Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par Mme B... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester sa mutation vers le CIO de Saint-Benoît. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions sous un mois. En l’absence de réponse dans ce délai, la requérante est réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions. Par ordonnance, le tribunal donne acte de ce désistement sur le fondement du 1° de l’article R. 222-1 du même code.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 octobre 2025, Mme A... B... demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite du recteur de l’académie de La Réunion de mutation vers le CIO de Saint-Benoît ;
2°) d’ordonner au recteur de l’académie de La Réunion de la maintenir dans son poste initial au CIO de Saint-Denis ;
3°) d’enjoindre à l’administration de prendre toutes mesures de protection hiérarchique et organisationnelle nécessaires pour lui garantir un environnement de travail serein et conforme à ses droits ;
4°) de réserver la question de l’indemnisation des préjudices subis, comprenant notamment les préjudices moral, professionnel, financier et de santé ;
5°) de mettre à la charge du recteur de l’académie de La Réunion les entiers dépens.
Par un courrier du 24 décembre 2025 transmis par l’application Télérecours, le tribunal a invité la requérante, sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément dans un délai d’un mois le maintien de ses conclusions.
Vu :
l’ordonnance n° 2501814 du juge des référés ;
les autres pièces du dossier ;
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...)peuvent, par ordonnance : 1 Donner acte des désistements (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 (…). » Aux termes de l’article R. 612-5-1 du même code : « Lorsque l’état du dossier permet de s’interroger sur l’intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (…) peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l’expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions ».
2. Par un courrier du 24 décembre 2025, dont elle a accusé réception le même jour via l’application Télérecours, Mme B... a été invitée à confirmer expressément le maintien de sa requête et informée de ce que, à défaut de réponse dans le délai d’un mois, elle serait réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions. La requérante, qui n’a pas répondu à cette invitation dans le délai imparti, doit par suite être réputée s’être désistée de sa requête en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Il y a lieu de lui donner acte de ce désistement en vertu du 1° de l’article R. 222-1 du même code.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme B....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et au recteur de l’académie de La Réunion.
Fait à Saint-Denis, le 27 janvier 2026.
La présidente par intérim du tribunal
A. BLIN
La République mande et ordonne au ministre de l’éducation nationale en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.