LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA101-2502079

Tribunal Administratif de La Réunion — Décision N° TA101-2502079

lundi 8 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de La Réunion
SectionTribunal Administratif de La Réunion
N° DossierTA101-2502079
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantBOISSY AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L.551-1 du code de justice administrative, était saisi par la SAS Réunionnaise Aménagement Urbain d'un recours en contestation de la procédure de passation du lot n°2 d'un marché public de travaux. La société requérante invoquait notamment un défaut de régularisation de sa candidature et une disproportion du rejet de celle-ci. En cours d'instance, la commune de Saint-Leu a informé la requérante de sa décision de déclarer sans suite l'ensemble de la procédure. Le juge des référés a constaté que cette décision rendait la requête sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 28 novembre 2025, la société par actions simplifiée (SAS) Réunionnaise Aménagement Urbain demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L.551-1 du code de justice administrative :

1°) d’annuler la procédure de passation du lot n° 2 « Équipements » du marché portant sur l’aménagement du bourg du Plate, la création d’une aire de jeux et de loisirs et la sécurisation des abords du stade ;

2°) d’enjoindre la reprise de la procédure.

La société Réunionnaise Aménagement Urbain soutient que :
- en s’abstenant de l’inviter à régulariser sa candidature, le pouvoir adjudicateur a méconnu les articles R.2144-2 du code de la commande publique et 9.1.1 du règlement de la consultation ;
- le rejet de sa candidature, entachée d’une simple omission formelle sans incidence sur ses capacités professionnelles, la validité de l’engagement, la conformité et le contenu de son offre, est manifestement disproportionné ;
- le prix de son offre était inférieur de 100.000 euros à celui de l’attributaire, ce qui révèle une mauvaise utilisation des deniers publics ;
- la commune a commis un manquement au principe de transparence des procédures rappelé à l’article L.3 du code de la commande publique.

La requête a été communiquée le 29 novembre 2025 à la société Tomplayer, qui n’a pas produit d’observations.


Par un mémoire en défense enregistré le 5 décembre 2025, la commune de Saint-Leu, représentée par Me Herlin, conclut au non-lieu à statuer en faisant valoir que, par un courrier du même jour, elle a informé la société Réunionnaise Aménagement Urbain de sa décision de déclarer sans suite la procédure de passation de l’ensemble des lots du marché.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de la commande publique ;
- le code de justice administrative.

Par une décision du 1er décembre 2025, la présidente par intérim du tribunal a désigné Mme Lacau, première conseillère, pour statuer notamment sur les litiges visés par l’article L.551-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Par un courrier du 8 décembre 2025, les parties ont été informées de la radiation de l’affaire du rôle de l’audience publique du 10 décembre suivant.

Considérant ce qui suit :


1. L’article L.551-1 du code de justice administrative prévoit que le juge des référés peut être saisi, avant la conclusion du contrat, en cas de manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence auxquelles est soumise la passation de contrats administratifs.


2. Par un avis d’appel public à la concurrence, la Commune de Saint-Leu a lancé une consultation, selon la procédure adaptée, en vue de l’attribution d’un marché public de travaux portant sur l’aménagement du bourg du Plate, la création d’une aire de jeux et de loisirs et la sécurisation des abords du stade. La société par actions simplifiée (SAS) Réunionnaise Aménagement Urbain, qui s’est vu notifier, par un courrier du 27 novembre 2025, la décision de rejet de sa candidature présentée en vue de l’attribution du lot n° 2 « Équipements » et l’attribution de ce lot à la SAS Tomplayer, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions précitées de l’article L.551-1 du code de justice administrative, d’annuler la procédure de passation de ce lot.


3. Lorsque le juge des référés, saisi sur le fondement de ces dispositions, a estimé, au vu de la requête dont il est saisi, qu'il y avait lieu d'engager la procédure prévue à l'article L.522-1 du même code, il lui incombe de poursuivre cette procédure et, notamment, de tenir une audience publique. Il en va différemment lorsque, après que cette procédure a été engagée, intervient notamment un évènement rendant sans objet la requête. Dans ce cas, le juge des référés peut, dans le cadre de son office, constater un non-lieu sans tenir d'audience.


4. Il résulte de l’instruction que, postérieurement à l’introduction de la requête, par un courrier du 5 décembre 2025, le maire de Saint-Leu a informé la société Réunionnaise Aménagement Urbain de sa décision de déclarer sans suite la procédure de passation de l’ensemble des lots, eu égard à la nécessité d’apporter des précisions sur le périmètre du marché pour tenir compte de l’évolution des besoins. Il en résulte que la requête de la SAS Réunionnaise Aménagement Urbain est devenue sans objet. Il n’y a pas lieu d’y statuer.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur la requête de la société par actions simplifiée Réunionnaise Aménagement Urbain.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société par actions simplifiée Réunionnaise Aménagement Urbain, à la commune de Saint-Leu et à la société par actions simplifiée Tomplayer.

Rendue publique par mise à disposition au greffe, le 8 décembre 2025.

Le juge des référés,

M. A... Lacau



La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies du droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.




Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions