LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2403589

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2403589

mardi 16 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2403589
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantDELPLANCKE-POZZO DI BORGO-ROMETTI & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 2 juillet 2024, la société Free Mobile, représentée par Me Martin, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 18 mars 2024 par laquelle le maire de Saint-André-de-la-Roche a refusé de faire droit à sa demande de raccordement au réseau électrique, qui lui avait été présentée le 29 janvier 2024, pour assurer l'alimentation de la station relais de téléphonie mobile qu'elle souhaite implanter sur un terrain sis 235, route stratégique du Mont Macaron ;

2°) d'enjoindre, à titre principal, au maire de la commune de Saint-André-de-la-Roche de délivrer une autorisation de raccordement dans un délai d'un mois courant à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir et ce, sous astreinte de 500 euros par jour de retard et, à titre subsidiaire, de réinstruire sa demande de raccordement en prenant une décision dans un délai d'un mois courant à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Saint-André-de-la-Roche une somme de 5 000 euros à lui verser en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision attaquée fait grief, sa requête est recevable ;

- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'elle ne peut faire fonctionner sa station relais ; les objectifs de couverture imposés à l'exposante par l'Etat ne sont pas encore atteints notamment pour les réseaux 4 G, THD et 5 G ; la décision attaquée lui cause un préjudice suffisamment grave et immédiat ;

- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :

- la décision attaquée n'est pas motivée en droit ;

- son projet d'antennes relais était dispensé de toute formalité en application des dispositions de l'article R.421-2 du code de l'urbanisme ; son projet ne relevait pas du régime de la déclaration préalable en application des dispositions de l'article R.421-2 du code de l'urbanisme ; le projet présente une hauteur sommitale de 11,94 m et ne dépasse donc pas le plafond de 12 mètres fixé par les dispositions précitées de l'article R. 421-2 du code de l'urbanisme ; le projet n'est pas créateur d'une surface de plancher et d'une emprise supérieure à 5 m² ; le projet n'est pas créateur de surface de plancher ; la surface d'emprise est inférieure à 5 m2 ; la règle du retrait à 5 mètres des limites séparatives ne pouvait utilement lui être opposée ; l'article 13 méconnaît les dispositions générales du plan local d'urbanisme.

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 juillet 2024, la commune de Saint-André-de- la-Roche, représentée par son maire en exercice, par Me Pozzo di Borgo, conclut au rejet de la requête et demande que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la société Free Mobile en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la condition d'urgence n'est pas remplie; la requérante a tardé à faire valoir ses demandes ; les cartes de couverture du réseau du 30 mars 2023 produites sont obsolètes et ne peuvent donner lieu à une vérification contradictoire ;

- il existe d'autres possibilités de couverture réseau, un dossier de mutualisation avec Bouygues Télécom est en voie d'aboutir sur un pylône implanté sur la commune de Tourrette-Levens limitrophe de Saint-André-de- la-Roche suivant convention avec la société Cellnex ; par délibération du 3 juin 2024, la commune de Tourettes-Levens a approuvé ce projet de mutualisation

- aucun moyen soulevé n'est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté contesté .

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 17 mai 2024 sous le numéro 2402622 par laquelle la société Free mobile demande l'annulation de la décision attaquée.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative ;

La présidente du tribunal a désigné Mme Chevalier-Aubert, présidente, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Après avoir entendu, au cours de l'audience publique du 11 juillet 2024:

- le rapport de Mme Chevalier-Aubert ;

- les observations de Me Martin, représentant la société requérante, qui reprend ses moyens et conclusions ;

- et les observations de Me Pozzo Di Borgo, représentant la commune de Saint-André-de-la-Roche.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. La société Free Mobile, demande au juge des référés d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 18 mars 2024 par laquelle le maire de Saint-André-de-la-Roche a refusé de faire droit à sa demande de raccordement au réseau électrique, qui lui avait été présentée le 29 janvier 2024, pour assurer l'alimentation de la station relais de téléphonie mobile qu'elle souhaite implanter sur un terrain sis 235, route stratégique du Mont Macaron.

2. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ".

3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.

4. Il résulte de l'instruction et des échanges qui ont eu lieu lors de l'audience, que, par une décision du 18 avril 2024, le maire de Saint-André-de-la-Roche, agissant au nom de l'Etat, a mis en demeure la société Free Mobile d'interrompre immédiatement les travaux de construction de la station relais de téléphonie mobile sis 235, route stratégique du Mont Macaron. Dès lors que les travaux de construction de la station relais ont été interrompus par la décision précitée, pour une durée qui, en l'état de l'instruction, n'est pas définie, les effets de la décision contestée portant refus de raccordement au réseau électrique de la station relais ne sont pas de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de cette décision soit suspendue. Ainsi, la condition d'urgence prévue à l'article L.521-1 du code de justice administrative, en l'état de l'instruction, ne peut être regardée comme remplie. Par suite, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, la requête de la société Free Mobile, dans l'ensemble de ses conclusions, doit être rejetée.

5. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de la commune de Saint-André-de-la-Roche présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

6. Sans préjudice de ce qui précède, les parties conservent la possibilité, si elles le jugent opportun, de poursuivre un processus de médiation en application des dispositions des articles L. 213-1 et suivants du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de la société Free Mobile est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Saint-André-de-la-Roche au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Free Mobile et à la commune de Saint-André-de-la-Roche.

La juge des référés,

Signé

V. Chevalier-Aubert

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

Ou par délégation la greffière.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions