LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA101-2600339

Tribunal Administratif de La Réunion — Décision N° TA101-2600339

vendredi 3 avril 2026

JuridictionTribunal Administratif de La Réunion
SectionTribunal Administratif de La Réunion
N° DossierTA101-2600339
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantCERVEAUX FREDERIC

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé précontractuel, a rejeté la requête de la société GCA Réunion qui contestait la procédure de passation d'un marché public pour un lot de travaux. Le juge a estimé que les manquements allégués aux obligations de publicité et de mise en concurrence n'étaient pas établis, notamment concernant l'insuffisance d'information, la dénaturation du mémoire technique et le non-respect du principe d'égalité. La décision s'appuie sur les articles L. 551-1, L. 551-2 et L. 551-10 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 25 février et 6 mars 2026, la société GCA Réunion, représentée par Me Cerveaux, demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 551-1 du code de justice administrative :

1°) d’annuler la procédure de passation menée par la direction des affaires culturelles (DAC) de La Réunion pour le lot 10 du marché de construction du centre de conservation et d’études, à l’issue de laquelle son offre a été classée en 2ème position ;

2°) de mettre à la charge de la région Réunion une somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
- l’information reçue, notamment à la suite de sa demande du 23 février 2026, est demeurée insuffisante ;
- l’acheteur a dénaturé son mémoire technique ;
- il y a lien de vérifier si la négociation mise en œuvre par l’acheteur a été conduite dans le respect du principe d’égalité ;
- les manquements commis par l’acheteur ont été de nature à la léser.


Par un mémoire en défense enregistré le 13 mars 2026, le préfet de La Réunion conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :
- les manquements allégués ne sont pas caractérisés ;
- la condition de lésion n’est pas remplie.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu la décision du président du tribunal désignant M. Aebischer, vice-président, en qualité de juge des référés.

Vu :
- le code de la commande publique ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 16 mars 2026 à 10 heures :
- le rapport de M. Aebischer, juge des référés ;
- les observations de Me Cerveaux, pour la société GCA Réunion, qui confirme ses conclusions et moyens ;
- les observations de Mme A..., représentant le préfet de La Réunion, qui confirme les écritures en défense.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 551-1 du code de justice administrative : « Le président du tribunal administratif, ou le magistrat qu’il délègue, peut être saisi en cas de manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence auxquelles est soumise la passation par les pouvoirs adjudicateurs de contrats administratifs ayant pour objet l’exécution de travaux, la livraison de fournitures ou la prestation de services (…) / Le juge est saisi avant la conclusion du contrat ». Aux termes de l’article L. 551-2 : « I - Le juge peut ordonner à l’auteur du manquement de se conformer à ses obligations et suspendre l’exécution de toute décision qui se rapporte à la passation du contrat (…). Il peut en outre annuler les décisions qui se rapportent à la passation du contrat (…) ». Aux termes de l’article L. 551-10 : « Les personnes habilitées à engager les recours (…) sont celles qui ont un intérêt à conclure le contrat (…) et qui sont susceptibles d’être lésées par le manquement invoqué (…) ».

2. La société GCA Réunion s’est portée candidate pour le lot 10 « climatisation ventilation » du marché de travaux que la DAC envisage de conclure au titre de l’opération de construction du centre de conservation et des études de La Réunion. A l’issue de la procédure, elle a été informée le 18 janvier 2026 du rejet de son offre, classée en 2ème position avec une note globale très proche de celle de l’attributaire. Par la présente requête, elle demande au juge des référés précontractuels de censurer la procédure portant sur le lot 10.

3. En premier lieu, contrairement à ce que soutient la société requérante, les informations qu’elle a en fin de compte reçues le 24 février 2026, suite à sa demande présentée le 23 février au titre de l’article R. 2181-4 du code de la commande publique, peuvent être regardées comme suffisamment explicites, à travers l’énoncé des notes attribuées et les commentaires circonstanciés apportés pour chacun des critères et sous-critères, à l’égard de l’appréciation portée sur les caractéristiques et les avantages, respectivement, de l’offre retenue et de l’offre rejetée.

4. En deuxième lieu, il ne résulte de l’instruction, les critiques émises sur ce point par la société GCA Réunion étant particulièrement succinctes, que son mémoire technique ait été manifestement dénaturé par l’acheteur dans le cadre de l’analyse des offres sur un plan technique.

5. En troisième lieu, le moyen par lequel il est suggéré que la négociation mise en œuvre par l’acheteur aurait été conduite sans respecter le principe d’égalité n’est pas assorti de précisions suffisantes permettant d’en apprécier le bien-fondé. Au demeurant, l’administration justifie du traitement égal dont ont bénéficié les candidats à travers les modalités retenues pour la phase de négociation.

6. Il résulte de ce qui précède que la société GCA Réunion, en l’absence de manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence, n’est pas fondée à contester la procédure susmentionnée devant le juge des référés précontractuels. Sa requête doit être rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais irrépétibles.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de la société GCA Réunion est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société GCA Réunion et au préfet de La Réunion.

Fait à Saint-Denis, le 3 avril 2026.



Le juge des référés,




M.-A. AEBISCHER


La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.




Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions