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AccueilJurisprudence administrativeN° TA101-2400849

Tribunal Administratif de La Réunion — Décision N° TA101-2400849

lundi 16 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de La Réunion
SectionTribunal Administratif de La Réunion
N° DossierTA101-2400849
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantDODAT AVOCAT

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la société Keep Cool Sainte-Clotilde Futura d’un recours en excès de pouvoir contre des arrêtés municipaux de Saint-Denis lui ordonnant de supprimer une publicité irrégulière. La société s’est désistée de sa requête par un mémoire du 11 décembre 2025. Par ordonnance du 16 février 2026, le magistrat désigné a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. En application de l’article L. 761-1 du même code, la société requérante a été condamnée à verser 1 000 euros à la commune de Saint-Denis au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 28 juin 2024, et les 14 mars et 10 septembre 2025, la société Keep Cool Sainte-Clotilde Futura (KC SC Futura), représentée par Me Dodat-Akhoun, demande au tribunal :

1°) d’annuler les arrêtés municipaux n° 3074/2023, 3075/2023, 3076/2023 et 3077/2023 du 18 décembre 2023 par laquelle la maire de la commune de Saint-Denis à mis en demeure la requérante de supprimer une publicité irrégulière ;

2°) d’annuler la décision du 28 avril 2024 par laquelle la maire de Saint-Denis à implicitement rejeté son recours gracieux du 28 février 2024 ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Denis la somme de 3 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Par des mémoires en défense, enregistrés les 13 septembre 2024,13 mai et 10 octobre 2025, la commune de Saint-Denis, représentée par Me Chane Meng Hime, conclut au rejet de la requête et demande à ce que soit mise à la charge de la société requérante la somme de 5 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Par un mémoire, enregistré le11 décembre 2025, la société Keep Cool Sainte-Clotilde Futura a déclaré se désister de sa requête.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


La présidente par intérim du tribunal a désigné M. Duvanel, premier conseiller, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, pour statuer par ordonnance dans les cas prévus aux 1° à 7° de cet article.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les magistrats (…) ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de la juridiction peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; / (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; / (…) ».

Par un mémoire, enregistré le 11 décembre 2025, la société KC SC Futura a déclaré se désister de ses conclusions aux fins d’annulation ainsi qu’au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Ce désistement d’instance étant pur et simple, rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de la société KC SC Futura une somme de 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la société KC SC Futura.

Article 2 : La société KC SC Futura versera à la commune de Saint-Denis, la somme de 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Keep Cool Sainte-Clotilde Futura et à la commune de Saint-Denis.



Fait à Saint-Denis, le 16 février 2026.


Le magistrat désigné,



F. DUVANEL

La République mande et ordonne au Préfet de la Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
P/La greffière en chef,
Le greffier,



D. CAZANOVE

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