LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2304705

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2304705

mercredi 18 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2304705
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantSELARL SOLER-COUTEAUX / LLORENS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

1°) Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 26 septembre et 17 octobre 2023 sous le n°2304705, le préfet des Alpes-Maritimes doit être considéré comme demandant au juge des référés la suspension de l'exécution de la délibération du conseil municipal de la commune de Cannes en date du 24 avril 2023 en tant qu'elle a décidé d'attribuer une subvention à l'association " JFB International Horse Show " et a autorisé le maire de la commune à signer une convention de partenariat avec ladite association, fixant les modalités d'attribution de ladite subvention, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette délibération.

Le préfet soutient que :

- la requête n'a pas perdu son objet dès lors que la subvention litigieuse n'a pas été versée ;

- la subvention accordée par la commune de Cannes à l'association " JFB International Horse Show ", d'un montant de 316 500 euros, est illégale dès lors qu'elle constitue une aide d'Etat soumise à obligation de notification ;

- la manifestation subventionnée ne constitue pas un service d'intérêt économique général ;

- aucune exemption de l'obligation de notification de la subvention n'est possible compte tenu du montant de celle-ci.

Par un mémoire en défense, enregistré le 13 octobre 2023, la commune de Cannes, prise en la personne de son maire en exercice, représentée par Me Zimmer, conclut principalement à l'irrecevabilité de la requête, subsidiairement au non-lieu à statuer sur la requête et plus subsidiairement à son rejet au fond.

La commune soutient :

- à titre principal : que la requête est irrecevable dès lors que la requête au fond est elle-même irrecevable (car ne pouvant faire l'objet que d'un recours devant le juge du contrat) ;

- à titre subsidiaire : que la requête a perdu son objet dès lors que la délibération dont la suspension de l'exécution est demandée a été entièrement exécutée ;

- à titre plus subsidiaire : que l'unique moyen invoqué n'est pas fondé.

Par un mémoire en défense, enregistré le 16 octobre 2023, l'association " JFB International Horse Show ", prise en la personne de son président en exercice, représentée par Me Dalibard, conclut principalement à l'irrecevabilité de la requête, subsidiairement au non-lieu à statuer sur ladite requête, plus subsidiairement au rejet de celle-ci, et en tout état de cause à la mise à la charge de l'Etat d'une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

L'association soutient :

- à titre principal : que la requête est doublement irrecevable : d'une part, dès lors que la requête au fond est elle-même irrecevable (car ne pouvant faire l'objet que d'un recours devant le juge du contrat et non d'un recours contre les actes détachables de celui-ci, en raison de l'intervention de la signature de la convention), d'autre part dès lors que le préfet des Alpes-Maritimes ne démontre pas d'intérêt lui donnant qualité pour agir à l'encontre de la délibération litigieuse ;

- à titre subsidiaire : que la requête a perdu son objet dès lors que la délibération dont la suspension de l'exécution est demandée a produit ses effets ;

- à titre plus subsidiaire : que l'unique moyen invoqué n'est pas fondé.

Vu la requête au fond, enregistrée au greffe du tribunal sous le n°2304703.

2°) Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 26 septembre et 17 octobre 2023 sous le n°2304707, le préfet des Alpes-Maritimes demande au juge des référés la suspension de l'exécution de la convention de partenariat conclue le 22 mai 2023 entre la commune de Cannes et l'association " JFB International Horse Show ", pour l'organisation du Jumping international de Cannes (édition 2023), jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette convention.

Le préfet soutient que :

- la requête n'a pas perdu son objet dès lors que la subvention litigieuse n'a pas été versée ;

- la subvention accordée par la commune de Cannes à l'association " JFB International Horse Show ", d'un montant de 316 500 euros, est illégale dès lors qu'elle constitue une aide d'Etat soumise à obligation de notification ;

- la manifestation subventionnée ne constitue pas un service d'intérêt économique général ;

- aucune exemption de l'obligation de notification de la subvention n'est possible compte tenu du montant de celle-ci.

Par un mémoire en défense, enregistré le 13 octobre 2023, la commune de Cannes, prise en la personne de son maire en exercice, représentée par Me Zimmer, conclut principalement à l'irrecevabilité de la requête et subsidiairement à son rejet au fond.

La commune soutient :

- à titre principal : que la requête est irrecevable dès lors que la requête au fond est elle-même irrecevable (car ne pouvant faire l'objet que d'un recours devant le juge du contrat et non d'un recours fondé sur les dispositions de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales) ;

- à titre subsidiaire : d'une part, que le préfet ne justifie pas de l'urgence à suspendre l'acte attaqué, et d'autre part que l'unique moyen invoqué n'est pas fondé.

Par un mémoire en défense, enregistré le 16 octobre 2023, l'association " JFB International Horse Show ", prise en la personne de son président en exercice, représentée par Me Dalibard, conclut principalement à l'irrecevabilité de la requête, subsidiairement au non-lieu à statuer sur ladite requête, plus subsidiairement au rejet de celle-ci, et en tout état de cause à la mise à la charge de l'Etat d'une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

L'association soutient :

- à titre principal : que la requête est irrecevable dès lors que le préfet des Alpes-Maritimes ne démontre pas d'intérêt lui donnant qualité pour agir à l'encontre de la convention litigieuse ;

- à titre subsidiaire : que la requête a perdu son objet dès lors que la convention dont la suspension de l'exécution est demandée a produit ses effets ;

- à titre plus subsidiaire : que l'unique moyen invoqué n'est pas fondé.

Vu la requête au fond, enregistrée au greffe du tribunal sous le n°2304706.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- la loi du 12 avril 2000 relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les administrations ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Silvestre-Toussaint-Fortesa, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référés.

Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience publique du 17 octobre 2023 à 11 heures.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Silvestre-Toussaint-Fortesa, juge des référés ;

- les observations de M. A, pour le préfet des Alpes-Maritimes, qui persiste dans ses écritures et soutient en outre :

* que la condition d'urgence ne peut être opposée au préfet ;

* sur l'objet du litige : que la délibération attaquée du conseil municipal de Cannes n'a pas été entièrement exécutée dès lors que le versement de la subvention litigieuse n'a pas eu lieu ;

* sur l'exception de recours parallèle : qu'en admettant que la requête au fond visant la convention litigieuse relèverait du recours devant le juge du contrat, celui-ci serait en tout état de cause recevable ;

- les observations de Me Zimmer, pour la commune de Cannes, qui persiste également dans ses écritures et soutient en outre :

* que le recours visant la convention litigieuse relève du recours devant le juge du contrat dès lors que l'objet de ladite convention va au-delà de l'octroi de la subvention litigieuse (comprenant notamment l'occupation du domaine public) ;

* sur l'objet du litige : que la délibération attaquée du conseil municipal de Cannes a été entièrement exécutée dès lors que la convention de partenariat a été signée ;

* en ce qui concerne le doute sérieux sur la légalité des actes attaqués : que le marché pertinent pour l'appréciation de l'existence d'une aide d'Etat n'est pas défini, alors que ce marché ne peut être qu'européen ;

- les observations de Me Giraud, pour l'association " JFB International Horse Show ", qui persiste également dans ses écritures et soutient en outre :

* sur l'objet du litige : que la convention de partenariat litigieuse a été signée et que l'évènement pour lequel la subvention a été octroyée a déjà eu lieu ;

* en ce qui concerne le doute sérieux sur la légalité des actes attaqués : que la subvention qui lui a été accordée était régulière au regard de la loi du 12 avril 2000 et ne constituait nullement une aide d'Etat ;

La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Dans le cadre de l'organisation du Jumping international de Cannes (édition 2023), le conseil municipal de la commune de Cannes a, par une délibération en date du 24 avril 2023, décidé d'attribuer une subvention de 316 500 euros à l'association " JFB International Horse Show ", et a autorisé le maire de la commune à signer une convention de partenariat avec ladite association, fixant les modalités d'attribution de ladite subvention, convention qui a été conclue le 22 mai 2023. Par les requêtes enregistrées sous les numéros 2304705 et 2304707, le préfet des Alpes-Maritimes demande au juge des référés de prononcer, d'une part, la suspension de l'exécution de la délibération susmentionnée et, d'autre part, la suspension de l'exécution de la convention susmentionnée, jusqu'à ce qu'il soit statué sur leur légalité.

Sur la jonction :

2. Les requêtes n°2304705 et 2304707 introduites par le préfet des Alpes-Maritimes présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a dès lors lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.

Sur les conclusions aux fins de suspension :

3. En premier lieu, une décision qui a pour objet l'attribution d'une subvention constitue un acte unilatéral qui crée des droits au profit de son bénéficiaire. Indépendamment des actions indemnitaires qui peuvent être engagées contre la personne publique, les recours relatifs à une subvention, qu'ils aient en particulier pour objet la décision même de l'octroyer, quelle qu'en soit la forme, les conditions mises à son octroi par cette décision ou par la convention conclue en application des dispositions précitées de la loi du 12 avril 2000 relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les administrations, ou encore les décisions de la personne publique auxquelles elle est susceptible de donner lieu, notamment les décisions par lesquelles la personne publique modifie le montant ou les conditions d'octroi de la subvention, cesse de la verser ou demande le remboursement des sommes déjà versées, ne peuvent être portés que devant le juge de l'excès de pouvoir, par le bénéficiaire de la subvention ou par des tiers qui disposent d'un intérêt leur donnant qualité à agir. Un tel recours pour excès de pouvoir peut être assorti d'une demande de suspension de la décision litigieuse, présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales : " Le représentant de l'Etat dans le département défère au tribunal administratif les actes mentionnés à l'article L. 2131-2 qu'il estime contraires à la légalité dans les deux mois suivant leur transmission () ". Lorsque, dans le délai de deux mois indiqué à l'article L. 2131-6 précité, le préfet, préalablement à l'introduction d'un recours en contestation de la validité d'un contrat, saisit l'autorité compétente d'un recours gracieux, celui-ci interrompt le délai de recours contentieux. Et aux termes du premier alinéa de l'article L. 554-1 du code de justice administrative : " Les demandes de suspension assortissant les requêtes du représentant de l'Etat dirigées contre les actes des communes sont régies par le 3e alinéa de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales ci-après reproduit : " Art. L. 2131-6, alinéa 3.- Le représentant de l'Etat peut assortir son recours d'une demande de suspension. Il est fait droit à cette demande si l'un des moyens invoqués paraît, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'acte attaqué. Il est statué dans un délai d'un mois. " () ".

5. En troisième lieu, et en l'espèce, premièrement, il ressort des écritures de la requête n°2304707, aux fins de suspension de l'exécution de la convention conclue entre la commune et l'association " JFB International Horse Show ", qui sont identiques aux écritures de la requête n°2304705, aux fins de suspension de l'exécution de la délibération en date du 24 avril 2023 du conseil municipal de la commune de Cannes, que le préfet des Alpes-Maritimes a entendu contester, tant par lesdites requêtes que par les requêtes au fond visant lesdits actes, l'octroi à l'association " JFB International Horse Show " d'une subvention de 316 500 euros, dans le cadre de l'organisation du Jumping international de Cannes (édition 2023). Or, ainsi qu'il a été dit au point 4 de la présente ordonnance, les recours relatifs à une subvention, qu'ils aient notamment pour objet la décision même de l'octroyer ou les conditions mises à son octroi par cette décision ou par la convention conclue à cet effet, ne peuvent être portés que devant le juge de l'excès de pouvoir. Deuxièmement, la commune de Cannes et l'association " JFB International Horse Show " ne sont pas fondées à soutenir que lesdites requêtes auraient perdu leur objet en raison de la signature, le 22 mai 2023, de la convention de partenariat entre la commune et ladite association, fixant les modalités d'attribution de la subvention litigieuse, dès lors qu'il est constant, ainsi que l'ensemble des parties en sont convenues à la barre, que ladite subvention n'a pas encore été versée à la date de l'ordonnance. Enfin troisièmement, en l'état de l'instruction, l'unique moyen soulevé, tiré de ce que la subvention accordée par la commune de Cannes à l'association " JFB International Horse Show ", d'un montant de 316 500 euros, serait illégale dès lors qu'elle constituerait une aide d'Etat soumise à obligation de notification, n'est pas de nature à faire naître un doute sérieux sur la légalité des actes attaqués. Par suite, et alors que la condition d'urgence est présumée, tel que cela résulte des dispositions précitées, et sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir soulevées en défense, il y a lieu de rejeter les conclusions susmentionnées.

Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

6. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de l'association " JFB International Horse Show " en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Les requêtes n°2304705 et 2304707 introduites par le préfet des Alpes-Maritimes sont rejetées.

Article 2 : Les conclusions de l'association " JFB International Horse Show " présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée au préfet des Alpes-Maritimes, à la commune de Cannes et à l'association " JFB International Horse Show ".

Fait à Nice, le 18 octobre 2023

Le juge des référés,

signé

F. Silvestre-Toussaint-Fortesa

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Par délégation, la greffière

N°s 2304705 et 2304707

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions