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AccueilJurisprudence administrativeN° TA101-2600250

Tribunal Administratif de La Réunion — Décision N° TA101-2600250

mardi 7 avril 2026

JuridictionTribunal Administratif de La Réunion
SectionTribunal Administratif de La Réunion
N° DossierTA101-2600250
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Sujet principal : Désistement d'office d'une requête en annulation d'une décision de radiation des cadres et de mise à la retraite d'une agent communale. Juridiction : Tribunal Administratif de La Réunion (statuant par ordonnance). Solution retenue : Le tribunal donne acte du désistement de la requérante, qui est réputée s'être désistée pour n'avoir pas confirmé le maintien de sa requête au fond après le rejet de sa demande de suspension. Textes appliqués : Articles R. 222-1 et R. 612-5-2 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 12 février 2026, Mme A... B... demande au tribunal d’annuler l’arrêté n°2109/2025/DRH du 19 décembre 2025 en tant que le maire de Sainte-Marie a prononcé sa radiation des cadres au motif de sa mise à la retraite à compter du 1er mars 2026 ainsi que de toutes les décisions ayant conduit à sa perte d’emploi, et d’ordonner sa reprise d’activité dans les meilleurs délais.


Vu :
l’ordonnance n°2600249 du 16 février 2026 du juge des référés ;
les autres pièces du dossier ;
le code de justice administrative.


Le président du tribunal a désigné Mme Blin, vice-présidente, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, pour statuer par ordonnance dans les cas prévus aux 1° à 7° de cet article.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 1 Donner acte des désistements (…) ».

2. Aux termes de l’article R. 612-5-2 du même code : « En cas de rejet d'une demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 au motif qu'il n'est pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu'un pourvoi en cassation est exercé contre l'ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s'être désisté. / Dans le cas prévu au premier alinéa, la notification de l'ordonnance de rejet mentionne qu'à défaut de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d'un mois, le requérant est réputé s'être désisté. »

3. Par ordonnance n°2600249 du 16 février 2026 qui a été notifiée à Mme B... par lettre recommandée dont le pli envoyé le même jour à l’adresse mentionnée par l’intéressée a été retourné au tribunal avec la mention « pli avisé et non réclamé », la juge des référés du tribunal administratif de La Réunion a rejeté la requête tendant à la suspension de l’exécution de la décision dont l’annulation est demandée par la présente requête, au motif qu’aucun des moyens soulevés n’était propre, en l’état de l’instruction, à créer un doute sérieux quant à la légalité de cette décision. En dépit du courrier de notification de ladite ordonnance qui l’informait qu’à défaut de confirmation dans le délai d’un mois elle serait réputée s’être désistée d’office, la requérante n’a pas confirmé expressément le maintien de sa requête au fond dans le délai qui lui était imparti à cette fin.

4. Par suite, en l’absence de pourvoi en cassation exercé contre l'ordonnance rendue par la juge des référés, la requérante est réputée s’être désistée de l’ensemble des conclusions de sa requête, en application des dispositions de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. Il y a lieu de donner acte de ce désistement en vertu du 1° de l’article R. 222-1 du même code.


O R D O N N E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme B....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et à la commune de Sainte-Marie.

Fait à Saint-Denis, le 7 avril 2026.

La présidente de la 2ème chambre



A. BLIN


La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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