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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2601169

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2601169

mardi 17 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2601169
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantBESSIS-OSTY

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nice, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, constate que le requérant a été transféré au centre de rétention administrative de Nîmes avant l’audience. En application des articles R. 922-2 et R. 922-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal transmet le dossier au tribunal administratif de Nîmes, territorialement compétent en raison du nouveau lieu de rétention.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 16 février 2026, M. B... A... demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 15 février 2026 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes lui a fait obligation de quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays à destination duquel il pourrait être reconduit d’office et a prononcé à son encontre une interdiction de circulation sur le territoire français d’une durée de trois ans ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 000 euros à verser à l’avocat désigné d’office, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Monnier-Besombes, première conseillère, pour statuer sur les mesures d’éloignement relevant de l’article L. 614-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.




Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « Lorsque le président d'un tribunal administratif ou le magistrat désigné par lui est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence d'un autre tribunal administratif, il lui transmet le dossier sans délai et par tous moyens, dans les formes prévues au premier alinéa de l'article R. 351-6 du code de justice administrative. ». Aux termes de l’article R. 922-4 de ce code : « Lorsque l'étranger est assigné à résidence en application de l'article L. 731-1, placé ou maintenu en rétention administrative ou détenu au moment de l'introduction de sa requête, le tribunal administratif territorialement compétent est celui dans le ressort duquel est situé le lieu d'assignation, de rétention ou de détention (…) ». Aux termes de l’article R. 922-5 du même code : « Lorsque, avant la tenue de l'audience, l'étranger est transféré dans un autre lieu de rétention ou de détention, le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné par lui peut décider, dans l'intérêt d'une bonne administration de la justice, par une décision insusceptible de recours, de transmettre le dossier au tribunal administratif dans le ressort duquel est situé le nouveau lieu de rétention ou de détention ».

2. Il ressort des pièces du dossier que M. A..., qui était retenu au local de rétention de l’aéroport de Nice, a été transféré au centre de rétention administrative de Nîmes, le 17 février 2026. Le requérant ayant été transféré avant la tenue de l'audience, il y a lieu, dans l'intérêt d'une bonne administration de la justice, de transmettre le dossier au tribunal administratif de Nîmes, dans le ressort duquel est situé le nouveau lieu de rétention.


O R D O N N E :


Article 1er : Le dossier de la requête de M. A... est transmis au tribunal administratif de Nîmes.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A..., au préfet des Alpes-Maritimes et au président du tribunal administratif de Nîmes.

Fait à Nice, le 17 février 2026.


La magistrate désignée,
signé
A. Monnier-Besombes



La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
ou par délégation la greffière

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