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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2600180

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2600180

jeudi 5 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2600180
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision ministérielle refusant un placement en activité partielle. Le juge a estimé que la requérante, Mme A..., n'avait pas justifié du caractère d'urgence requis par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La demande a donc été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code, faute de démonstration d'une atteinte grave et immédiate à sa situation.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 11 janvier 2026, Mme B... A... demande au juge des référés, statuant en application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision du ministre du travail du
27 novembre 2025 refusant une demande de placement en activité partielle ;

2°) d’enjoindre au placement en activité partielle de l’employé pour la période du
12 septembre 2025 au 11 décembre 2025 ;

3°) de mettre à la charge de l’État une somme de 1.500 euros en application de l’article L. 761 1 du code de justice administrative.


Vu :

- la requête enregistrée sous le n° 2600179 par laquelle la personne requérante demande l’annulation de la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Thobaty, vice-président, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.



Considérant ce qui suit :

Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ». Aux termes de son article L. 522-3 : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ». Enfin, aux termes du premier alinéa de son article R. 522-1 : « La requête visant au prononcé de mesures d’urgence doit (...) justifier de l’urgence de l’affaire ».

L’urgence justifie que soit prononcée la suspension d’un acte administratif lorsque l’exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu’il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d’une demande tendant à la suspension d’une telle décision, d’apprécier concrètement, compte-tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier ou le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l’exécution de la décision soit suspendue.

Mme A..., qui n’invoque aucune circonstance propre à son activité, ne justifie pas que le refus attaqué porterait de manière suffisamment grave et immédiate une atteinte à un intérêt public ou à sa situation. Dans ces conditions, l'urgence exigée par l'article exigée à l'article
L. 521-1 du code de justice administrative n’est pas caractérisée.

Il résulte de ce qui précède que, faute d’urgence justifiée, la requête est rejetée en toutes ses conclusions en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....


Fait à Nice, le 5 mars 2026.


Le juge des référés,

Signé

G. Thobaty


La République mande et ordonne au ministre chargé du travail en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme
Pour le greffier en chef,
La greffière

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