mercredi 23 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2405806 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Magistrat Mme BELGUECHE |
| Avocat requérant | SERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés le 19 octobre 2024, et un mémoire en production de pièces enregistré le 21 octobre 2024, M. B A demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 18 octobre 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans ;
2°) d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de mettre à jour le fichier " SIS " (système d'information Schengen) en procédant à l'effacement du signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 000 euros à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve d'une renonciation expresse à l'aide juridictionnelle.
M. A soutient que :
La décision portant obligation de quitter le territoire :
- est entachée d'incompétence ;
- est insuffisamment motivée ;
- méconnaît les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- méconnaît les articles 2 et 3 de l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006 ;
- méconnaît l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il est fondé à demander la saisine de la commission du titre de séjour ;
La décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
- méconnaît les articles L. 612-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
La décision prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans :
- est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- méconnaît les articles L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- est disproportionnée au regard de sa situation personnelle ;
- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 octobre 2024, le préfet des Alpes-Maritimes, représenté par la Serlarl Serfay Venutti Camacho Cordier, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du Tribunal a désigné Mme Belguèche, première conseillère, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 921-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 22 octobre 2024 à 14H00 :
- le rapport de Mme Belguèche, magistrate désignée ;
- les observations de Me Mostefaoui Lilia, représentant M. A qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens et soutient, en outre, que le préfet n'a pas pris en compte ses relations familiales en Italie ;
- et les observations de M. A ;
- le préfet n'étant ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, de nationalité sénégalaise, né le 22 février 1995, a fait l'objet d'un arrêté du 18 octobre 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a abrogé l'arrêté de remise aux autorités italiennes du 16 octobre 2024, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il serait susceptible d'être reconduit et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans. M. A demande au tribunal d'annuler les décisions du 18 octobre 2024 par lesquelles le préfet des Alpes-Maritimes l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire :
2. En premier lieu, par un arrêté n° 2024-936 du 9 septembre 2024, publié au recueil des actes administratifs spécial n° 209-2024 du même jour, accessible tant au juge qu'aux parties, M. D C, adjoint au chef de bureau de l'éloignement et du contentieux du séjour a reçu délégation de signature du préfet des Alpes-Maritimes pour signer, notamment, les actes en matière d'éloignement des étrangers. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte en litige manque en fait et doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée ".
4. En l'espèce, la décision attaquée vise les dispositions légales sur lesquelles elle se fonde et comporte les éléments de fait relatifs à la situation personnelle de M. A. Dès lors, contrairement à ce que soutient le requérant, le préfet des Alpes-Maritimes a bien motivé sa décision en tenant compte de la situation familiale de l'intéressé. Par suite, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français serait entachée d'un défaut de motivation. Il suit de là que ce moyen doit être écarté.
5. En troisième lieu, si le requérant se prévaut des anciennes dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, toutefois celles-ci ont été abrogées à compter du 1er mai 2021 et ne sont plus applicables et d'autre part, ces dispositions, qui concernent l'octroi d'un titre de séjour, sont inopérantes à l'égard d'une décision prononçant une obligation de quitter le territoire.
6. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (). / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
7. M. A soutient qu'il a vécu plusieurs années en Italie où il est arrivé à l'âge de 14 ans pour rejoindre sa mère et ses sœurs, qu'il est entré en France en 2020 sous couvert d'un titre de séjour italien illimité mention CE, et qu'il fait, depuis, des allers-retours entre la France et l'Italie. S'il indique avoir trouvé du travail en France dans la restauration il y a quatre mois et qu'il devrait, dans quelques jours, signer un nouveau contrat en tant que livreur, ces circonstances ne sauraient suffire à établir que l'intéressé aurait transféré en France le centre de ses intérêts privés et professionnels. En tout état de cause, la circonstance que le préfet n'aurait pas pris en compte ses relations familiales en Italie, lesquelles ne sont au demeurant pas établies, est sans incidence sur le droit au séjour en France de l'intéressé. Le requérant ne justifie pas par ailleurs, être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine dans lequel il a vécu au minimum jusqu'à l'âge de quatorze ans selon ses dires. Dans ces conditions, la décision attaquée n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et n'est pas davantage entachée d'erreur manifeste d'appréciation, de sorte que ces moyens doivent être écartés.
8. En cinquième lieu, d'une part, aux termes de l'article 2 de l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006 : " La carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", d'une durée de douze mois renouvelable, ou celle portant la mention " travailleur temporaire " sont délivrées, sans que soit prise en compte la situation de l'emploi, au ressortissant sénégalais titulaire d'un contrat de travail visé par l'autorité française compétente, pour exercer une activité salariée dans l'un des métiers énumérés à l'annexe IV ". D'autre part, aux termes de l'article 3 de ce même accord : " La carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", d'une durée de douze mois renouvelable, ou celle portant la mention "travailleur temporaire" sont délivrées, sans que soit prise en compte la situation de l'emploi, au ressortissant sénégalais titulaire d'un contrat de travail visé par l'Autorité française compétente, pour exercer une activité salariée dans l'un des métiers énumérés à l'annexe IV ".
9. En l'espèce, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. A disposerait d'un contrat de travail visé par l'autorité française compétente, pour exercer une activité salariée dans l'un des métiers énumérés à l'annexe IV. Par suite, le moyen tiré de ce que l'obligation qui lui a été faite de quitter le territoire français méconnaît les articles 2 et 3 de l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006 ne peut qu'être écarté.
10. En sixième lieu, dès lors que la décision en litige ne refuse pas à M. A la délivrance d'un titre de séjour, ce dernier ne saurait utilement invoquer la méconnaissance de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et n'est, par suite, pas fondé à demander la saisine de la commission du titre de séjour prévue à cet article afin qu'il soit statué sur son cas.
En ce qui concerne la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
11. D'une part, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". D'autre part, aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5 ".
12. Il ressort des termes de la décision en litige que pour refuser d'accorder à M. A un délai de départ volontaire, le préfet des Alpes-Maritimes a considéré, sur le fondement des dispositions citées au point précédent, qu'il existe un risque qu'il se soustraie à l'obligation qui lui a été faite de quitter le territoire français au motif qu'il ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire et n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour et qu'il ne présente pas de garanties de représentation suffisantes. Si le requérant soutient qu'il présente des garanties de représentation, le préfet fait valoir dans ses écritures en défense, sans être contesté, que M. A n'a pu justifier d'une résidence stable et effective en France puisqu'il est simplement hébergé, qu'il n'a aucun passeport en cours de validité et qu'il s'est soustrait à une précédente mesure d'éloignement. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet des Alpes-Maritimes aurait méconnu les articles L. 612-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
En ce qui concerne la décision prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans :
13. En premier lieu, il ne ressort ni des termes de la décision en litige ni des pièces du dossier que le préfet des Alpes-Maritimes n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de M. A.
14. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour () " Et aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. ".
15. Il résulte des dispositions précitées que lorsque le préfet prend à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ volontaire, il lui appartient d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire.
16. S'il est vrai, en l'espèce, que le préfet a fondé sa décision, notamment, sur le motif tiré de ce que M. A est défavorablement connu pour des faits d'acquisition et de détention non autorisée de stupéfiants, de violence avec usage ou menace d'une arme suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours, d'usage illicite de stupéfiants, de conduite de véhicule sans permis, de recel de bien provenant d'un vol et qu'il a fait l'objet d'un placement en garde à vue pour des faits de viol, le requérant soutient, sans être contesté, qu'il n'a jamais fait l'objet de condamnations pénales. Il résulte toutefois de l'instruction que le préfet des Alpes-Maritimes aurait pris la même décision s'il ne s'était fondé que sur les motifs tirés de ce que si M. A déclare être entré en France il y a deux mois, il ne démontre pas y avoir habituellement résidé depuis cette date, qu'il ne justifie pas de la nature et de l'ancienneté de ses liens en France, qu'il est célibataire sans enfant et est dépourvu d'attaches familiales sur le territoire alors que sa famille réside au Sénégal et en Italie. Ainsi, en retenant que l'intéressé ne justifie pas de la nature et de l'ancienneté de ses liens en France et en fixant à trois ans la durée de l'interdiction de retour, le préfet des Alpes-Maritimes n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. Dans ces circonstances, la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans n'est pas disproportionnée et n'a pas méconnu l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de la requête doivent être rejetées, ainsi que les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet des Alpes-Maritimes.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 octobre 2024.
La magistrate désignée,
signé
S. BELGUECHE
La greffière,
signé
H. DIAW
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026