mardi 4 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2402936 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Magistrat M.HOLZER |
| Avocat requérant | SERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 3 et 4 juin 2024, M. B A, retenu au centre de rétention administrative de Nice et représenté par Me Della Sudda, demande au tribunal :
1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'ordonner au préfet des Alpes-Maritimes la communication de son entier dossier ;
3°) d'annuler l'arrêté du 1er juin 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a prolongé de deux ans l'interdiction de retour sur le territoire français qui avait été prononcée à son encontre par un arrêté du 27 janvier 2023 ;
4°) d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer, dans l'attente de ce réexamen, une autorisation provisoire de séjour ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 800 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 à verser à son avocate, sous les réserves que cette dernière renonce à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle et de son admission définitive à cette aide juridictionnelle.
Le requérant soutient :
- l'arrêté attaqué a été signé par une autorité incompétente faute pour le préfet des Alpes-Maritimes de justifier d'une délégation de signature régulière au profit de son signataire ;
- il est insuffisamment motivé ;
- le caractère stéréotypé de la motivation de l'arrêté litigieux a empêché un examen sérieux de sa situation personnelle ;
- l'arrêté attaqué a été pris à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors que son droit d'être entendu, garanti par l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, a été méconnu ;
- dès lors que sa situation personnelle n'a pas été prise en compte, le préfet des Alpes-Maritimes a entaché son arrêté d'une erreur de droit, d'une erreur de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- l'arrêté attaqué porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnaît les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et présente un caractère disproportionné ;
- il est entaché d'un défaut de base légale dès lors que la décision portant obligation de quitter le territoire français sur le fondement de laquelle sont intervenues tant la décision initiale portant interdiction de retour sur le territoire français que la décision litigieuse portant prolongation d'une telle mesure a cessé de produire ses effets en application des dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense enregistré le 4 juin 2024, le préfet des Alpes-Maritimes, représenté par la SELARL Serfaty - Venutti - Camacho - Cordier, conclut au rejet de la requête.
Le préfet des Alpes-Maritimes soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Holzer, conseiller, en application des dispositions de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour statuer sur les litiges visés audit article.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 4 juin 2024 à 15 heures 00 :
- le rapport de M. Holzer, magistrat désigné,
- les observations de Me Delle Sudda, représentant M. A,
- et les observations de M. A, assisté de Mme E, interprète en langue arabe.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Par sa requête, M. A, ressortissant tunisien né en 1995, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 1er juin 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a prolongé de deux ans l'interdiction de retour sur le territoire français qui avait été prononcée à son encontre par un arrêté du 27 janvier 2023 du préfet des Alpes-Maritimes.
Sur l'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. / () ".
3. En raison de l'urgence, il y a lieu d'admettre, à titre provisoire, M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur la communication par le préfet des Alpes-Maritimes de l'entier dossier de M. A :
4. Aux termes de l'article L. 614-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger peut demander au président du tribunal administratif ou au magistrat désigné à cette fin le concours d'un interprète et la communication du dossier contenant les pièces sur la base desquelles la décision contestée a été prise ".
5. En l'espèce, l'affaire est en état d'être jugée et le principe du contradictoire a été respecté. Il n'apparaît donc pas nécessaire, dans les circonstances de l'espèce, d'ordonner, avant de statuer sur la requête, la communication par le préfet des Alpes-Maritimes des pièces demandées par M. A.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
6. En premier lieu, l'arrêté litigieux du 1er juin 2024 a été signé par M. D C, adjoint au chef du bureau de l'éloignement et du contentieux du séjour de la préfecture des Alpes-Maritimes. Par un arrêté n° 2024-405 du 26 mars 2024, publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial n° 77-2024 de la préfecture des Alpes-Maritimes, accessible tant au juge qu'aux parties, M. C a reçu délégation de signature à l'effet de signer notamment, au nom du préfet des Alpes-Maritimes, les décisions portant interdiction de retour sur le territoire français incluant nécessairement les décisions de prolongation de ces mesures. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté comme manquant en fait.
7. En deuxième lieu, il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, prévoyant le droit à être entendu par l'autorité administrative, s'adresse uniquement aux institutions et organes de l'Union. Le moyen tiré de sa violation par une autorité d'un Etat membre est donc inopérant. Toutefois, il résulte également de cette jurisprudence que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Ce droit se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts. Il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente est tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause. Par ailleurs, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle une décision d'éloignement est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de cette décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.
8. En l'espèce, il ressort du procès-verbal d'audition du 26 janvier 2023 que M. A a été entendu par les services de police et a pu faire valoir ses observations notamment sur sa situation administrative en France avant l'adoption et la notification de l'arrêté du 27 janvier 2023 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a notamment prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée initiale de deux ans. S'il ne ressort d'aucune pièce du dossier que l'intéressé a été entendu une nouvelle fois préalablement à l'adoption de la décision litigieuse portant prolongation de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français prononcée le 27 janvier 2023, ce dernier ne précise pas, en tout état de cause, la nature des informations tenant à sa situation personnelle, familiale et administrative qu'il aurait été empêché de porter à la connaissance du préfet avant que ne soit prise la décision litigieuse, et qui, si elles avaient pu être communiquées à temps, auraient été de nature à faire obstacle à ladite décision. En outre, en se bornant à soutenir qu'au regard de la motivation de l'arrêté attaqué, les motifs pour lesquels il a quitté son pays d'origine et a rejoint le territoire français ne semblent pas avoir figuré dans la procédure, le requérant ne conteste pas utilement qu'il aurait été privé de manière effective de son droit d'être entendu, garanti par l'article 41 précité de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Par suite, le moyen invoqué en ce sens doit être écarté.
9. En troisième lieu, l'arrêté attaqué vise les dispositions dont le préfet des Alpes-Maritimes a fait application et notamment les dispositions des articles L. 612-6 à L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En outre, ce même arrêté comporte les considérations de fait qui en sont le fondement tirées essentiellement de ce que le requérant s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire français sans pouvoir démontrer avoir exécuté la mesure d'éloignement prononcée à son encontre par un arrêté du 27 janvier 2023. Dans ces conditions et dès lors que la régularité de la motivation de l'arrêté litigieux ne dépend pas du bien-fondé de ses motifs, le moyen tiré de ce que cet arrêté est insuffisamment motivé ne peut qu'être écarté.
10. En quatrième lieu, il ne ressort pas des éléments mentionnés au point précédent ni de la lecture de l'arrête attaqué que sa motivation serait stéréotypée et qu'il aurait été pris sans un examen sérieux et particulier de la situation personnelle du requérant dont le préfet des Alpes-Maritimes a rappelé les principaux éléments. Le moyen tenant au défaut d'un tel examen doit également être écarté.
11. En cinquième lieu, pour les mêmes motifs que ceux mentionnés au point précédent le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet des Alpes-Maritimes a entaché l'arrêté attaqué d'une erreur de droit, d'une erreur de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que sa situation personnelle n'aurait pas été prise en compte. Ces moyens, invoqués au demeurant de manière peu étayée, doivent être écartés.
12. En sixième lieu, aux termes de l'article 8 de cette même convention : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (). / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
13. En l'espèce, si le requérant soutient que l'arrêté attaqué méconnaît les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, il n'apporte toutefois aucun élément, ni aucune pièce à l'appui d'une telle allégation permettant au tribunal d'en apprécier le bien-fondé. En tout état de cause, il ressort des propres déclarations du requérant, recueillies dans le cadre de son audition du 26 janvier 2023 par les forces de police mentionnée au point 8 de ce jugement, qu'il est célibataire et sans enfant, qu'il ne dispose d'aucune ressource financière et qu'il se déclare sans domicile fixe. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que l'arrêté en litige porte une atteinte disproportionnée au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale garanti par les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
14. En septième lieu, aux termes de l'article L. 612-10 code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même () pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ". Aux termes de l'article L. 612-11 de ce même code : " L'autorité administrative peut prolonger l'interdiction de retour pour une durée maximale de deux ans dans les cas suivants : / 1° L'étranger s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire français alors qu'il était obligé de le quitter sans délai ; / () ".
15. En l'espèce, d'une part, il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté du 27 janvier 2023, le préfet des Alpes-Maritimes a prononcé à l'encontre du requérant une obligation de quitter le territoire français dont l'intéressé ne conteste pas ne pas avoir exécuté. D'autre part, il résulte de ce qui a été dit au point 13 de ce jugement que M. A ne justifie de la réalité et de l'intensité d'aucun lien personnel ou familial en France. Enfin, il est constant que le requérant a été condamné par le tribunal correctionnel de Grasse en mai 2023 et novembre 2023 pour des faits de tentative de vol, de conduite d'un véhicule en état d'ivresse manifeste et de délit de fuite après un accident par conducteur de véhicule terrestre. Dans ces conditions, M. A qui relevait des dispositions précitées du 1° de l'article L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire français alors qu'il était obligé de le quitter sans délai en application de l'arrêté précité du 27 janvier 2023 et qui ne fait état d'aucune circonstance humanitaire, n'est pas fondé à soutenir que le préfet des Alpes-Maritimes a fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ce moyen doit être écarté.
16. En huitième lieu, pour les mêmes motifs que ceux mentionnés au point précédent, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision litigieuse portant prolongation de l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans présente un caractère disproportionné. Le moyen invoqué en ce sens doit être écarté.
17. En dernier lieu, si le requérant se prévaut de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire française prise à son encontre et sur le fondement de laquelle sont intervenues tant la décision initiale portant interdiction de retour sur le territoire français que la décision litigieuse portant prolongation d'une telle mesure, avait cessé de produire ses effets à la date de l'arrêté attaqué en application des dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de telles dispositions régissant exclusivement les cas dans lesquels l'autorité administrative peut assigner à résidence un étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable n'ont ni pour objet ni pour effet de limiter dans le temps la durée de validité d'une mesure d'éloignement. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté litigieux est privé de base légale doit être écarté.
18. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 1er juin 2024 du préfet des Alpes-Maritimes. Par suite, les conclusions à fin d'annulation de cet arrêté doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
19. Le présent jugement, qui rejette les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté attaqué, n'implique aucune mesure particulière d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées par M. A ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante dans cette instance, verse à l'avocat de M. A une quelconque somme au titre des frais liés au litige.
D E C I D E :
Article 1er : M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Della Sudda et au préfet des Alpes-Maritimes.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer et au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Nice.
Lu en audience publique le 4 juin 2024.
Le magistrat désigné,
signé
M. HOLZER
La greffière,
signé
H. DIAW
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
ou par délégation la greffière,
N°2402936
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026