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AccueilJurisprudence administrativeN° TA101-2600162

Tribunal Administratif de La Réunion — Décision N° TA101-2600162

jeudi 12 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de La Réunion
SectionTribunal Administratif de La Réunion
N° DossierTA101-2600162
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... A..., qui demandait le retrait d'une procédure disciplinaire engagée par la région Réunion, en invoquant un harcèlement moral. La requête ne contenait pas de conclusions en annulation d'une décision administrative et aucune sanction disciplinaire n'avait été prononcée. Le juge a estimé que la demande, tendant à une injonction à l'administration, ne pouvait être régularisée. Cette décision est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 janvier 2026, M. C... B... A... demande au tribunal de procéder au retrait de la procédure disciplinaire engagée à son encontre par la région Réunion.

Il soutient être victime de faits de harcèlement moral, caractérisés par des pressions psychologiques exercées par son administration, entraînant un préjudice moral aggravé par l’engagement d’une procédure disciplinaire à son encontre, laquelle porte atteinte à son image, à sa carrière, à son intégrité morale ainsi qu’à l’équilibre de sa vie familiale.



Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…). ». Aux termes de l’article R. 421-1 du même code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. (…) ».

2. En l’espèce, M. B... A... qui soutient être victime de faits de harcèlement moral, caractérisés par des pressions psychologiques exercées par son administration depuis le changement de mandature intervenu en mars 2022, entraînant un préjudice moral aggravé par l’engagement d’une procédure disciplinaire à son encontre, demande au tribunal le retrait de cette procédure. Toutefois, la requête de M. B... A... ne comporte pas de conclusions à fin d’annulation d’une décision administrative et il ne ressort pas des pièces produites qu’une sanction aurait été prononcée à son encontre. Dès lors, la présente requête tendant à prononcer une injonction à titre principal à l’autorité administrative, qui ne peut être régularisée, est manifestement irrecevable. Par suite, il y a lieu de rejeter la requête de M. B... A... en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. B... A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... B... A....


Fait à Saint-Denis, le 12 février 2026.


La présidente par intérim du tribunal,



A. BLIN


La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


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