Le Tribunal administratif de La Réunion a été saisi par le préfet d'un recours pour excès de pouvoir visant à annuler un arrêté municipal de non-opposition à une déclaration préalable de travaux pour l'installation de panneaux photovoltaïques. Le tribunal constate que l'arrêté attaqué a été explicitement retiré par la commune avant le jugement et qu'aucun recours n'a été formé contre ce retrait. Par conséquent, il déclare qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête du préfet, celle-ci ayant perdu son objet.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, des mémoires en production et un mémoire complémentaire, enregistrés les 8 septembre, 15 septembre, 2 octobre et 29 octobre 2025, le préfet de La Réunion demande au tribunal d’annuler l’arrêté n° DP 974 409 24 GO253 du 18 décembre 2024 par lequel le maire de la commune de Saint-André a décidé ne pas faire opposition à la déclaration préalable de travaux déposée pour le compte de Mme A... C... pour l’installation de panneaux photovoltaïques sur une construction existante située au n°419 du chemin Bel ombre, sur une parcelle cadastrée AB 618, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux.
Il soutient que :
- la décision de non-opposition litigieuse méconnait le 5° de l’article L. 421-5 du code de l’urbanisme ;
- la même décision méconnait l’article A.2 du plan local d’urbanisme de la commune de Saint-André ;
- la même décision a été prise en méconnaissance des dispositions de l’article L. 121-12 du code rural et de la pêche maritime ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 octobre 2025, la commune de Saint-André conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête.
Elle fait valoir que l’arrêté litigieux a été retiré par décision du 18 septembre 2025.
La procédure a été communiquée à Mme C... qui n’a pas produit de mémoire en défense.
Par une ordonnance du 3 novembre 2025, la clôture de l’instruction a été fixée au 30 novembre 2025.
Vu :
- l’ordonnance n° 2501515 du 2 octobre 2025 du juge des référés de ce tribunal ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Sauvageot, premier conseiller,
- les conclusions de M. Ramin, rapporteur public,
- et les observations de Mme B... pour le préfet de La Réunion ;
La commune de Saint-André et Mme C... et n’étaient ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Il ressort des pièces du dossier que l’arrêté litigieux n° DP 974 409 24 GO253 du 18 décembre 2024 a été retiré par décision explicite du 18 septembre 2025, explicitement mentionnée par le juge des référés dans son ordonnance n° 2501515 du 2 octobre 2025, notifiée à Mme C... le 9 octobre 2025. Il résulte en outre de l’instruction que, à la date du présent jugement, Mme C... n’a présenté aucun recours contentieux à l’encontre de cette décision de retrait.
2. Par suite, dans ces conditions, il y a lieu de considérer que les conclusions de la requête ont perdu leur objet et qu’il n’y a plus lieu d’y statuer.
D E C I D E :
Article 1er : Il n’y a pas plus lieu à statuer sur les conclusions de la requête.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié au préfet de La Réunion, à la commune de Saint-André et à Mme C....
Copie en sera, en outre, adressée au préfet de La Réunion.
Délibéré après l'audience du 28 janvier 2026, à laquelle siégeaient :
- M. Bauzerand, président,
- M. Sauvageot, premier conseiller,
- M. Duvanel, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 mars 2026.
Le rapporteur,
F. SAUVAGEOT
Le président,
Ch. BAUZERAND
Le greffier,
D. CAZANOVE
La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
P/La greffière en chef,
Le greffier,
D. CAZANOVE