LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA101-2400821

Tribunal Administratif de La Réunion — Décision N° TA101-2400821

vendredi 9 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de La Réunion
SectionTribunal Administratif de La Réunion
N° DossierTA101-2400821
TypeDécision
RecoursAutorisation
Avocat requérantSELARL AMPLITUDE AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé, a été saisi par la commune de Sainte-Marie sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La commune demandait la désignation d'un expert pour évaluer si les études réalisées par la société SEMADER permettaient la mainlevée d'un arrêté de mise en sécurité ordinaire pris en application du code de la construction et de l'habitation. Le juge a fait droit à cette demande, considérant l'expertise utile pour éclairer le maire dans sa décision de mainlevée. La mission de l'expert consiste notamment à analyser les études fournies et à déterminer si le danger a durablement cessé.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 juin 2024, la commune de Sainte-Marie demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, de désigner un expert aux fins de déterminer si les études réalisées par la société SEMADER, en exécution du rapport du 23 février 2024 de l'expert désigné par le juge des référés de ce tribunal, par ordonnance n°2400197 du 16 février 2024, permettent ou non la mainlevée de l'arrêté de mise en sécurité ordinaire du 5 mars 2024, n°DVM/DCPAG/SJR/2024, édicté par le maire de la commune.

La commune soutient que :

- la société SEMADER, propriétaire du le bâtiment de la résidence seniors KARAVEL située 40 rue Concorde, 97438 Sainte-Marie, édifiée sur la parcelle cadastrée section AW 823, a sollicité la mainlevée de l'arrêté de mise en sécurité ordinaire en fournissant les études préconisées par l'expert désigné sur le fondement de l'article L. 511-19 du code de la construction et de l'habitation ;

- elle doit être éclairée sur l'appréciation de cette demande de mainlevée, la désignation du même expert étant en l'espèce opportune pour apprécier si les mesures prises ont permis de mettre fin durablement au danger.

Vu :

- la décision par laquelle le président du tribunal a désigné Mme Khater, vice-présidente, comme juge des référés, chargée des expertises ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête qui sera recevable même en l'absence d'une décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ". Aux termes de l'article L. 511-19 du code de la construction et de l'habitation : " En cas de danger imminent, manifeste ou constaté par le rapport mentionné à l'article L. 511-8 ou par l'expert désigné en application de l'article L. 511-9, l'autorité compétente ordonne par arrêté et sans procédure contradictoire préalable les mesures indispensables pour faire cesser ce danger dans un délai qu'elle fixe. () ". Aux termes de l'article L. 511-21 du même code : " Si les mesures ont mis fin durablement au danger, l'autorité compétente prend acte de leur réalisation et de leur date d'achèvement. Elle prend un arrêté de mainlevée conformément à l'article L. 511-14 () ", aux termes duquel : " L'autorité compétente constate la réalisation des mesures prescrites ainsi que leur date d'achèvement et prononce la mainlevée de l'arrêté de mise en sécurité ou de traitement de l'insalubrité et, le cas échéant, de l'interdiction d'habiter, d'utiliser, ou d'accéder aux lieux. () ".

2. Il résulte de ces dispositions que l'autorité compétente doit prendre un arrêté de mainlevée de son arrêté de mise en sécurité dès lors qu'elle constate que la réalisation des travaux prescrits a mis durablement fin à l'imminence du danger. Si ces dispositions n'imposent pas au maire de solliciter la désignation d'un expert judiciaire pour constater la bonne réalisation desdits travaux, elles ne font toutefois pas obstacle à ce qu'une telle demande de désignation soit présentée sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative.

3. La mesure sollicitée par la commune de Sainte-Marie, qui tend à obtenir un avis technique sur les effets des études réalisées sur un immeuble frappé d'une mesure de mise en sécurité, est au nombre des mesures susceptibles d'être ordonnées sur le fondement des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. L'expertise demandée présentant un caractère utile pour permettre au maire de prononcer la mainlevée de son arrêté de mise en sécurité de la résidence seniors KARAVEL située 40 rue Concorde, 97438 Sainte-Marie, édifiée sur la parcelle cadastrée section AW 823, il y a lieu de l'ordonner et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé au dispositif de la présente ordonnance.

O R D O N N E :

Article 1er : M. A B, exerçant au 4 rue Sudel Fuma, à La Possession (97419), est désigné en qualité d'expert, avec pour mission de :

1°) analyser l'ensemble des éléments liés aux prescriptions de l'arrêté de mise en sécurité de la résidence seniors KARAVEL située 40 rue Concorde, 97438 Sainte-Marie, édifiée sur la parcelle cadastrée section AW 823 et en particulier, le dossier EXE réalisé par la société I2M Bureau d'études, le rapport de visite de la société BetMStructure et le diagnostic structurel des bétons par la société Ginger CEBTP ;

2°) examiner les études réalisées par la société SEMADER en exécution de son rapport d'expertise du 23 février 2024 ;

3°) dire s'il y a toujours lieu à mise en sécurité ordinaire de l'immeuble ; dans l'affirmative, décrire les mesures d'urgence indispensables pour mettre fin durablement au danger ;

4°) donner tous éléments permettant d'éclairer les parties sur les risques pour les personnes et les biens.

Article 2 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-2 à R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il ne pourra recourir à un sapiteur sans l'autorisation préalable du président du tribunal administratif.

Article 3 : L'expertise aura lieu en présence de la commune de Sainte-Marie et de la société SEMADER.

Article 4 : L'expert avertira les parties conformément aux dispositions de l'article R. 621-7 du code de justice administrative.

Article 5 : L'expert déposera son rapport au greffe en deux exemplaires avant le 1er septembre 2024, dont un exemplaire sous format numérique. Des copies seront notifiées par l'expert aux parties intéressées. Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique.

Article 6 : Les frais et honoraires de l'expertise seront mis à la charge de la ou les parties désignées dans l'ordonnance par laquelle le président du tribunal liquidera et taxera ces frais et honoraires.

Article 7 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Sainte-Marie, la société SEMADER et à M. A B, expert.

Fait à Saint-Denis, le 9 août 2024.

La magistrate déléguée aux expertises,

A. KHATER

La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA34Autorisation

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2400503

Sujet principal : Recours d'un agent public stagiaire contre le refus de sa titularisation et la prorogation de son stage. Juridiction : Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre). Solution retenue : Le jugement, non intégralement reproduit, statue sur la légalité de l'arrêté de prorogation de stage et de l'arrêté refusant la titularisation. L'agent invoque notamment des vices de procédure, une erreur manifeste d'appréciation, un détournement de procédure et une violation de l'article L. 327-1 du code général de la fonction publique concernant les conditions du stage. Textes appliqués : Le code général de la fonction publique (notamment article L. 327-1) et le code de justice administrative (article L. 761-1 sur les frais irrépétibles).

08/04/2026

TA30Autorisation

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600904

Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la demande de suspension d'une décision préfectorale refusant l'enregistrement d'une demande de titre de séjour. Le juge des référés estime que le courriel attaqué du 14 janvier 2026 ne constitue pas une décision faisant grief, une décision implicite de refus étant déjà née le 11 janvier 2026 suite à l'expiration du délai d'instruction. La demande est donc irrecevable au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

07/04/2026

TA75Autorisation

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2324985

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par la société Camille Fournet, qui contestait une sanction administrative pour non-respect des délais de paiement inter-entreprises. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, estimant que l'amende de 13 000 euros et sa publication étaient légales et proportionnées au regard des manquements constatés. La décision s'appuie sur les articles L. 441-10 et L. 441-11 du code de commerce relatifs aux délais de paiement.

← Retour aux décisions

07/04/2026

TA76Autorisation

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505063

Le Tribunal administratif de Rouen a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à une ressortissante tunisienne et prononçant une obligation de quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet de la Seine-Maritime avait méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme en ne procédant pas à un examen réel et sérieux de sa situation personnelle et familiale, notamment au regard de son intégration en France. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer sa demande de titre de séjour.

03/04/2026