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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2601326

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2601326

mercredi 4 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2601326
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision administrative relative au droit au logement opposable (DALO). Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, méconnaissance du code de la construction et de l'habitation et de la CEDH) ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La requête est rejetée en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas remplie.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 19 février 2026, M. B... A... demande au juge des référés, statuant en application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision du 13 novembre 2025 ;

2°) d’enjoindre de réexaminer sa situation sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’État une somme de 2.000 euros en application de l’article L. 761 1 du code de justice administrative.

Il soutient que sont de nature à créer un doute sérieux les moyens suivants :

- la décision attaquée est entachée d’une insuffisance de motivation ;
- elle méconnaît l’article L.441-2-3 CCH.
- elle méconnaît l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- elle procède à une neutralisation illégale du dispositif DALO.

Vu :
- la requête enregistrée sous le n° 2601314 par laquelle la personne requérante demande l’annulation de la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Thobaty, vice-président, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.




Considérant ce qui suit :

Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ». Aux termes de son article L. 522-3 : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ». Enfin, aux termes du premier alinéa de son article R. 522-1 : « La requête visant au prononcé de mesures d’urgence doit (...) justifier de l’urgence de l’affaire ».

Aucun des moyens invoqués par M. A... à l’encontre de la décision en litige n’est manifestement de nature, au vu de la demande, à créer un doute sérieux quant à la légalité de cette décision. Il y a lieu, par suite, de rejeter la requête en toutes ses conclusions selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 précité du code de justice administrative.


O R D O N N E:

Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A...

Fait à Nice, le 4 mars 2026.


Le juge des référés,

Signé

G. Thobaty



La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme
Pour le greffier en chef,
La greffière



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