu'il a été dit précédemment, que le dossier de demande de permis de construire comportait toutes les pièces permettant à l'architecte des Bâtiments de France d'apprécier les démolitions envisagées. Par suite, le moyen tiré du vice de la consultation de l'architecte des Bâtiments de France doit être écarté.

7. En quatrième lieu, aux termes de l'article 2.1.2 du règlement du plan local d'urbanisme de la métropole Nice-Côte d'Azur (ci-après, " PLUM ") pour la zone UBb9 : " 2.1.2 Hauteur des constructions / La hauteur maximale des constructions à l'égout est fixée à 21,5 m. () / En l'absence de hauteurs graphiques, dans la bande continue : / - La hauteur des bâtiments et des constructions est mesurée à partir du niveau de la voie ou des emprises publiques existantes ou futures pris en tout point qui borde le bâtiment, jusqu'à l'égout principal du toit, en façade sur voie et au faîtage. "

8. En l'espèce, il est constant que le terrain d'assiette du projet est concerné par une bande continue de seize mètres. Contrairement à ce que soutient M. B, il ressort des pièces du dossier, notamment du plan de coupe AA, que la hauteur de la construction calculée, conformément aux dispositions citées au point précédent, à partir du niveau de la voie ou des emprises publiques jusqu'à l'égout du toit, est de vingt mètre quatre-vingt-trois, soit inférieure au maximum autorisé. La circonstance que, pour les besoins de la construction, des excavations seront réalisés pour créer le sous-sol lequel sera au terme des travaux enterré, n'est pas de nature à modifier la règle de calcul de la hauteur de la construction. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 2.1.2 du règlement du PLUM pour la zone UBb9 doit être écarté.

9. En cinquième lieu, aux termes de l'article 10.2 des dispositions générales du règlement du PLUM : " 10.2 La marge de recul en bordure de voie / Il s'agit du recul graphique minimum imposé le long des voies publiques ou privées, des emprises publiques ou des projections au sol d'ouvrages d'arts (ponts, viaducs, ). / Dans cette marge de recul, matérialisée sur les plans par un trait pointillé fin de couleur verte, sont autorisés, sous réserve de recevoir un traitement soigné et de favoriser l'infiltration naturelle de l'eau de pluie, dans le respect des normes qualitatives en vigueur :() " Par ailleurs, l'article 2.1.3.1 du règlement du PLUM pour la zone UBb9 dispose : " 2.1.3.1 Par rapport aux voies et emprises publiques / Les constructions doivent être implantées à l'alignement des voies ou de la limite de l'emprise publique des voies. / () En secteur UBb9 : / o Dans les reculs induits, peuvent être autorisés : / () ' Les accès et leurs dalles de couverture s'ils sont limités au strict minimum et s'ils ne remettent pas en cause la dominante d'espace paysager des marges de recul, () "

10. Il ressort des pièces du dossier que le terrain d'assiette du projet est concerné par un recul graphique lequel est reporté sur le plan de masse PC2-PC5 de la demande de PC. Il résulte des dispositions citées au point précédent que le recul graphique a pour objet de limiter les constructions dans une bande à compter de l'alignement des voies et emprises publiques. Par suite, c'est sans méconnaître ces dispositions que l'arrêté litigieux autorise l'implantation de la construction à l'alignement du recul graphique et la création d'une bande végétalisée en pleine terre à l'exception des accès à la construction. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit donc être écarté.

11. En sixième lieu, aux termes de l'article 2.1.3.2 du règlement du PLUM pour la zone UBb9 : " 2.1.3.2 Par rapport aux limites séparatives / Les constructions doivent être implantées en limite. / () - Dans la bande continue : / o Tout bâtiment, quelle que soit sa hauteur, peut s'implanter jusqu'aux limites séparatives. () "

12. Ainsi qu'il a été indiqué précédemment, le terrain d'assiette du projet litigieux est concerné par une bande continue de seize mètres. Si le requérant soutient que la construction n'est pas intégralement à l'alignement de la limite séparative au nord du terrain d'assiette, il ressort des pièces du dossier, notamment du plan de masse PC2-PC5 et du plan de la façade nord que la construction projetée est implantée en limite séparative alors même que les dispositions citées au point précédent n'imposent pas un tel alignement. La circonstance que la construction ne soit plus à l'alignement à partir du 1er étage de la construction est sans incidence sur la légalité de l'arrêté du 19 avril 2023. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 2.1.3.2 du règlement du PLUM pour la zone UBb9 doit être écarté.

13. En septième lieu, si le requérant soutient que l'arrêté litigieux méconnaît les dispositions des articles R. 111.21 du code de l'urbanisme et 2.2 du règlement du PLUM pour la zone UBb9 en ce que le dossier de demande de permis de construire ne comportait pas d'élément relatif aux démolitions de sorte que l'avis de l'architecte des Bâtiments de France est insuffisant sur ce point, ce moyen doit être écarté pour les mêmes motifs que précédemment exposés, dès lors que le dossier de demande de permis de construire comportait les pièces permettant à l'architecte des Bâtiments de France d'apprécier les démolitions envisagées.

14. En huitième et dernier lieu, aux termes de l'article 48 des dispositions générales du règlement du PLUM : " () Mur de soutènement : / Un mur de soutènement est un ouvrage destiné à retenir les terres. Même si le mur a été construit en limite de propriété, il constitue, en raison de sa fonction, un mur de soutènement et non un mur de clôture. Ainsi, les dispositions relatives aux clôtures ne lui sont pas applicables. () "

15. Il ressort des pièces du dossier, notamment des plans de coupes AA et BB que les parois moulées du sous-sol n'ont pas pour fonction de retenir les terres. Par suite, M. B ne peut utilement soutenir que les parois moulées du sous-sol ne sont pas conformes aux dispositions de l'article 2.2.8 du règlement du PLUM pour la zone UBb9 et relatives aux murs de soutènement.

16. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 19 avril 2023, ensemble la décision du 26 juin 2023 rejetant son recours gracieux.

Sur les frais liés au litige :

17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Nice, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. B demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du M. B la somme demandée par SAS SAGEC Méditerranée au même titre.

D E C I D E :

Article1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la SAS SAGEC Méditerranée est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à la commune de Nice et à la société par actions simplifiée SAGEC Méditerranée.

Délibéré après l'audience du 24 juin 2024, à laquelle siégeaient :

M. Silvestre-Toussaint-Fortesa, président ;

M. Holzer, conseiller ;

M. Combot, conseiller.

Décision rendue publique par mise à disposition au greffe, le 18 juillet 2024.

Le rapporteur,

signé

J. Combot

Le président,

signé

F. Silvestre-Toussaint-Fortesa

La greffière,

signé

C. Sussen

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Ou, par délégation, la greffière

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions