LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA101-2600366

Tribunal Administratif de La Réunion — Décision N° TA101-2600366

mercredi 8 avril 2026

JuridictionTribunal Administratif de La Réunion
SectionTribunal Administratif de La Réunion
N° DossierTA101-2600366
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour. Le juge a jugé la requête irrecevable car le délai de recours de deux mois, prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative, avait expiré, la notification de la décision étant considérée comme régulière malgré son non-retrait par le requérant. Par conséquent, les conditions de l'article L. 521-1 du même code pour une suspension en urgence n'étaient pas examinées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 2 mars 2026 sous le n° 2600366 et un mémoire en réplique enregistré le 23 mars 2026, M. B... A... demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’arrêté du préfet de La Réunion du 31 octobre 2025 rejetant sa demande de titre de séjour.

Il soutient que :
- sa contestation n’est pas tardive, l’arrêté litigieux n’ayant pas été régulièrement notifié ;
- il est urgent de suspendre la décision refusant de lui délivrer un titre de séjour qui, en le plaçant en situation irrégulière, ne lui permet plus de subvenir à ses besoins et à ceux de son enfant ;
- la décision litigieuse méconnaît les dispositions de l’article L. 423-7 du CESEDA ainsi que le droit au respect de la vie privée et familial et l’intérêt supérieur de l’enfant.

Par un mémoire en défense enregistré le 23 mars 2026, le préfet de La Réunion conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :
- la contestation de l’arrêté du 31 octobre 2025, régulièrement notifié le 10 novembre 2025, est tardive ;
- la condition d’urgence n’est pas remplie ;
- l’arrêté n’est entaché d’aucune illégalité.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu la requête enregistrée le 2 mars 2026 sous le n° 2600367 par laquelle M. A... demande l’annulation de l’arrêté susmentionné.

Vu la décision du président du tribunal désignant M. Aebischer, vice-président, en qualité de juge des référés.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Il a été constaté l’absence des parties lors de l'audience publique du 27 mars 2026 à 9H30.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (…) ».

2. Aux termes de de l’article R. 421-1 du même code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée (…) ».

3. Il ressort des pièces du dossier, d’une part, que l’arrêté du 31 octobre 2025 portant refus de séjour, qui comportait la mention des délais et voies de recours, a été notifié à M. A... par une lettre recommandée envoyée à l’adresse que ce dernier avait indiqué à l’administration et, d’autre part, que, selon le justificatif postal produit par celle-ci, l’intéressé s’est abstenu de retirer au bureau de poste le courier qui lui était destiné, l’enveloppe ayant été retournée à l’expéditeur avec la mention “pli avisé et non réclamé” suite à un avis de passage deposé le 10 novembre 2025. Ainsi, le délai de recours contentieux de deux mois ayant commence à courir le 10 novembre 2025 à l’égard de la decision de refus de séjour régulièrement notifiée, le préfet de La Réunion est fondé à opposer la forclusion aux requêtes à fin d’annulation et à fin de suspension présentées le 2 mars 2026 par M. A... à l’encontre de cette décision.

4. Il résulte de ce qui précède que la présente requête doit être rejetée comme irrecevable.


O R D O N E :

Article 1er : La requête n° 2600366 de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au préfet de La Réunion.

Fait à Saint-Denis le 8 avril 2026.

Le juge des référés,



M.-A. AEBISCHER


La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 515333

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de Mme A..., magistrate, qui demandait le report et l'encadrement de ses auditions par l'inspection générale de la justice (IGJ) dans le cadre d'une enquête administrative. La requérante invoquait une atteinte grave à ses droits de la défense, à sa dignité et à l'indépendance juridictionnelle. Le juge a estimé que l'audition prévue du 4 au 7 mai 2026, qui ne préjugeait pas de l'issue de l'enquête ni d'éventuelles poursuites disciplinaires, n'était pas susceptible de porter une atteinte manifestement disproportionnée à ses droits. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas retenue comme caractérisant une illégalité grave.

03/05/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 509298

Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... pour défaut d'intérêt à agir, les circonstances invoquées (qualité de citoyen, d'usager ou de professionnel) n'étant pas suffisamment directes et certaines pour contester la nomination du président du conseil d'administration de l'OFII. La portée de cette décision est de rappeler la rigueur du contrôle de l'intérêt à agir en matière de nominations aux emplois publics.

09/04/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 507528

Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de La Poste contre l'ordonnance ayant suspendu la révocation de M. B..., estimant qu'aucun moyen sérieux n'est soulevé.

09/04/2026

← Retour aux décisions