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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2400819

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2400819

jeudi 29 février 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2400819
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantLAIFA

Texte intégral

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Vu la requête au fond, enregistrée le 9 février 2024 sous le n° 2400820.

Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné M. Emmanuelli, président de la 3ème chambre, pour statuer sur les demandes de référés.

Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 28 février 2024, à laquelle les parties avaient été régulièrement convoquées :

- le rapport de M. Emmanuelli, juge des référés ;

- les observations de Me Laïfa, pour M. B A G ;

- et les observations de M. C D, juriste au sein du service juridique et du contentieux, direction des affaires juridiques du conseil départemental des Alpes-Maritimes.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A G, ressortissant tunisien né le 18 octobre 2005 à Kébili (Tunisie), a été pris en charge le 14 décembre 2022, en sa qualité de mineur non accompagné, par les services de l'aide sociale à l'enfance (ASE) du département des Alpes-Maritime. M. A G a signé un contrat d'apprentissage en boulangerie le 6 juillet 2023 au sein du centre de formation d'apprentis (CFA) Métropole Nice Côte d'Azur. Avant sa majorité, l'intéressé a formé une demande de contrat " jeune majeur ", pour une durée de trois mois. M. A G demande au juge des référés de prononcer, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 30 novembre 2023 par laquelle le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes a refusé de poursuivre sa prise en charge.

Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente ou son président () ". Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de prononcer l'admission provisoire de M. B A G à l'aide juridictionnelle.

Sur la fin de non-recevoir soulevée par le département des Alpes-Maritimes :

3. Il est constant, comme il a été dit au point 1., que le requérant a formé une demande de contrat " jeune majeur ", pour une durée de trois mois, commençant le jour de sa majorité, soit le 18 octobre 2023. Le bénéfice éventuel tiré de l'octroi d'un tel contrat expirait donc le 18 janvier 2024. Il s'ensuit que la requête de M. A G tendant à la suspension de l'exécution de la décision du 30 novembre 2023, introduite le 9 février 2024, est tardive et ne peut, dès lors, qu'être rejetée.

Sur les frais d'instance :

4. Compte-tenu de ce qui précède, le département des Alpes-Maritimes n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante. Il n'y a donc pas lieu de mettre à sa charge la somme que demande M. A G au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. A G est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A G, à Me Laïfa et au conseil départemental des Alpes-Maritimes.

Fait à Nice le 29 février 2024.

Le juge des référés

Signé

O. Emmanuelli

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

ou par délégation le greffier

2400819

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