Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du ministre de l'intérieur invalidant le permis de conduire de M. A... pour solde de points nul. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas introduit de requête au fond en annulation des décisions contestées, condition préalable à la recevabilité d'une demande de suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. En application des articles L. 522-3 et R. 522-1 du même code, la requête a été jugée irrecevable et rejetée par ordonnance.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 5 février 2026, M. B... A..., qui a saisi, au moyen de l’application Telerecours Citoyens, le juge des référés statuant en application des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, demande au Tribunal d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision dite “48 SI” du 18 septembre 2025 du ministre de l’intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ensemble la décision implicite par laquelle le ministre a rejeté son recours gracieux formé le 21 octobre 2025, jusqu’à ce qu’il soit statué sur la légalité desdites décisions.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Silvestre-Toussaint-Fortesa, vice-président, pour statuer en matière de référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (…) ». Aux termes de l’article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ». Il résulte enfin du second alinéa de l’article R. 522-1 du code de justice administrative qu’une requête à fin de suspension est atteinte d’une irrecevabilité d’ordre public lorsque le requérant n’a pas introduit une requête à fin d’annulation ou de réformation de la décision dont il demande la suspension.
2. En l’espèce, M. B... A..., qui a saisi, au moyen de l’application Télérecours Citoyens, le juge des référés statuant en application des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, demande au Tribunal d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision dite “48 SI” du 18 septembre 2025 du ministre de l’intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ensemble la décision implicite par laquelle le minister a rejeté son recours gracieux formé le 21 octobre 2025, jusqu’à ce qu’il soit statué sur la légalité desdites décisions. Toutefois, il est constant qu’à la date de la présente ordonnance, l’intéressé n’a pas introduit de requête au fond aux fins d’annulation des décisions qu’il conteste. Par suite, la présente requête est irrecevable et il y a dès lors lieu de la rejeter, en application des dispositions précitées des articles L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Nice, le 9 février 2026.
Le juge des référés,
signé
F. Silvestre-Toussaint-Fortesa
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou, par délégation, la greffière