Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2403782

lundi 16 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2403782
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantTRAVERSINI

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nice a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour. La juridiction constate le désistement pur et simple de la requérante, intervenue après qu'elle a reçu une décision de refus explicite. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le président donne acte de ce désistement et met fin à la procédure.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 9 juillet 2024, Mme A... C..., épouse B..., représentée par Me Traversini, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite de rejet opposée par le préfet des Alpes-Maritimes à sa demande de titre de séjour présentée le 14 décembre 2023 ;
2°) d’enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer une carte de séjour portant la « vie privée et familiale » avec autorisation de travailler ou « salarié » dans le délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) ou d’enjoindre, à titre subsidiaire, au préfet des Alpes-Maritimes de de réexaminer sa demande de titre de séjour dans le délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer, dans l’attente de ce réexamen, une autorisation provisoire de séjour ;
4°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 200 euros, à verser directement à Me Traversini, en application titre des dispositions combinées de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991, laquelle déclare renoncer par avance à percevoir la part contributive de l’Etat au titre de l’aide juridictionnelle et si le bénéfice de l’aide juridictionnelle n’était pas accordé, de verser directement cette somme à la requérante.

Par un courrier, enregistré le 25 septembre 2025, Mme B..., qui indique avoir été destinataire d’une décision de refus de séjour assortie d’une obligation de quitter le territoire français, a déclaré, par suite, se désister purement et simplement des conclusions de sa requête.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements ; (…) ».

Par un courrier, enregistré le 25 septembre 2025, Mme A... C..., épouse B..., ressortissante philippine, qui demandait initialement au Tribunal d’annuler la décision implicite de rejet opposée par le préfet des Alpes-Maritimes à sa demande de titre de séjour présentée le 14 décembre 2023, a déclaré se désister des conclusions de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose dès lors à ce qu'il en soit donné acte.

ORDONNE :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme B....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... C..., épouse B..., et au préfet des Alpes-Maritimes.


Fait à Nice, le 16 mars 2026.


Le président de la 2ème chambre,

signé

F. Silvestre-Toussaint-Fortesa
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou, par délégation, la greffière.