LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2405962

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2405962

lundi 28 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2405962
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationMagistrat Mme RAISON
Avocat requérantSERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés le 26 et le 28 octobre 2024, M. D A, représenté par Me Lestrade, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 25 octobre 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination, a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans ;

2°) d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de procéder à l'effacement de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1000 euros à verser à son conseil au titre des dispositions des articles L.761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que ce conseil renonce à l'aide juridictionnelle.

Il soutient que :

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire :

- elle a été signée par une autorité incompétente ;

- elle a été prise en méconnaissance du principe du contradictoire ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 621-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne la décision de refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il réside régulièrement sur le territoire de l'espace Schengen ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

En ce qui concerne l'interdiction de retour :

- elle est illégale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L.612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense enregistré le 28 octobre 2024 à 13.23, le préfet des Alpes-Maritimes, représenté par la SELARL Serfaty Venutti Camacho Cordier, conclut au rejet de la requête pour être infondée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la charte des droits fondamentaux de l'Union Européenne ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Raison, première conseillère, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 28 octobre 2024 :

- le rapport de Mme Raison, magistrat désigné,

- les observations de Me Lestrade, avocat du requérant.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. D A, ressortissant camerounais né le 8 octobre 2002 à Yaounde, a été interpellé le 24 octobre 2024 et placé en retenue administrative afin de vérifier son droit au séjour. Par arrêté du 25 octobre 2024, le préfet des Alpes-Maritimes lui a fait obligation de quitter le territoire sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans. Par un arrêté du même jour, le requérant a été placé en rétention administrative pour une durée de quatre jours. Par la présente requête, M. A demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 25 octobre 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et interdiction de retour.

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

2. En premier lieu, l'arrêté attaqué du 25 octobre 2024 a été signé pour le préfet des Alpes-Maritimes par M. C B, adjoint au chef du bureau de l'éloignement et du contentieux du séjour à la préfecture des Alpes-Maritimes. Par un arrêté n°2024-936 du 9 septembre 2024, accessible tant au juge qu'aux parties, publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial n°209-2024 de la préfecture des Alpes-Maritimes, M. B a reçu délégation de signature à l'effet de signer au nom du préfet des Alpes-Maritimes les décisions relevant du domaine de compétence du bureau de l'éloignement et du contentieux du séjour, parmi lesquelles figurent les décisions en litige. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions attaquées doit être écarté.

3. En deuxième lieu, il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Il appartient aux Etats membres, dans le cadre de leur autonomie procédurale, de déterminer les conditions dans lesquelles le respect de ce droit est assuré. Ce droit se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts. Il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente est tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter son point de vue de manière utile et effective.

4. En l'espèce, M. A soutient n'avoir pas été en mesure de s'assurer que ses propos aient bien figuré dans les procès-verbaux d'audition, notamment de l'existence de son titre de séjour italien. Il ressort cependant de l'arrêté contesté que le requérant a fait l'objet d'une réadmission en Italie le 30 septembre 2024, établissant ainsi que les explications du requérant fournies en audition ont été prises en considération par l'administration. Il ne ressort en outre pas des pièces du dossier que l'intéressé disposait d'informations tenant à sa situation qu'il aurait été empêché de porter à la connaissance de l'administration, notamment dans le cadre de sa garde à vue ou avant que ne soient prises les décisions en litige, et qui, si elles avaient pu être communiquées à temps, auraient été de nature à faire obstacle à l'édiction de ces décisions. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être préalablement entendu doit être écarté.

5. En troisième lieu, l'arrêté litigieux vise les textes dont il est fait application et expose les circonstances de fait propres à la situation personnelle de M. A, sur lesquelles le préfet s'est fondé pour l'obliger à quitter le territoire français sans délai. En particulier, il précise que le requérant, connu sous différents alias, est entré irrégulièrement sur le territoire français, qu'il est défavorablement connu pour des faits d'infraction à la législation sur les stupéfiants, d'outrage, de violences aggravées et d'atteintes aux biens, qu'il ne justifie d'aucune garantie de représentation. Dès lors, cet arrêté comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision contestée et permet ainsi au requérant d'en contester utilement le bien-fondé. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de l'arrêté en litige ne peut qu'être écarté.

6. En quatrième lieu, il résulte des dispositions des articles L. 611-1 et L. 611-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatives à l'obligation de quitter le territoire français, et des articles L. 621-1 et suivants du même code, relatives aux procédures de remise aux Etats membres de l'Union européenne ou partie à la convention d'application de l'accord de Schengen, que le champ d'application des mesures obligeant un étranger à quitter le territoire français et celui des mesures de remise d'un étranger à un autre Etat ne sont pas exclusifs l'un de l'autre et que le législateur n'a pas donné à l'une de ces procédures un caractère prioritaire par rapport à l'autre. Il s'ensuit que, lorsque l'autorité administrative envisage une mesure d'éloignement à l'encontre d'un étranger dont la situation entre dans le champ d'application des articles L. 621-2 à L. 621-7, elle peut légalement soit le remettre aux autorités compétentes de l'Etat membre de l'Union européenne ou partie à la convention d'application de l'accord de Schengen d'où il provient, sur le fondement des articles L. 621-1 et suivants, soit l'obliger à quitter le territoire français sur le fondement de l'article L. 611-1. Ces dispositions ne font pas non plus obstacle à ce que l'administration engage l'une de ces procédures alors qu'elle avait préalablement engagé l'autre.

7. Il est constant que M. A est entré irrégulièrement en France et que sa situation relevait du champ du 1° du I de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Si M. A a fait valoir, lors de son audition par les services de police, être titulaire d'un titre de séjour italien, il ne ressort pas des mentions consignées dans le procès-verbal de garde à vue qu'il ait justifié de la réalité de son transport depuis l'Italie, ni qu'il ait fourni des explications cohérentes sur sa présence sur le territoire français, après une récente réadmission en Italie, alors même qu'il a déjà fait l'objet d'interpellations sur le sol français, où il est connu sous trois alias. Dès lors, il résulte de ce qui précède qu'il n'est pas fondé à soutenir que le préfet ne pouvait pas l'obliger à quitter le territoire français et aurait dû prendre une décision de remise aux autorités italiennes. Par ailleurs, il ressort des termes de l'article 1er de l'arrêté litigieux que le préfet a réservé le cas pour lequel l'intéressé justifierait être réadmissible dans un autre pays que son pays d'origine, afin de l'y faire réadmettre, après accord des autorités de ce pays. Il ressort d'ailleurs des pièces du dossier que le préfet a introduit parallèlement à l'arrêté contesté une demande de réadmission auprès des autorités italiennes, le 28 octobre 2024, soit postérieurement à la décision en litige. Dans ces conditions, le préfet des Alpes-Maritimes, qui n'était, au demeurant, pas tenu d'engager ni de mettre en œuvre la procédure de remise aux autorités d'un autre Etat mais qui en avait simplement la possibilité, à titre dérogatoire, a pu légalement prendre à l'encontre de l'intéressé une obligation de quitter le territoire français et fixer comme il l'a fait le pays de renvoi. Les moyens tirés de ce que le préfet aurait commis une erreur de droit et une erreur d'appréciation en prononçant une obligation de quitter le territoire français plutôt qu'un arrêté de remise aux autorités italiennes doivent dès lors être écartés.

S'agissant de la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire :

8. D'une part, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision () ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ".

9. D'autre part, aux termes de l'article L. 612-3 de ce code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale () ".

10. M. A soutient que le préfet lui a refusé à tort l'octroi d'un délai de départ volontaire dès lors que les dispositions citées au point précédent, sur lesquelles s'est fondé le préfet pour prendre la décision en litige ne l'obligent pas à lui refuser un tel délai. Ce faisant, il ne conteste pas que son comportement constitue une menace pour l'ordre public, ce dernier étant connu sous différents alias par les forces de l'ordre pour des faits d'infraction à la législation sur les stupéfiants, d'outrage, de violences aggravées, d'atteintes aux biens. Il ne conteste pas davantage ne pas pouvoir justifier être entré régulièrement en France, avoir fait l'objet très récemment, soit le 30 septembre 2024, d'une mesure de réadmission en Italie, et n'avoir pas sollicité, avant la date de la décision en litige, la délivrance d'un titre de séjour. Il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente en France dans un local affecté à son habitation principale. Dans ces conditions, en refusant d'accorder à M. A un délai de départ volontaire, le préfet des Alpes-Maritimes n'a pas entaché sa décision d'erreur d'appréciation.

S'agissant de la décision fixant le pays de destination :

11. Si le requérant soutient que l'arrêté attaqué porte une atteinte grave et disproportionnée à sa vie privée et familiale en ce qu'il fixe le Cameroun comme pays de destination, il ne l'établit, étant par ailleurs relevé qu'aux termes de l'arrêté contesté, le requérant pourra être reconduit à destination du pays dont il a la nationalité ou de tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. Par suite, le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme doit être écarté.

S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

12. En premier lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant entachée d'aucune des illégalités invoquées par M. A, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette décision, invoqué à l'appui des conclusions dirigées contre la décision portant interdiction de retour sur le territoire français, doit être écarté.

13. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / () ".

14. En l'espèce, si M. A soutient que des circonstances humanitaires justifiaient que ne soit pas prise à son encontre une décision portant interdiction de retour sur le territoire français en ce qu'il aurait de nombreux amis sur le territoire français, il ne verse toutefois au débat aucun élément à l'appui de ces allégations. Ce moyen doit également être écarté.

15. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 25 octobre 2024 présentées par M. A doivent être écartées ainsi que, par voie de conséquences, les conclusions présentées par le requérant à fin d'injonction ainsi que celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

DÉCIDE :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D A et au préfet des Alpes- Maritimes.

Copie en sera adressée au ministre de l'Intérieur.

Lu en audience publique le 28 octobre 2024.

La magistrate désignée,

signé

L. RAISONLa greffière,

signé

V. LABEAU

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

La greffière,

4

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions