LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2504923

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2504923

jeudi 26 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2504923
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantCABINET D'AVOCATS JULIEN DARRAS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nice rejette la requête en excès de pouvoir de M. E... visant l'annulation d'un arrêté préfectoral de mise à exécution d'une mesure d'expulsion et d'assignation à résidence. La juridiction écarte les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'erreur manifeste d'appréciation, considérant que l'arrêté attaqué est régulier. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la Convention européenne des droits de l'homme.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 27 août 2025, M. C... E..., représenté par Me Darras, demande au tribunal :
1°) d’annuler l’arrêté du 19 août 2025 pris par le préfet des Alpes-Maritimes portant mise à exécution de l’arrêté du 18 janvier 2023 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône et assignation à résidence ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 3.000 € en application des dispositions de l’article L.761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- l’arrêté attaqué a été pris par une autorité incompétente ;
- il est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d’une erreur manifeste d’appréciation dès lors qu’il n’a pas été tenu compte de l’avis défavorable rendu par la commission départementale d’expulsion et du fait que l’autorité préfectorale n’a pas procédé à un examen complet de sa situation.

Un mémoire en défense, présenté par le préfet des Alpes-Maritimes, a été enregistré le 3 mars 2026, soit après la clôture de l’instruction, et n’a pas été communiqué.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience, en application de l’article R.732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement informées du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Zettor, rapporteure ;
- les observations Me Pulici substituant Me Darras représentant M. E..., le préfet des Alpes-Maritimes ni présent ni représenté.

Considérant ce qui suit :
1. M. E..., ressortissant algérien né le 2 février 1992, a fait l’objet d’un arrêté d'expulsion du préfet des Bouches-du-Rhône régulièrement notifié le 18 janvier 2023. Le 19 août 2025, le préfet des Alpes-Maritimes lui a notifié un arrêté portant mise à exécution de cet arrêté préfectoral d’expulsion notifié le 18 janvier 2023 et l’a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours. Il demande au tribunal l’annulation de l’arrêté du 19 août 2025.
2. En premier lieu, par un arrêté n°2025-627 du 19 mai 2025, régulièrement publié au recueil des actes administratifs du même jour n° 121-2025, le préfet des Alpes-Maritimes a donné délégation de signature à Mme A... B..., cheffe du pôle éloignement, à l’effet de signer, notamment, les mesures d’éloignement, y compris les obligations de quitter le territoire français prises à la suite d’interpellations et les mesures d’exécution prises en application de ces décisions. Dans ces conditions, le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur de l’acte manque en fait et doit être écarté.
3. En deuxième lieu, l’arrêté attaqué du 19 août 2025 vise la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, notamment ses articles 3 et 8, et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles L.721-3 et suivants dont il est fait application. Cet arrêté mentionne également que M. E... a fait l’objet d’un arrêté d’expulsion du préfet des Bouches-du-Rhône, régulièrement notifié le 18 janvier 2023, lequel peut être exécuté d’office par l’administration. Il indique également que l’intéressé n’établit pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d’origine. Ainsi, et alors que le préfet n’est pas tenu de mentionner tous les éléments relatifs à la situation de l’étranger à l’encontre duquel est prise la décision litigieuse, l’arrêté comporte l’énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Cette motivation révèle également que le préfet a procédé à un examen sérieux de la situation de M. E.... Par suite, le moyen tiré de l’insuffisance de motivation et le moyen tiré du défaut d’examen particulier de la situation personnelle de l’intéressé doivent être écartés.
4. En troisième et dernier lieu, M. E... soutient que le préfet a commis une erreur manifeste d’appréciation en ne tenant pas compte de l’avis défavorable de la commission départementale d’expulsion et qu’il n’a pas procédé à un examen complet de sa situation. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que l’arrêté attaqué porte seulement mise à exécution de la mesure d’expulsion prise par le préfet des Bouches-du-Rhône et notifiée le 18 janvier 2023 qui n’a pas fait l’objet d’un recours. Dès lors, le moyen tiré de ce que le préfet des Alpes-Maritimes a commis une erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
5. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d’annulation doivent être rejetées, ensemble celles fondées sur les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. E... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C... E... et au préfet des Alpes-Maritimes.

Copie en sera adressée au ministre de l’intérieur.

Délibéré après l'audience du 5 mars 2026, à laquelle siégeaient :

M. Taormina, président,
Mme Zettor, première-conseillère,
Mme F..., première-conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 mars 2026.

La rapporteure,
signé
V. Zettor
Le président,
signé
G. Taormina

La greffière,

signé


M. D...
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
ou par délégation, la greffière.

Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 515333

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de Mme A..., magistrate, qui demandait le report et l'encadrement de ses auditions par l'inspection générale de la justice (IGJ) dans le cadre d'une enquête administrative. La requérante invoquait une atteinte grave à ses droits de la défense, à sa dignité et à l'indépendance juridictionnelle. Le juge a estimé que l'audition prévue du 4 au 7 mai 2026, qui ne préjugeait pas de l'issue de l'enquête ni d'éventuelles poursuites disciplinaires, n'était pas susceptible de porter une atteinte manifestement disproportionnée à ses droits. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas retenue comme caractérisant une illégalité grave.

03/05/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 509298

Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... pour défaut d'intérêt à agir, les circonstances invoquées (qualité de citoyen, d'usager ou de professionnel) n'étant pas suffisamment directes et certaines pour contester la nomination du président du conseil d'administration de l'OFII. La portée de cette décision est de rappeler la rigueur du contrôle de l'intérêt à agir en matière de nominations aux emplois publics.

09/04/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 507528

Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de La Poste contre l'ordonnance ayant suspendu la révocation de M. B..., estimant qu'aucun moyen sérieux n'est soulevé.

← Retour aux décisions

09/04/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 509363

Le Conseil d’État refuse d’admettre le pourvoi de M. B... contre l’ordonnance rejetant sa demande d’hébergement d’urgence et d’allocation pour demandeur d’asile. Le moyen unique de dénaturation, tiré de l’absence d’urgence particulière, est jugé insuffisant pour permettre l’admission. Cette décision confirme le rejet de la requête en référé-liberté.

09/04/2026