lundi 4 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2400397 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Magistrat Mme GUILBERT |
| Avocat requérant | ALMAIRAC |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête n° 2400397 et un mémoire, enregistrés le 24 janvier 2024 et le 10 février 2024, M. D, représenté par Me Almairac, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 10 janvier 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes lui a fait obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours et a fixé son pays de renvoi ;
3°) d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'arrêté en litige est signé par une autorité incompétente;
- il est entaché d'un défaut de motivation;
- il est entaché d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- il est entaché d'erreur de droit ;
- il méconnaît les dispositions de l'article L. 541-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations des articles 3 et 8 de convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation.
La requête a été communiquée au préfet des Alpes-Maritimes, qui n'a pas produit de mémoire en défense.
II.Par une requête n° 2400398 et un mémoire, enregistrés le 24 janvier 2024, le 10 février 2024, Mme A C, représentée par Me Almairac, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 10 janvier 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes lui a fait obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours et a fixé son pays de renvoi ;
3°) d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761 1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- l'arrêté en litige est signé par une autorité incompétente;
- il est entaché d'un défaut de motivation;
- il est entaché d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- il est entaché d'erreur de droit ;
- il méconnaît les dispositions de l'article L. 541-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations des articles 3 et 8 de convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation.
La requête a été communiquée au préfet des Alpes-Maritimes, qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu :
- les autres pièces des dossiers ;
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Guilbert, conseillère, pour statuer en qualité de juge du contentieux de l'éloignement sur les requêtes instruites selon les dispositions de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Guilbert, magistrate désignée,
- et les observations de Me Begon substituant Me Almairac, qui soutient que les requérants disposent de documents nouveaux attestant de la menace qu'ils encourent ;
- le préfet des Alpes-Maritimes n'étant ni présent, ni représenté.
Les parties ont été informées, en application de l'article R.611-7 du code de justice administrative de ce que le magistrat désigné était susceptible de se fonder sur le moyen relevé d'office tiré de ce que suite à la délivrance aux intéressés d'attestations de demandeurs d'asile, le présent litige avait perdu son objet.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Les affaires n°2400397 et 2400398 ayant fait l'objet d'une instruction commune, il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.
2. M. B et Mme C déclarent être entrés en France pour y déposer une demande d'asile en mai 2019, accompagnés de leurs trois enfants. Leur demande a été rejetée par l'office français de protection des réfugiés et apatrides, puis par la cour nationale du droit d'asile, le 8 décembre 2023. Par deux arrêtés du 10 janvier 2024, dont ils demandent l'annulation, le préfet des Alpes-Maritimes a refusé de les admettre au séjour en qualité de demandeurs d'asile, leur a fait obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours et a fixé leur pays de renvoi.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
3. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ".
4. Compte tenu de l'urgence, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'admettre provisoirement M. B et Mme C au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction :
5. Il ressort des pièces du dossier que le 12 février 2024, soit postérieurement à l'enregistrement des requêtes, le préfet des Alpes-Maritimes a admis les requérants à déposer une demande de réexamen de leur demande d'asile et leur a délivré les attestations correspondantes. Ce faisant, il a abrogé implicitement mais nécessairement les décisions attaquées, de sorte qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions présentées par les requérants à fins d'annulation et d'injonction.
Sur les frais liés à l'instance :
6. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par les requérants en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : M. B et Mme C sont admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2: Il n'y a plus lieu de statuer sur les conslusions à fins d'annulation et d'injonction de M. B et Mme C.
Article 3: Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.
Article 4: Le présent jugement sera notifié à M. E B, à Mme A C, à Me Almairac et au préfet des Alpes-Maritimes.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer et au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Nice.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 mars 2024.
La magistrate désignée,
signé
L. GuilbertLa greffière,
signé
H. Diaw
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne
ou à tous commissaires de justice en ce qui concerne les voies de droit commun,
contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le Greffier en Chef,
Ou par délégation, le Greffier,
2 et 2400398
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026