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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2304311

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2304311

jeudi 28 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2304311
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation3ème Chambre
Avocat requérantTRAVERSINI

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. - Par une requête, enregistrée le 31 août 2023 sous le numéro 2304311, M. D B, représenté par Me Traversini, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a implicitement rejeté sa demande de titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai de trente jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros sur le fondement des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Le requérant soutient que :

- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation au sens des dispositions de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration ;

- elle est entachée d'un vice de procédure en ce que la commission du titre de séjour aurait dû être saisie ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

La requête a été communiquée au préfet des Alpes-Maritimes qui n'a pas produit de mémoire en défense.

II. - Par une requête, enregistrée le 31 août 2023 sous le numéro 2304312, Mme A C, représentée par Me Traversini, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a implicitement rejeté sa demande de titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai de trente jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros sur le fondement des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

La requérante soutient que :

- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation au sens des dispositions de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration ;

- elle est entachée d'un vice de procédure en ce que la commission du titre de séjour aurait dû être saisie ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

La requête a été communiquée au préfet des Alpes-Maritimes qui n'a pas produit de mémoire en défense.

III. - Par une requête, enregistrée le 26 janvier 2024 sous le numéro 2400450, M. D B, représenté par Me Traversini, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 15 janvier 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours, et a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement ;

2°) d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai de trente jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation dans le même délai et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

La requête a été communiquée au préfet des Alpes-Maritimes qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Le requérant soutient que :

- l'arrêté attaqué est entaché d'une insuffisance de motivation et d'un défaut d'examen sérieux ;

- il est entaché d'un vice de procédure en ce que la commission du titre de séjour aurait dû être saisie ;

- il méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.

La requête a été communiquée au préfet des Alpes-Maritimes qui n'a pas produit de mémoire en défense.

IV. - Par une requête, enregistrée le 26 janvier 2024 sous le numéro 2400451, Mme A C, représentée par Me Traversini, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 15 janvier 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours, et a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement ;

2°) d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai de trente jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation dans le même délai et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

La requérante soutient que :

- l'arrêté attaqué est entaché d'une insuffisance de motivation et d'un défaut d'examen sérieux ;

- il est entaché d'un vice de procédure en ce que la commission du titre de séjour aurait dû être saisie ;

- il méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.

La requête a été communiquée au préfet des Alpes-Maritimes qui n'a pas produit de mémoire en défense.

M. B et Mme C ont été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par deux décisions du 26 octobre 2023 et de l'aide juridictionnelle partielle à 55% par deux décisions du 14 mars 2024 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Nice.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative ;

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 13 mars 2024 :

- le rapport de M. Emmanuelli, président-rapporteur ;

- les observations de Me Sakashvili, substituant Me Traversini, pour les requérants.

Considérant ce qui suit :

1. M. D B et Mme A C, ressortissants philippins, nés respectivement en 1987 et 1992, ont sollicité leur admission exceptionnelle au séjour par des demandes réceptionnées le 13 mars 2023 par les services de la préfecture des Alpes-Maritimes. Par des courriers réceptionnés par les mêmes services le 17 juillet 2023, M. B et Mme C ont sollicité la communication des motifs de la décision implicite de rejet intervenue à l'expiration du délai de quatre mois suivant la réception de leur demande de titre de séjour du 13 mars 2023. Par des arrêtés du 15 janvier 2024, le préfet des Alpes-Maritimes a rejeté leurs demandes de titre de séjour, leur a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination des mesures d'éloignement. Par les présentes requêtes, M. B et Mme C demandent au tribunal de prononcer l'annulation des décisions implicites précitées et des arrêtés rejetant leur demande de titre de séjour.

Sur la jonction :

2. Les requêtes n°s 2304311, 2304312, 2400450 et 2400451, présentées par M. B et Mme C concernent la situation d'un même couple d'étrangers, présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu, par suite, de les joindre pour y statuer par un seul jugement.

Sur les conclusions aux fins d'annulation des décisions implicites de rejet :

3. Lorsqu'une décision explicite intervient postérieurement à une décision implicite, sur une même demande, la seconde se substitue nécessairement à la première. Il en résulte que les conclusions à fin d'annulation de cette première décision doivent être regardées comme dirigées contre la seconde qui s'est substituée à la première.

Sur les conclusions aux fins d'annulation des arrêtés du 15 janvier 2024 :

4. En premier lieu, il ressort des termes des arrêtés attaqués que ceux-ci comportent les considérations de droit et de fait sur lesquelles ils se fondent. Ils visent l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, la convention internationale relative aux droits de l'enfant et l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile notamment. Par ailleurs, ils font notamment référence à la situation personnelle, familiale et professionnelle des requérants. Ils mentionnent qu'ils sont en concubinage, qu'ils ont à leur charge un enfant né en 2018 sur le territoire national, que M. B justifie d'une intégration professionnelle au titre d'un contrat à durée indéterminée, que Mme C ne peut se prévaloir que d'une promesse d'embauche et qu'ils allèguent résider ensemble sur le territoire national depuis leur entrée en novembre 2013. Dès lors, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen sérieux des arrêtés attaqués doivent être écartés.

5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14 () "

6. M. B et Mme C font valoir être entrés en France le 29 juillet 2013 muni d'un visa de type C et soutiennent qu'ils justifient de plus de dix années de présence effective sur le territoire français à la date de la décision en litige. Il ressort cependant des pièces du dossier que les justificatifs produits à l'appui de leurs demandes ne sont pas assez nombreux et variés et ne permettent pas d'attester de leur présence régulière et continue en France depuis le mois de mars 2013. Par suite, M. B et Mme C ne sont pas fondés à soutenir que le préfet des Alpes-Maritimes était tenu de saisir la commission du titre de séjour en application des dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile avant de refuser leurs demandes de titres de séjour.

7. En troisième lieu, d'une part, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est inopérant, les décisions litigieuses d'obligation de quitter le territoire français étant fondées sur le rejet de la demande d'admission exceptionnelle des requérants et non sur des demandes fondées sur l'article susvisé. D'autre part, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance - 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sécurité publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

8. M. B et Mme C soutiennent qu'ils ont fixé en France le centre de leurs intérêts privés et familiaux dès lors qu'ils sont entrés régulièrement sur le territoire français en 2013, qu'ils sont parents d'un fils né en 2018 à Cannes et scolarisé depuis septembre 2021, que M. B justifie d'une insertion professionnelle en qualité de jardinier au titre d'un contrat à durée indéterminée depuis 2019. Il ressort, toutefois, des pièces du dossier que les requérant ne justifient pas de la durée alléguée de leur séjour, qu'ils se maintiennent irrégulièrement sur le territoire national, que Mme C ne justifie d'aucune intégration professionnelle, qu'ils ne justifient pas d'une intégration sociale particulière et ne disposent pas d'attaches privées et familiales en France. En outre, les requérants ne démontrent pas être dépourvus d'attaches aux Philippine, pays dans lequel ils ont vécu respectivement jusqu'à au moins 36 et 31 ans, ni qu'ils seraient dans l'impossibilité d'y transférer leur cellule familiale, ni que leur enfant ne pourrait y poursuivre sa scolarité. Dans ces conditions, M. B et Mme C ne sont pas fondés à soutenir que les décisions attaquées porteraient une atteinte excessive à leur droit au respect de leur vie privée et familiale. Par suite, le préfet des Alpes-Maritimes n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en édictant les arrêtés litigieux.

9. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ".

10. Il ne ressort pas des pièces des dossiers que l'admission exceptionnelle au séjour de M. B et Mme C répondrait à des considérations humanitaires ou se justifierait au regard de motifs exceptionnels, la seule intégration professionnelle en qualité de jardinier de M. B depuis 2019 ne saurait constituer, à elle seule, une considération humanitaire ou un motif exceptionnel justifiant que sa concubine et lui soient admis exceptionnellement au séjour. Par suite, ce moyen doit être écarté.

11. En cinquième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New York le 26 janvier 1990 : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.

11. En l'espèce, les requérants n'établissent pas que les décisions attaquées auraient pour effet de les contraindre à se séparer de leur enfant, ni que la cellule familiale qu'ils forment ne pourrait pas se reconstituer aux Philippines, pays dans lequel leur enfant pourra poursuivre sa scolarité, notamment au vu de son jeune âge. Par suite, le préfet des Alpes-Maritimes n'a pas méconnu les stipulations précitées de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

12. En sixième lieu et pour les mêmes motifs que ceux exposés précédemment, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet des Alpes-Maritimes aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant à M. B et Mme C leur admission exceptionnelle au séjour.

13. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions des requêtes de M. B et Mme C tendant à l'annulation des arrêtés du 15 janvier 2024 en litige doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquences, celles présentées aux fins d'injonction et d'astreinte et celles relatives aux frais de l'instance.

D E C I D E :

Article 1er : Les requêtes de M. B et de Mme C sont rejetées.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D B, à Mme A C, à Me Traversini et au préfet des Alpes-Maritimes.

Copie en sera adressé au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Délibéré après l'audience du 13 mars 2024, à laquelle siégeaient :

M. Emmanuelli, président,

Mme Raison, première conseillère,

Mme Bergantz, conseillère,

assistés de Mme Foultier, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 mars 2024.

Le président L'assesseure la plus ancienne,

Signé Signé

O. EMMANUELLIL. RAISON

La greffière,

Signé

M. FOULTIER

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Ou par délégation, la greffière,

2304311, 2304312, 2400450, 2400451

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