lundi 18 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2400774 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | JEAN-JOEL GOVERNATORI AVOCAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire en réplique enregistrés les 12 février et 14 mars 2024, M. D B, représentée par Me Grech, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L.521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté du 27 juin 2023 par lequel la commune de Saint-Laurent-du-Var (06700) a délivré au nom de l'Etat, un permis de construire pour la construction d'une maison individuelle et d'une piscine sur l'unité foncière cadastrée Section AW n° 299 sise 300, allée des Cigales, dite commune, dont M. A C est propriétaire, et de la décision implicite née du silence gardé sur le recours gracieux du 23 août 2023, reçu le 24 août 2023 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 7 000 euros, en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
1°) s'agissant de son intérêt à agir, sa propriété n'est pas seulement une exploitation agricole, mais un domaine familial voisin de la propriété du pétitionnaire ;
2°) s'agissant de la condition d'urgence :
- la condition est remplie au titre de la présomption instituée par les dispositions de l'article L.600-3 du code de l'urbanisme ; ;
- la condition est remplie compte tenu du commencement des travaux entrepris par le pétitionnaire, tel qu'il ressort notamment des constats de commissaire de justice des 25 janvier et 5 février 2024 ;
3°) s'agissant de l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
- le terrain d'assiette a fait l'objet par le passé de nombreux abattages d'arbres et de mouvements de sols importants, initiés notamment par les anciens propriétaires, ayant entrainé un certain nombre de visites, verbalisations et interruptions de travaux ; la remise en état des lieux qui s'impose depuis tout ce temps n'est toujours pas intervenue à ce jour, ce qui a d'ailleurs motivé, entre autres motifs, le refus de permis de construire du 16 novembre 2020 ; le nouveau propriétaire, M. A C, n'a pas davantage procédé à une telle remise en état, ni dans les faits, ni même dans sa demande de permis de construire ; l'abattage de grands arbres, tel que constaté récemment par le commissaire de justice, lui est en outre nécessairement imputable et implique que les infractions commises par le passé, non seulement n'ont toujours pas été régularisées et ne pouvaient permettre la moindre délivrance d'un permis de construire; or, l'intégralité du terrain d'assiette était initialement classée en zone EBC ;
- le projet ne prévoit ni voie d'accès interne, ni aire ou té de retournement, en méconnaissance des prescriptions applicables aux opérations d'urbanisme individuelle en zone B2 du plan de prévention des risques d'incendie de forêt de Saint-Laurent-du-Var ;
- l'emprise des constructions dépasse le coefficient d'emprise au sol de 20% autorisé par le plan local d'urbanisme métropolitain (art. 2.1.1.) ;
- l'édicule d'ascenseur positionné sur le toit ne peut être regardé comme étant un " élément de superstructure " au sens du plan local d'urbanisme métropolitain, dès lors qu'il n'est pas dissocié de la façade en pierres, laquelle constitue ainsi un ouvrage à part entière que le pétitionnaire a lui-même qualifié de " tour " " lancée vers le ciel ", or, cette " tour " présente une hauteur de 8,45 mètres, allant bien au-delà de la hauteur autorisée de 7 mètres ; cette tour imposante et " lancée vers le ciel " créé un effet de " monumentalité ", contraire aussi bien au plan local d'urbanisme métropolitain prévoyant que les édicules doivent être " placés de manière à limiter au maximum leur impact visuel depuis l'espace public " (art. 2.1.2 et 2.2.7), qu'aux dispositions de l'article R.111-27 du code de l'urbanisme en ce qu'elle porte manifestement " atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales " ;
- le style architectural de la maison projetée, qui est notamment dotée d'une toiture plate agrémentée d'une " tour ", détonne totalement avec les maisons individuelles les plus proches, situées à l'Est ou au Sud, toutes assorties d'une toiture en pente(s), en méconnaissance des dispositions des articles 2.2.2 et 2.2.4 du plan local d'urbanisme métropolitain, et R.111-27 du code de l'urbanisme ;
- les énonciations contenues dans la notice explicative, suivant lesquelles la maison " consiste en deux niveaux d'habitation d'environ 90 m² " et " d'un sous-sol technique et de rangement " (dont un " local stationnement vélos "), sont inexactes, le formulaire Cerfa faisant état d'une surface de plancher créée de 270 m² à destination de " logement ", en sorte que l'intégralité du sous-sol est appelée à être aménagée en espace habitable, ce qui peut d'ailleurs s'analyser comme une tentative de manœuvre destinée à tromper l'administration ;
- le projet méconnaît la trame verte et bleue du plan local d'urbanisme métropolitain (art. 2.2. et 2.2.1.), dès lors que la maison n'est pas du tout en harmonie avec les constructions alentours, que le projet prévoit des mouvements de sols considérables, de l'ordre de plusieurs centaines de m³ (210 m³ de déblais et 100 m³ de remblais !), ce qui avait d'ailleurs motivé le refus de permis de construire du 28 mars 202 ;
- le mur censé soutenir la reconstruction de la butte historique (ce qui a visiblement été " expressément demandé " au pétitionnaire sans qu'on sache exactement par qui et pourquoi), non seulement ne respecte pas les règles de prospect (l'extrémité de ce mur allant même jusqu'à se trouver au droit du chemin piétonnier), mais ne comporte en outre aucune ouverture ou aspérité de nature à permettre la libre circulation de la petite faune, constituant ainsi un obstacle à leur passage, en n méconnaissance des dispositions des articles 2.1.3 et 2.2.9 du plan local d'urbanisme métropolitain ;
- alors que le plan local d'urbanisme métropolitain (art. 2.2.5.) prévoit sous la forme impersonnelle, mais néanmoins impérative, qu'" On évitera la multiplication d'ouvertures de tailles différentes ", le pétitionnaire a quant à lui visiblement évité d'éviter de le faire ;
- alors que le projet aboutit à une forte minéralisation des sols, il n'est prévu strictement aucun dispositif d'assainissement et d'évacuation des eaux pluviales : ni bassin de rétention, ni autres ouvrages alternatifs (noue ; tranchée ; puit d'infiltration) tels que préconisés dans les espaces concernés par la " trame verte et bleue ", en méconnaissance des dispositions de l'article 3.2.2 du plan local d'urbanisme métropolitain et du règlement d'assainissement métropolitain, et de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme ;
- le projet ne prévoit toujours pas de dispositif de compostage, ce qui avait fait l'objet d'un motif de refus dans l'arrêté de refus de permis de construire du 28 mars 2023, celui-ci ayant subitement disparu depuis ;
- le dossier de demande de permis de construire est particulièrement lacunaire ; il est difficile d'y trouver des plans permettant de se faire une idée précise des ouvrages en partie Est de la propriété qui confronte la zone naturelle et EBC, les plans censés faire apparaître l'état initial et l'état futur du terrain sont tronqués et insuffisants pour appréhender correctement l'impact de la construction, mais surtout, le dossier contient un seul document graphique d'insertion, et ne permet donc pas d'apprécier cette construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages ainsi que son impact visuel, aucun de ces éléments n'y figurant, ni construction voisine, ni paysages, en méconnaissance de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme.
Par un mémoire en défense enregistré le 12 mars 2024, le préfet des Alpes-Maritimes conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
1°) s'agissant de l'urgence, elle n'est pas établie, dès lors que c'est plusieurs mois après la délivrance et l'affichage du permis que le requérant a saisi le juge des référés et l'imminence de l'engagement des travaux ne la caractérise pas ;
2°) sur l'existence de moyen de nature à caractériser un doute sérieux sur la légalité du permis de construire :
- il n'est pas démontré en quoi les suppressions d'arbres invoquées étaient de nature à justifier un refus de permis ;
- le requérant ne se réfère à aucune disposition précise du plan de prévention des risques d'incendies de forêts ;
- le moyen tiré d'un dépassement du coefficient d'emprise au sol procède d'une interprétation erronée de la notion de construction constitutive d'emprise au sol ;
- les moyens tenant aux caractéristiques de la toiture et de son utilisation manquent en fait ;
- le moyen concernant l'édicule d'ascenseur procède d'une application erronée du plan local d'urbanisme métropolitain ;
- s'agissant de la toiture végétalisée, la construction projetée ne s'insère pas exclusivement dans un village provençal composé de maisons avec toits en tuiles, mais dans un environnement comprenant aussi nombre de constructions modernes ;
- vouloir aménager le sous-sol n'a pas d'incidence sur la légalité du permis et il ne peut être reproché au pétitionnaire d'avoir inclus le sous-sol parmi les surfaces de plancher ;
- les moyens tirés de la violation des dispositions des articles 2.2., 2.1.3., 2.1.9. et 2.2.5. du plan local d'urbanisme métropolitain manquent en fait ;
- la Métropole a émis deux avis favorables concernant le dispositif d'absorption des eaux pluviales ;
- aucun dispositif de compostage ne pouvait être imposé au pétitionnaire ;
- le moyen tiré du caractère incomplet du dossier au regard des dispositions de l'article R.431-10 du code de l'urbanisme manque en droit.
Par un mémoire en défense enregistré le 14 mars 2024, M. A C, représenté par Me Governatori, conclut au rejet de la requête et à la condamnation de M. B à lui payer la somme de 3 500 euros en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
1°) le requérant est dépourvu d'intérêt pour agir, sa parcelle étant occupée par une exploitation agricole et non des locaux d'habitation, qui ne saurait souffrir de la présence de la construction autorisée ; le requérant se plein essentiellement des désagréments causés par les futurs travaux et non du projet ; sur le site, existe déjà plusieurs immeubles comportant plusieurs étages ;
2°) l'urgence n'est pas établie, le commencement de travaux invoqué par le requérant ne présentant aucun caractère dommageable irréversible ;
3°) sur l'existence de moyen de nature à caractériser un doute sérieux sur la légalité du permis de construire :
- le refus de permis de construire invoqué par le requérant ne concerne en aucun cas celui du concluant ; les verbalisations retenues à l'encontre des anciens propriétaires de la parcelle du concluant ne peuvent être retenues comme arguments attestant d'une absence de régularisation d'infractions d'urbanisme ;
- afin de s'assurer que la présence de véhicules garés n'entraverait pas l'accès au site à défendre par des véhicules de secours, il a été procédé à des simulations de braquage sur site, qui ont démontré la possibilité d'accéder au site ; l'arrêté portant délivrance du permis de construire a d'ailleurs été pris après avis du service départemental d'incendie et de secours des Alpes-Maritimes en date du 12 mai 2023 qui n'émet aucune opposition au projet ;
- s'agissant de la surface de plancher à destination de logement, le total de 270 m² correspond bien aux indications fournies dans le formulaire Cerfa ;
- le plan local d'urbanisme métropolitain prévoit pour la zone UFb4, sur laquelle est située la parcelle, un coefficient maximum d'emprise au sol de 20 % ; or, le nouveau permis de construire a régularisé le coefficient maximum d'emprise au sol en apportant des modifications concernant les places de parking, ce qui a permis de diminuer le coefficient pour le ramener à un pourcentage inférieur aux 20 % maximum imposés par le plan local d'urbanisme métropolitain ;
- l'acrotère/édicule servira en priorité à entretenir la toiture végétalisée ; l'ouvrage représente donc bien un " élément de superstructure " au sens du plan local d'urbanisme métropolitain, et non un " ouvrage à part entière ", sans contrevenir à l'article R.111-27 du code de l'urbanisme ;
- la création d'un mur au soutien de la reconstruction de la butte historique répond à l'observation faite par la commune de Saint-Laurent-du-Var lors de la demande de déclaration préalable visant la création d'un accès au terrain ; le mur créé servira à maintenir la terre de la butte, permettant ainsi sa reconstruction ;
- le mur comportant des ouvertures de différentes taille n'est pas visible de la rue, de sorte que l'unité de la façade côté rue est bien respectée ;
- un seul mouvement de terrain doit être réalisé, consistant en la création d'une zone plate devant et autour de la maison, uniquement sur trois faces, zone qui doit permettre l'accès à la maison à des personnes à mobilité réduite ; il ne saurait dès lors être question que d'un mouvement de terre réduit au minimum nécessaire, de façon à permettre l'accès au logement à des personnes à mobilité réduite ;
- un bassin de rétention ou des ouvrages alternatifs, de type noue, tranchée ou puit d'infiltration ne sont ni obligatoires, ni nécessaires comme dispositifs d'assainissement ;
- le document Cerfa ne requiert qu'un seul document graphique d'insertion, ce qui a été confirmé par l'architecte en charge du dépôt de dossier ;
- si dans le premier permis de construire, la présence d'un dispositif de compostage faisait défaut, cette irrégularité a été régularisé dans le nouveau permis de construire, qui prévoit bien un dispositif.
La procédure a été communiquée à la commune de Saint-Laurent-du-Var qui n'a pas formulé d'observations.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 21 décembre 2023, sous le numéro 2306364 par laquelle M. B demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Taormina, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu, au cours de l'audience publique du 14 mars 2024 :
- le rapport de M. Taormina, vice-président ;
- et les observations de Me Grech pour M. B et de Me Governatori pour M. C, le préfet des Alpes-Maritimes n'étant ni présent, ni représenté et la commune de Saint-Laurent-du-Var n'étant pas représentée.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L.521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
2. En l'état de l'instruction, aucun des moyens soulevés par M. B, tel qu'énoncé dans les visas de la présente ordonnance, n'est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté du 27 juin 2023 par lequel la commune de Saint-Laurent-du-Var (06700) a délivré au nom de l'Etat, un permis de construire pour la construction d'une maison individuelle et d'une piscine sur l'unité foncière cadastrée Section AW n° 299 sise 300, allée des Cigales, dite commune, dont M. A C est propriétaire. Dès lors, sans qu'il soit besoin de statuer sur la condition relative à l'urgence ou la fin de non-recevoir opposée en défense tirée du défaut d'intérêt à agir de M. B, les conclusions de ce dernier, présentées sur le fondement de l'article L.521-1 du code de justice administrative doivent être rejetées, ensemble celles formulées au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
3. Il n'y a pas lieu dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. B une somme réclamée par M. C au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions formulées par M. C au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D B, au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires. et à M. A C.
Copie en sera adressé à la commune de Saint-Laurent-du-Var et au préfet des Alpes-Maritimes.
Fait à Nice, le 18 mars 2024.
La juge des référés,
Signé
G. Taormina
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière.
N°2400774
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026