LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2304285

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2304285

mercredi 13 septembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2304285
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantALINOT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 30 août et 12 septembre 2023, la caisse régionale de Crédit agricole mutuel Provence Alpes Côte d'Azur, représentée par Me De Premare, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 18 août 2023 par laquelle le ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion a retiré sa décision résultant du silence gardé sur le recours hiérarchique de M. B A et a refusé d'autoriser son licenciement, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;

2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors que la réintégration de M. A va impacter la santé des salariées victimes de ses agissements et qu'au regard de la liberté de circulation, elle ne pourra empêcher tout contact entre M. A et ses victimes ;

- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée dès lors que :

- la procédure contradictoire a été insuffisante ;

- le retrait est tardif ;

- la décision rejetant le recours hiérarchique n'est pas illégale dès lors que le vice affectant la procédure contradictoire a été purgé et que le comportement de M. A caractérise nécessairement des fautes disciplinaires justifiant son licenciement.

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 septembre 2023, M. A, représenté par Me Alinot, conclut au rejet de la requête et à ce que la caisse régionale de Crédit agricole mutuel Provence Alpes Côte d'Azur lui verse une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

-la condition d'urgence n'est pas remplie ;

-aucun moyen soulevé n'est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté contesté.

Par un mémoire en défense, enregistré le 11 septembre 2023, le ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

-la condition d'urgence n'est pas remplie ;

-aucun moyen soulevé n'est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté contesté.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 30 août 2023 sous le numéro 2304284 par laquelle la caisse régionale de Crédit agricole mutuel Provence Alpes Côte d'Azur demande l'annulation de la décision attaquée.

Vu :

- le code du travail ;

- le code de justice administrative ;

La présidente du tribunal a désigné M. Bonhomme, président, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Après avoir entendu, au cours de l'audience publique du 12 septembre 2023 :

- le rapport de M. Bonhomme, juge des référés,

- les observations de Me De Premare, représentant la caisse régionale de Crédit agricole mutuel Provence Alpes Côte d'Azur,

- et celles de Me Alinot, représentant M. A,

à l'issue de laquelle le juge des référés a clos l'instruction.

Considérant ce qui suit :

1. M. A a été embauché par la caisse régionale du crédit agricole mutuel Provence Côte d'Azur le 28 octobre 1991 en contrat de travail à durée indéterminée. Il occupait à son dernier poste les fonctions de conseiller en gestion de patrimoine niveau 2 à Nice Saint-Isidore. Il détenait jusqu'alors depuis 2019 les mandats de délégué syndical CFTC titulaire, d'élu titulaire au CSE et membre de la commission de la politique RH, et de membre suppléant au conseil de discipline. Par courrier du 16 septembre 2022, la caisse régionale a demandé à l'inspecteur du travail l'autorisation de licencier M. A pour faute grave en raison " d'un comportement hostile et agressif ayant engendré la dégradation des conditions de travail et de l'état de santé de deux collaboratrices, caractérisant () un harcèlement moral ". Par une décision du 15 novembre 2022, l'inspecteur du travail a accordé l'autorisation demandée. M. A a formé un recours hiérarchique par lettre du 11 janvier 2023. Une décision de rejet est née du silence gardé par le ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion. Par une nouvelle décision du 18 août 2023, le ministre a retiré sa décision implicite de rejet, a annulé la décision de l'inspecteur du travail et a refusé d'autoriser le licenciement de M. A. Par la présente requête, la caisse régionale du crédit agricole mutuel Provence Côte d'Azur demande au juge des référés de suspendre l'exécution de cette dernière décision.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".

3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications apportées par le requérant, si les effets de l'acte en litige sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.

4. Les moyens invoqués par la requérante à l'appui de sa demande de suspension et visés ci-dessus ne paraissent pas, en l'état de l'instruction, propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision en litige. Il y a lieu, dans ces conditions, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d'urgence, de rejeter les conclusions tendant à la suspension de son exécution.

Sur les frais liés au litige :

5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à ce titre à la charge de M. A, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante. Il y a en revanche lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la caisse régionale de Crédit agricole mutuel Provence Alpes Côte d'Azur une somme de 1 000 euros à verser à M. A.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de la caisse régionale de Crédit agricole mutuel Provence Alpes Côte d'Azur est rejetée.

Article 2 : La caisse régionale de Crédit agricole mutuel Provence Alpes Côte d'Azur versera à M. A la somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la caisse régionale de Crédit agricole mutuel Provence Alpes Côte d'Azur, au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion et à M. B A.

Une copie sera adressée au directeur départemental de l'emploi, du travail et des solidarités des Alpes-Maritimes.

Fait à Nice, le 13 septembre 2023.

Le juge des référés,

Signé

T. BONHOMME

La République mande et ordonne au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

Ou par délégation la greffière,

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions