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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2601214

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2601214

lundi 23 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2601214
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de France Travail refusant le second versement de l’allocation d’aide à la reprise ou à la création d’entreprise. Le tribunal a constaté que cette allocation relève du régime conventionnel d’assurance chômage, dont le contentieux est attribué aux juridictions judiciaires en application des articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail. Par conséquent, il a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction manifestement incompétent, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée au greffe du tribunal le 17 février 2026, Mme A... B... forme des conclusions à l’encontre de la décision du 9 février 2026 par laquelle France travail a refusé de lui attribuer le second versement de l’allocation d’aide à la reprise ou à la création d’entreprise et a remis en cause l’attribution de cette allocation octroyée le 26 juin 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) 2 Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative (...) ».

Aux termes de l’article L. 5312-1 du code du travail : « Pôle emploi est une institution nationale publique dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière qui a pour mission de : / (…) / 4° Assurer, pour le compte de l’organisme gestionnaire du régime d’assurance chômage, le service de l’allocation d’assurance et de l’allocation des travailleurs indépendants et, pour le compte de l’État, le service des allocations de solidarité prévues à la section 1 du chapitre III du titre II du livre IV de la présente partie, des allocations mentionnées à l’article L. 5424-21, (…) ainsi que le service de toute autre allocation ou aide dont l’État lui confierait le versement par convention / (…)». Aux termes de l’article L. 5312-12 du même code : « Les litiges relatifs aux prestations dont le service est assuré par l’institution, pour le compte de l’organisme chargé de la gestion du régime d’assurance chômage ou de l’Etat sont soumis au régime contentieux qui leur était applicable antérieurement à la création de cette institution ». Il résulte de ces dispositions qu’il n’appartient qu’aux juridictions de l’ordre judiciaire de se prononcer sur les litiges relatifs à l’attribution, au calcul ou au remboursement de l’allocation d’aide à la reprise ou à la création d’entreprise, laquelle relève du régime conventionnel d’assurance chômage dont le service, désormais confié à France Travail (ex - Pôle Emploi) pour le compte de l’organisme gestionnaire de l’assurance chômage, était antérieurement assuré par les associations pour l’emploi dans l’industrie et le commerce (ASSEDIC), organismes de droit privé.

3. Par suite, et en l’espèce, la présente requête, par laquelle Mme B... forme des conclusions à l’encontre de France Travail relatives à ses droits à l’allocation d’aide à la reprise ou à la création d’entreprise, est ainsi relative à un litige qui n’est pas au nombre de ceux qu’il appartient à la juridiction administrative de connaître. Dès lors, elle doit être rejetée comme portée devant un ordre de juridiction manifestement incompétent pour en connaître, en application des dispositions précitées du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....


Fait à Nice, le 23 février 2026.


Le président de la 2ème chambre,

signé

F. Silvestre-Toussaint-Fortesa


La République mande et ordonne au ministre du travail et des solidarités en ce qui le concerne, et à tous commissaire de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou, par délégation, la greffière


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