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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2601150

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2601150

mardi 17 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2601150
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête en référé suspension de Mme A... contre la décision du préfet des Alpes-Maritimes du 9 février 2026 lui ordonnant de quitter son logement. La requérante n’avait pas introduit de recours au fond en annulation de cette décision, condition préalable à la saisine du juge des référés sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. En application des articles L. 522-3 et R. 522-1 du même code, la demande a été déclarée irrecevable et rejetée sans examen de l’urgence ou du doute sérieux sur la légalité.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 12 février 2026, Mme B... A..., qui a saisi le juge des référés statuant en application des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, doit être regardée comme demandant au Tribunal d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision du 9 février 2026 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes l’a mise en demeure de quitter le logement situé 14 rue Amédée VII Résidence Ariane Saint Joseph Bât 03 Escalier 07 2è étage logement 108 à Nice (06300).

Elle soutient que son expulsion est de nature à aggraver sa situation de précarité.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Myara, vice-président, pour statuer en matière de référés.


Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (…) ». Aux termes de l’article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ». Il résulte enfin du second alinéa de l’article R. 522-1 du code de justice administrative qu’une requête à fin de suspension est atteinte d’une irrecevabilité d’ordre public lorsque le requérant n’a pas introduit une requête à fin d’annulation ou de réformation de la décision dont il demande la suspension.
2. En l’espèce, Mme B... A..., qui a saisi, au moyen de l’application Telerecours Citoyens, le juge des référés statuant en application des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, doit être regardée comme demandant au Tribunal d’ordonner la suspension de l’exécution de la procédure d’expulsion la concernant, prévue avec le concours de la force publique.Toutefois, il est constant qu’à la date de la présente ordonnance, l’intéressée n’a pas introduit de requête au fond aux fins d’annulation de la décision qu’il conteste. Par suite, la présente requête est irrecevable et il y a dès lors lieu de la rejeter, en application des dispositions précitées des articles L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme B... A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....


Fait à Nice, le 17 février 2026



Le juge des référés,

signé

Myara



La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou, par délégation, la greffière



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