jeudi 7 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Martinique |
| Section | Tribunal Administratif de la Martinique |
| N° Dossier | TA102-2100510 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | BRUNO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 24 août 2021 et le 19 mai 2022, la société Synergie Caraïbes VD, représentée par Me Bruno, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 18 juin 2021 par laquelle la commune du François a résilié le marché de travaux de rénovation de la piste d'athlétisme du complexe sportif de la commune du François ;
2°) de condamner la commune du François à lui verser la somme de 30 000 euros en réparation de son préjudice ;
3°) de mettre la somme de 4 000 euros à la charge de la commune du François au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le marché ne pouvait être résilié et aucune faute ne peut lui être imputée, dès lors qu'elle était dans l'impossibilité de réaliser ses prestations compte tenu de l'intervention d'un tiers au marché, à l'origine de malfaçons dans la réalisation du support en enrobés ;
- elle subit un préjudice financier évalué à la somme de 30 000 euros, correspondant à son manque à gagner sur le marché.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 29 novembre 2021 et le 31 mai 2022, la commune du François, représentée par Me Tirault conclut :
- au rejet de la requête ;
- à ce que la société Synergie Caraïbes VD soit reconventionnellement condamnée à lui verser la somme de 119 678,26 euros, correspondant au surcoût généré par le recours à un marché de substitution ;
- et à ce que la somme de 4 000 euros soit mise à la charge de la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- les conclusions aux fins d'annulation de la mesure de résiliation sont irrecevables ;
- les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés ;
- la société Synergie Caraïbes VD a commis une faute en refusant d'exécuter ses prestations contractuelles ;
- elle subit un préjudice financier qui s'élève à la somme de 119 678,26 euros, correspondant au surcoût généré par le recours à un marché de substitution.
La procédure a été régulièrement communiquée à la société Revet sport assistance (RSA), qui n'a pas produit de mémoire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la commande publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- et les conclusions de M. Lancelot, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Par un acte d'engagement du 4 novembre 2019, la commune du François a confié au groupement conjoint constitué de la société Synergie Caraïbes VD, mandataire solidaire, et de la société Revet sport assistance (RSA), l'exécution d'un marché de travaux pour la rénovation de la piste d'athlétisme du complexe sportif de la commune du François. Par une décision du 18 juin 2021, la commune du François a prononcé la résiliation du marché pour faute du titulaire, aux frais et risques de celui-ci, à compter du 1er juin 2021. Par la présente requête, la société Synergie Caraïbes VD demande au tribunal d'annuler cette décision et de condamner la commune du François à l'indemniser de son préjudice. La commune du François demande, à titre reconventionnel, la condamnation de la société Synergie Caraïbes VD à réparer le surcoût généré par le recours à un marché de substitution.
Sur la fin de non-recevoir opposée par la commune du François :
2. Saisi par une partie d'un litige relatif à une mesure d'exécution du contrat, le juge administratif peut seulement, en principe, rechercher si cette mesure est intervenue dans des conditions de nature à ouvrir droit à indemnité. Toutefois, une partie à un contrat administratif peut, eu égard à la portée d'une telle mesure d'exécution, former devant le juge du contrat un recours de plein contentieux contestant la validité de la résiliation de ce contrat et tendant à la reprise des relations contractuelles. Il appartient au juge administratif, lorsqu'il est saisi de conclusions " aux fins d'annulation " d'une mesure de résiliation, de les regarder comme un recours de plein contentieux contestant la validité de la résiliation du contrat et tendant à la reprise des relations contractuelles. Ainsi, les conclusions présentées par la société Synergie Caraïbes VD demandant l'annulation de la décision de résiliation du marché en litige doivent être regardées comme un recours de plein contentieux tendant à la contestation de la validité de la mesure de résiliation du contrat et, par suite, à la reprise des relations contractuelles. Il s'ensuit que la fin de non-recevoir opposée par la commune du François, tirée de l'irrecevabilité des conclusions aux fins d'annulation de la mesure de résiliation, doit être écartée.
Sur le cadre du litige :
3. Il incombe au juge du contrat, saisi par une partie d'un recours de plein contentieux contestant la validité d'une mesure de résiliation et tendant à la reprise des relations contractuelles, lorsqu'il constate que cette mesure est entachée de vices relatifs à sa régularité ou à son bien-fondé, de déterminer s'il y a lieu de faire droit, dans la mesure où elle n'est pas sans objet, à la demande de reprise des relations contractuelles, à compter d'une date qu'il fixe, ou de rejeter le recours, en jugeant que les vices constatés sont seulement susceptibles d'ouvrir, au profit du requérant, un droit à indemnité. Dans l'hypothèse où il fait droit à la demande de reprise des relations contractuelles, il peut décider, si des conclusions sont formulées en ce sens, que le requérant a droit à l'indemnisation du préjudice que lui a, le cas échéant, causé la résiliation, notamment du fait de la non-exécution du contrat entre la date de sa résiliation et la date fixée pour la reprise des relations contractuelles.
Sur la validité de la mesure de résiliation :
4. Il résulte de l'article 11.9 du cahier des clauses administratives particulières (CCAP) relatif à la résiliation et aux mesures coercitives que les dispositions CCAG sont applicables au marché en litige. Aux termes de l'article 45 du cahier des clauses administratives générales applicable aux marchés publics de travaux (CCAG - Travaux) : " Le représentant du pouvoir adjudicateur peut mettre fin à l'exécution des prestations faisant l'objet du marché avant l'achèvement de celles-ci, soit de son fait ou de celui de son mandataire dans les conditions prévues à l'article 46.2, soit pour faute du titulaire dans les conditions prévues à l'article 46.3, soit dans le cas des circonstances particulières mentionnées à l'article 46.1 ". En outre, aux termes de l'article 46 de ce cahier : " 46.3.1 Le représentant du pouvoir adjudicateur peut résilier le marché pour faute du titulaire dans les cas suivants : () / c) Le titulaire, dans les conditions prévues à l'article 48, ne s'est pas acquitté de ses obligations dans les délais contractuels, après que le manquement a fait l'objet d'une constatation contradictoire et d'un avis du maître d'œuvre, et si le titulaire n'a pas été autorisé par ordre de service à reprendre l'exécution des travaux ; dans ce cas, la résiliation du marché décidée peut être soit simple, soit aux frais et risques du titulaire et, dans ce dernier cas, les dispositions des articles 48. 4 à 48. 7 s'appliquent ; () / 46.3.2 Sauf dans les cas prévus aux g, i, k et l du 46. 3. 1 ci-dessus, une mise en demeure, assortie d'un délai d'exécution, doit avoir été préalablement notifiée au titulaire et être restée infructueuse. / Dans le cadre de la mise en demeure, le représentant du pouvoir adjudicateur informe le titulaire de la sanction envisagée et l'invite à présenter ses observations ". Enfin, aux termes de l'article 48 : " 48.1 A l'exception des cas prévus aux articles 15.2.2, 15.4 et 47.2, lorsque le titulaire ne se conforme pas aux dispositions du marché ou aux ordres de service, le représentant du pouvoir adjudicateur le met en demeure d'y satisfaire, dans un délai déterminé, par une décision qui lui est notifiée par écrit () / 48.2 Si le titulaire n'a pas déféré à la mise en demeure, la poursuite des travaux peut être ordonnée, à ses frais et risques, ou la résiliation du marché peut être décidée ".
5. En l'espèce, la mesure de résiliation unilatérale, décidée par la commune du François le 18 juin 2021, se justifie par le refus de la société Synergie Caraïbes VD d'accomplir les prestations auxquelles elle s'était engagée, en particulier son refus de procéder à la pose du revêtement synthétique de la piste d'athlétisme.
6. La requérante ne conteste nullement avoir refusé d'exécuter cette prestation. Elle soutient en effet que ce refus était justifié et expose avoir constaté, lors de l'enlèvement du revêtement précédemment installé sur la piste, le mauvais état de la couche inférieure, constituant le support de la piste d'athlétisme. Il ressort effectivement du rapport du laboratoire d'analyses, réalisé à la demande de la société Synergie Caraïbes VD, que le support en enrobés de la piste d'athlétisme est insuffisamment épais et présente plusieurs displanéités, cette situation ne permettant pas la pose du revêtement synthétique, de façon à garantir une piste conforme aux exigences de la fédération française d'athlétisme, ces exigences étant reprises dans le cahier des clauses techniques particulières applicables au marché. La société Synergie Caraïbes VD a donc proposé à la commune du François de conclure un avenant, afin d'intégrer au marché le surcoût correspondant aux travaux supplémentaires imprévus de réfection du support en enrobés. La commune du François a finalement choisi, le 29 décembre 2020, de confier les travaux de réfection des enrobés à une société tierce, la société Caraïb Moter. Ces travaux de réfection du support de la piste ont été achevés le 25 mai 2021, date à laquelle la commune du François a mis en demeure la société Synergie Caraïbes VD d'achever les travaux qui lui incombaient, correspondant notamment à la pose du revêtement synthétique de la piste, sur ce nouveau support. La société Synergie Caraïbes VD n'a toutefois pas donné suite à cette mise en demeure, au motif que les travaux réalisés par la société Caraïb Moter présenteraient des malfaçons.
7. Contrairement à ce que soutient la requérante, le refus de la commune du François de donner suite à sa demande de conclusion d'un avenant, et son choix de confier les travaux de réfection des enrobés à une société tierce, n'autorisaient nullement la société Synergie Caraïbes VD à s'abstenir d'exécuter les prestations auxquelles elle s'était engagée. En outre, la circonstance alléguée, au demeurant non établie par les pièces produites, que les travaux de réfection des enrobés, effectués par la société Caraïb Moter, n'auraient pas été réalisés de façon suffisamment soignée, n'autorisait pas non plus la société Synergie Caraïbes VD à se dispenser d'exécuter ses propres obligations contractuelles, et d'achever les travaux, un tel litige ayant vocation à se résoudre sur le terrain indemnitaire. Il s'ensuit que la société Synergie Caraïbes VD ne justifie d'aucune raison valable pour refuser d'exécuter ses obligations contractuelles, alors au demeurant que son argumentaire, tiré du bouleversement de l'économie générale du contrat, est inopérant à l'appui d'une contestation dirigée contre une mesure de résiliation pour faute. Dans ces conditions, et dès lors que le refus d'exécuter les prestations contractuelles n'est pas contesté, ce manquement aux engagements contractuels du groupement Synergie Caraïbes VD - RSA constituait une faute d'une gravité suffisante pour justifier la résiliation aux torts du titulaire du marché litigieux.
8. Il résulte de ce qui précède que la société requérante n'est pas fondée à contester la validité de la mesure de résiliation litigieuse.
Sur la demande de reprise des relations contractuelles :
9. Il résulte de l'instruction que le manquement relevé aux points 6 et 7 du présent jugement, justifiait la résiliation du marché du 4 novembre 2019 par la commune du François. Par suite, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la société requérante tendant à la reprise des relations contractuelles.
Sur la demande indemnitaire de la société Synergie Caraïbes VD :
10. Il résulte de ce qui précède que la résiliation pour faute du marché en litige était justifiée. Par suite, en l'absence de toute illégalité fautive commise par la commune du François, la société Synergie Caraïbes VD n'est pas fondée à demander l'indemnisation du préjudice que lui aurait causé cette décision, alors au demeurant que ses conclusions indemnitaires, qui ne sont accompagnées ni d'une décision de la commune du François portant rejet d'une demande indemnitaire qui lui aurait été adressée ni de l'accusé de réception d'une telle demande, sont irrecevables.
Sur les conclusions reconventionnelles présentées par la commune du François :
11. Aux termes de l'article 48 du CCAG - Travaux : " 48.1. A l'exception des cas prévus aux articles 15.2.2, 15.4 et 47.2, lorsque le titulaire ne se conforme pas aux dispositions du marché ou aux ordres de service, le représentant du pouvoir adjudicateur le met en demeure d'y satisfaire, dans un délai déterminé, par une décision qui lui est notifiée par écrit. / Ce délai, sauf pour les marchés intéressant la défense ou en cas d'urgence, n'est pas inférieur à quinze jours à compter de la date de notification de la mise en demeure. / 48.2. Si le titulaire n'a pas déféré à la mise en demeure, la poursuite des travaux peut être ordonnée, à ses frais et risques, ou la résiliation du marché peut être décidée () / 48.4. En cas de résiliation aux frais et risques du titulaire, les mesures prises en application de l'article 48.3 sont à la charge de celui-ci. Pour l'achèvement des travaux conformément à la réglementation en vigueur, il est passé un marché avec un autre entrepreneur. Ce marché de substitution est transmis pour information au titulaire défaillant. Par exception aux dispositions de l'article 13.4.2, le décompte général du marché résilié ne sera notifié au titulaire qu'après règlement définitif du nouveau marché passé pour l'achèvement des travaux. / 48.5. Le titulaire, dont les travaux font l'objet des stipulations des articles 48.2 et 48.3, est autorisé à en suivre l'exécution sans pouvoir entraver les ordres du maître d'œuvre et de ses représentants. / Il en est de même en cas de nouveau marché passé à ses frais et risques ".
12. Il résulte de ces stipulations et des règles générales applicables aux contrats administratifs que le maître d'ouvrage d'un marché de travaux publics peut, après avoir vainement mis en demeure son cocontractant de poursuivre l'exécution des prestations qu'il s'est engagé à réaliser conformément aux stipulations du contrat, décider de confier l'achèvement des travaux à un autre entrepreneur aux frais et risques de son cocontractant. La mise en œuvre de cette mesure coercitive n'a pas pour effet de rompre le lien contractuel entre le pouvoir adjudicateur et son cocontractant et ne saurait être subordonnée à une résiliation préalable du contrat. Le cocontractant défaillant doit être mis à même de suivre l'exécution du marché de substitution ainsi conclu afin de lui permettre de veiller à la sauvegarde de ses intérêts, les montants découlant des surcoûts supportés par le maître d'ouvrage en raison de l'achèvement des travaux par un nouvel entrepreneur étant à sa charge.
13. La commune du François demande reconventionnellement au tribunal de condamner la société Synergie Caraïbes VD à lui verser la somme de 119 678,26 euros, correspondant aux surcoûts résultant de la conclusion d'un marché de substitution avec la société Caraïb Moter, en vue des travaux de réfection des enrobés.
14. Il résulte de l'instruction que les prestations demandées par la commune du François à la société Caraïb Moter, dans le cadre du bon de commande adressé à cette dernière le 22 janvier 2021, sont distinctes des prestations initialement demandées au titulaire du marché. En effet, si le cahier des clauses techniques particulières du marché initial, conclu avec la société Synergie Caraïbes VD, mettait à la charge de celle-ci les travaux de préparation du support de la piste, ces travaux se limitaient à un nettoyage et à un décapage. D'ailleurs, il ressort clairement du compte rendu d'une réunion de chantier, ayant eu lieu le 21 juillet 2020 entre la société Synergie Caraïbes VD et les services techniques de la commune du François, que la commune n'envisageait pas initialement de procéder à des travaux de réfection des enrobés de la couche inférieure de la piste. Ce n'est que le 29 décembre 2020 que la commune du François a finalement décidé de procéder à ces travaux de réfection des enrobés, en les confiant à une société tierce, la société Caraïb Moter. Il ressort, en effet, du bon de commande adressé à cette dernière que les travaux demandés consistaient en un rabotage du support existant, puis en la pose d'une couche d'accrochage et d'une couche nouvelle de béton bitumineux, d'une épaisseur de 4 centimètres. Il s'ensuit que les travaux confiés à la société Caraïb Moter constituent des travaux supplémentaires, qui n'étaient pas initialement prévus dans le marché conclu avec la société Synergie Caraïbes VD. Dans ces conditions, la commune du François ne saurait être indemnisée du surcoût qu'elle a subi, dès lors qu'elle ne peut être regardée comme ayant eu recours à un marché de substitution, ce marché n'ayant nullement pour objet d'achever les travaux initialement prévus.
15. Il résulte de ce qui précède que les conclusions reconventionnelles de la commune du François, tendant à la condamnation de la société Synergie Caraïbes VD à lui verser la somme de 119 678,26 euros, correspondant au surcoût généré par le recours à un marché de substitution, doivent être rejetées.
Sur les frais d'instance :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la commune du François, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à la société Synergie Caraïbes VD la somme que celle-ci réclame au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, dès lors, de rejeter les conclusions présentées à ce titre par la requérante. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société Synergie Caraïbes VD une somme de 1 500 euros à verser à la commune du François au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la société Synergie Caraïbes VD est rejetée.
Article 2 : Les conclusions reconventionnelles présentées par la commune du François, tendant à la condamnation de la société Synergie Caraïbes VD, sont rejetées.
Article 3 : La société Synergie Caraïbes VD versera une somme de 1 500 euros à la commune du François en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la société Synergie Caraïbes VD, à la société Revet sport assistance (RSA) et à la commune du François.
Délibéré après l'audience du 23 juin 2022, à laquelle siégeaient :
M. Wallerich, président,
M. de Palmaert, premier conseiller,
Mme Monnier-Besombes, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 juillet 2022.
La rapporteure,
A. BLe président,
M. A
La greffière,
J. Lemaître
La République mande et ordonne au préfet de la Martinique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026