mardi 14 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2305305 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SELARL BRUNEL-CASTELLACCI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 25 octobre 2023, Mme F E, M. G B et Mme D B demandent au juge des référés, statuant en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision en date du 13 octobre 2023 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a accordé le concours de la force publique, à compter du 26 octobre 2023, pour assurer leur expulsion du logement qu'ils occupent, situé 148 Chemin de la Chapelle Saint-Antoine, à Tourrettes-sur-Loup (06140).
Ils soutiennent que :
- la condition d'urgence est remplie, dès lors qu'aucune solution alternative de logement ne leur a été proposée et qu'ils sont dans la précarité ;
- il existe des moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
* incompétence du signataire de la décision attaquée ;
* vice de procédure ;
* défaut d'examen sérieux de leur situation ;
* erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 novembre 2023, le préfet des Alpes-Maritimes conclut au rejet de la requête dès lors que :
- la décision litigieuse a reçu entière exécution (les requérants ayant été expulsés le 27 octobre 2023) ;
- l'urgence n'est pas établie ;
- aucun moyen n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
Par un mémoire, enregistré le 14 novembre 2023, M. A C, représenté par Me Castellacci, conclut au non-lieu à statuer sur la présente requête (dès lors que les requérants ont été expulsés le 27 octobre 2023) et à ce qu'une somme de 1 000 euros soit mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête n°2305303 par laquelle les requérants demandent l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code des procédures civiles d'exécution ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Silvestre-Toussaint-Fortesa, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 14 novembre 2023 à 14 h 00 :
- le rapport de M. Silvestre-Toussaint-Fortesa, juge des référés ;
- et les observations de Me Pradelles, substituant Me Castellacci, pour M. C, qui persiste dans ses écritures.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ". Aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ".
2. Mme F E, M. G B et Mme D B demandent au juge des référés, statuant en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision en date du 13 octobre 2023 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a accordé le concours de la force publique, à compter du 26 octobre 2023, pour assurer leur expulsion du logement qu'ils occupent, situé 148 Chemin de la Chapelle Saint-Antoine, à Tourrettes-sur-Loup, à la suite d'une décision d'expulsion rendue le 16 mai 2023 par le tribunal judiciaire de Grasse.
Sur l'objet du litige :
3. Par son mémoire, enregistré le 14 novembre 2023, soit le jour de la présente audience, le préfet des Alpes-Maritimes a, bien tardivement, précisé que la décision litigieuse a reçu entière exécution, les requérants ayant été expulsés le 27 octobre 2023. Par suite, les conclusions aux fins de suspension de la requête sont devenues sans objet et il n'y a dès lors plus lieu d'y statuer.
Sur les frais liés au litige :
4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a en tout état de cause pas lieu de faire droit aux conclusions formées par M. C en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la requête présentée par Mme F E, M. G B et Mme D B.
Article 2 : Les conclusions formées par M. C en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme F E, à M. G B, à Mme D B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée à M. A C et au préfet des Alpes-Maritimes.
Fait à Nice, le 14 novembre 2023.
Le juge des référés,
signé
F. Silvestre-Toussaint-Fortesa
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Par délégation, la greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026