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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2305876

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2305876

mardi 12 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2305876
TypeDécision
RecoursExécution d'un jugement
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantBONACORSI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par un jugement n° 1902695 du 15 mars 2022, le tribunal administratif de Nice a annulé la décision implicite du préfet des Alpes-Maritimes rejetant la demande de titre de séjour que lui a présentée M. B A et a enjoint à la même autorité administrative de réexaminer la situation du requérant dans le délai de deux mois.

Par une requête enregistrée le 15 mai 2023, M. B A, représenté par Me Bonacorsi, demande au tribunal :

- de prononcer une astreinte de 150 euros par jour de retard si, dans le délai d'un mois, le préfet des Alpes-Maritimes n'a pas réexaminé sa situation.

Il soutient que le préfet des Alpes-Maritimes n'a pas réexaminé sa situation alors qu'il a complété, le 30 mai 2022, son dossier de demande de titre de séjour, à la demande des services de la préfecture.

Par une ordonnance en date du 24 novembre 2023, la présidente du tribunal administratif a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle.

Par un mémoire en défense enregistré le 7 février 2024, le préfet des Alpes-Maritimes demande au tribunal de constater qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions du requérant.

Le préfet fait valoir qu'un titre de séjour, valable jusqu'au 7 juillet 2024, a été délivré au requérant.

Vu les pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique du 20 février 2024, le rapport de M. Pascal, président-rapporteur.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 911-4 du code de justice administrative :

1. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. / Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte ".

2. Par un jugement n° 1902695 du 15 mars 2022, le tribunal administratif de Nice a annulé le refus implicite du préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à M. A un titre de séjour et a enjoint à la même autorité administrative de réexaminer la demande du requérant dans le délai de deux mois.

3. Il ressort des pièces du dossier que le préfet des Alpes-Maritimes a délivré à M. A une carte de séjour temporaire, valable du 8 juillet 2023 au 7 juillet 2024. Par un courrier du 7 février 2024, enregistré le même jour, M. A a déclaré se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

D E C I D E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. A.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet des Alpes-Maritimes.

Délibéré après l'audience du 20 février 2024, à laquelle siégeaient :

M. Pascal, président,

Mme Chaumont, conseillère,

Mme Duroux, conseillère,

assistés de Mme Gialis greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 mars 2024.

Le président-rapporteur

signé

F. Pascal L'assesseure la plus ancienne,

signé

A.-C. Chaumont

La greffière,

signé

E. Gialis

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme

Le Greffier en Chef,

Ou par délégation, la greffière

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Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.

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Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.

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