jeudi 7 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Martinique |
| Section | Tribunal Administratif de la Martinique |
| N° Dossier | TA102-2100632 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | CABINET LAZARE (SELARL) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 20 octobre 2021, la SARL Les villas du Cap, représentée par la Selarl Lazare Avocats, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 22 avril 2021 par lequel le maire de la commune du Vauclin s'est opposé à la déclaration préalable de travaux qu'elle a déposée en vue de la réhabilitation d'une maison existante et de ses annexes, implantées sur une parcelle située lieu-dit Pointe Chaudière au Vauclin, ensemble la décision implicite rejetant son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre au maire du Vauclin de prendre un arrêté de non-opposition à la déclaration préalable de travaux ou, à défaut, de réexaminer sa déclaration préalable, dans un délai de trente jours à compter de la notification du jugement à intervenir, et ce sous astreinte de 300 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune du Vauclin une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé au regard des exigences de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ;
- il méconnait les dispositions du plan de préservation des risques naturels puisqu'il se borne à relever que la parcelle est située en zone jaune, sans en tirer aucune conséquence, et que cette zone correspond à l'aléa le plus faible qui existe en Martinique ;
- la parcelle n'est pas située sur le domaine public maritime, mais relève de la zone dite des cinquante pas géométriques qui appartenait au domaine privé de l'Etat en 1973, lorsque la construction a été édifiée ;
- le maire ne pouvait légalement s'opposer à la déclaration préalable de travaux en se fondant sur l'absence d'autorisation domaniale, un tel élément ne figurant pas dans les informations et pièces devant figurer dans le dossier de déclaration préalable ;
- le maire a commis une erreur d'appréciation dans la mesure où les travaux déclarés consistaient en une simple rénovation du bâti existant, avec suppression de la piscine et rétablissement des kiosques à leur emplacement initial, ainsi que le permet l'article N1 du PLU.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 avril 2022, la commune du Vauclin, représentée par l'Aarpi Les avocats réunis, conclut au rejet de la requête et, en outre, à ce qu'il soit mis à la charge de la SARL Les villas du Cap une somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les moyens soulevés par la SARL Les villas du Cap ne sont pas fondés.
En application de l'article R. 611-1 du code de justice administrative, les pièces complémentaires de la commune du Vauclin, enregistrées le 9 juin 2022, n'ont pas été communiquées.
Par ordonnance du 9 mai 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 9 juin 2022.
En application de l'article R. 613-3 du code de justice administrative, le mémoire complémentaire de la SARL Les villas du Cap, enregistré le 15 juin 2022, soit postérieurement à la clôture de l'instruction, n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les conclusions de M. Lancelot, rapporteur public,
- et les observations de Me Ghaye, avocat de la SARL Les villas du Cap, ainsi que celles de Me Nicolas, avocat de la commune du Vauclin.
Considérant ce qui suit :
1. La SARL Les villas du Cap a fait l'acquisition auprès d'un particulier, le 28 janvier 2020, d'une maison de type F4 et de ses annexes, implantées sur une parcelle située lieu-dit Pointe Chaudière au Vauclin, dans la zone des cinquante pas géométriques, en vue que son dirigeant et sa famille y établissent leur domicile. Ayant entamé des travaux de réhabilitation des constructions, la société, après échange avec les services de l'Etat et de la commune, a déposé auprès des services de la mairie, le 1er avril 2021, une déclaration préalable afin de régulariser les travaux réalisés. Toutefois, par arrêté du 22 avril 2021, le maire de la commune du Vauclin s'est opposé à cette déclaration préalable de travaux. La SARL Les villas du Cap a alors formé un recours gracieux, par un courrier daté du 18 juin 2021 qui est resté sans réponse. Dans la présente instance, elle demande au tribunal administratif d'annuler l'arrêté du maire de la commune du Vauclin du 22 avril 2021, ainsi que la décision implicite rejetant son recours gracieux, et d'enjoindre au maire de la commune du Vauclin, sous conditions de délai et d'astreinte, de prendre un arrêté de non-opposition à la déclaration préalable de travaux ou, à défaut, de réexaminer sa situation.
Sur la légalité de l'arrêté attaqué :
2. En l'espèce, pour édicter l'arrêté litigieux du 22 avril 2021 d'opposition à la déclaration préalable de travaux de la SARL Les villas du Cap, le maire de la commune du Vauclin s'est fondé sur deux motifs distincts tirés, d'une part, de ce que la société pétitionnaire ne dispose d'aucune autorisation du gestionnaire du domaine public, alors même que le terrain d'assiette de son projet est situé sur le domaine public maritime de l'Etat, et, d'autre part, de ce que les travaux méconnaissent les prescriptions fixées par le plan de prévention des risques naturels, approuvé par arrêté du préfet de la Martinique du 5 décembre 2013, au sein des zones jaunes " aléa de mouvement de terrain ".
3. En premier lieu, l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme dispose : " Les demandes de permis de construire, d'aménager ou de démolir et les déclarations préalables sont adressées par pli recommandé avec demande d'avis de réception ou déposées à la mairie de la commune dans laquelle les travaux sont envisagés : / a) Soit par le ou les propriétaires du ou des terrains, leur mandataire ou par une ou plusieurs personnes attestant être autorisées par eux à exécuter les travaux ; / b) Soit, en cas d'indivision, par un ou plusieurs co-indivisaires ou leur mandataire ; / c) Soit par une personne ayant qualité pour bénéficier de l'expropriation pour cause d'utilité publique. " L'article R. 431-35 du même code dispose : " () La déclaration comporte également l'attestation du ou des déclarants qu'ils remplissent les conditions définies à l'article R. 423-1 pour déposer une déclaration préalable () ".
4. Il résulte de ces dispositions que les déclarations préalables doivent seulement comporter, comme les demandes de permis de construire en vertu de l'article R. 431-5 du code de l'urbanisme, l'attestation du pétitionnaire qu'il remplit les conditions définies à l'article R. 423-1 précité. Les autorisations d'utilisation du sol, qui ont pour seul objet de s'assurer de la conformité des travaux qu'elles autorisent avec la législation et la réglementation d'urbanisme, étant accordées sous réserve du droit des tiers, il n'appartient pas à l'autorité compétente de vérifier, dans le cadre de l'instruction d'une déclaration ou d'une demande de permis, la validité de l'attestation établie par le demandeur. Ainsi, sous réserve de la fraude, le pétitionnaire qui fournit l'attestation prévue à l'article R. 423-1 du code doit être regardé comme ayant qualité pour présenter sa demande. Il résulte de ce qui précède que les tiers ne sauraient utilement invoquer, pour contester une décision accordant une telle autorisation au vu de l'attestation requise, la circonstance que l'administration n'en aurait pas vérifié l'exactitude.
5. Toutefois, lorsque l'autorité saisie d'une telle déclaration ou d'une demande de permis de construire vient à disposer au moment où elle statue, sans avoir à procéder à une instruction lui permettant de les recueillir, d'informations de nature à établir son caractère frauduleux ou faisant apparaître, sans que cela puisse donner lieu à une contestation sérieuse, que le pétitionnaire ne dispose, contrairement à ce qu'implique l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme, d'aucun droit à la déposer, il lui revient de s'opposer à la déclaration ou de refuser la demande de permis pour ce motif.
6. En l'espèce, d'une part, la SARL Les villas du Cap a attesté, dans les formulaires Cerfa de déclaration préalable de travaux, avoir qualité pour présenter la déclaration préalable de travaux, conformément à l'article R. 423-1 cité précédemment du code de l'urbanisme. D'autre part, il ressort tant de l'attestation notariée du 28 janvier 2020 que des propres écritures de la société requérante qu'à l'occasion de l'acquisition de la villa et de ses annexes, elle n'a acquis que les seuls droits réels que le cédant détenait sur les constructions et non la propriété du terrain, lequel a toujours appartenu à l'Etat. Ainsi, cette parcelle relevant de la zone des cinquante pas géométriques a été incorporée au domaine public maritime de l'Etat en application de l'article 37 de la loi n° 86-2 du 3 janvier 1986 relative à l'aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral, repris à compter du 1er juillet 2006 à l'article L. 5111-1 du code général de la propriété des personnes publiques. Il ressort également des pièces du dossier, notamment du recours gracieux, que la société, après avoir entamé sans autorisation les travaux litigieux de réhabilitation s'est heurtée à l'opposition des services de l'Etat et que son dirigeant a rencontré à plusieurs reprises, à compter de la fin du mois de décembre 2020, le maire de la commune du Vauclin. Toutefois, ces seules circonstances, alors même que la commune du Vauclin n'apporte dans ses écritures aucun élément ou précision sur la nature du désaccord opposant la SARL Les villas du Cap et les services de l'Etat, ni sur l'objet des réunions qui se sont ainsi successivement tenues avec le dirigeant de la société, ne suffissent pas à établir le caractère frauduleux de l'attestation de la société requérante, ni que celle-ci ne disposait d'aucun droit pour déposer la déclaration préalable de travaux litigieuse sans que cela puisse donner lieu à une contestation sérieuse. Dans ces conditions, la SARL Les villas du Cap est fondée à soutenir que le maire de la commune du Vauclin ne pouvait valablement s'opposer aux travaux au motif qu'elle n'avait pas qualité pour déposer la déclaration préalable. Le moyen soulevé sur ce point doit, par suite, être accueilli.
7. En deuxième lieu, le plan de prévention des risques naturels approuvé par arrêté du préfet de la Martinique n° 2013339-0008 du 5 décembre 2013 autorise sur les secteurs qui, comme la parcelle litigieuse, sont classées dans les zones jaunes " aléa de mouvement de terrain " les travaux de réhabilitation, mise aux normes et mise en sécurité des bâtiments ou infrastructures existants, sans imposer aucune prescription quelle qu'elle soit. Dans ces conditions, en se fondant sur les prescriptions fixées par ce plan dans de telles zones pour s'opposer à la déclaration préalable de travaux déposée par la SARL Les villas du Cap, qui portait sur la réhabilitation des constructions situées sur la parcelle litigieuse, le maire de la commune du Vauclin a commis une erreur de droit. Le moyen soulevé sur ce point doit, par suite, être accueilli.
8. En troisième lieu, pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun des autres moyens soulevés par la SARL Les villas du Cap n'est susceptible d'entraîner l'annulation des décisions attaquées.
9. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu d'annuler l'arrêté du maire de la commune du Vauclin du 22 avril 2021 ainsi que, par voie de conséquence, la décision rejetant le recours gracieux de la SARL les villas du Cap.
Sur l'injonction :
10. L'article L. 911-1 du code de justice administrative dispose : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution () ". L'article L. 424-3 du code de l'urbanisme dans sa rédaction modifiée par la loi n° 2015-990 du 6 août 2015 : " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. / Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition, notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L. 421-6 () ". Ces dispositions visent à imposer à l'autorité compétente de faire connaitre tous les motifs susceptibles de fonder le rejet de la demande d'autorisation d'urbanisme ou de l'opposition à la déclaration préalable. Combinées avec les dispositions de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, elles mettent le juge administratif en mesure de se prononcer sur tous les motifs susceptibles de fonder une telle décision. Il ressort des travaux parlementaires de la loi du 6 août 2015 que ces dispositions ont pour objet de permettre d'accélérer la mise en œuvre de projets conformes aux règles d'urbanisme applicables en faisant obstacle à ce qu'en cas d'annulation par le juge du refus opposé à une demande d'autorisation d'urbanisme ou de l'opposition à la déclaration préalable, l'autorité compétente prenne une nouvelle décision de refus ou d'opposition.
11. Il résulte des dispositions précitées que, lorsque le juge annule un refus d'autorisation après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncés dans sa décision conformément aux prescriptions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ainsi que, le cas échéant, les motifs qu'elle a pu invoquer en cours d'instance, il doit, s'il est saisi de conclusions à fin d'injonction, ordonner à l'autorité compétente de délivrer l'autorisation. Il n'en va autrement que s'il résulte de l'instruction, soit que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée interdisent de l'accueillir pour un motif que l'administration n'a pas relevé, soit que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date du jugement y fait obstacle. L'autorisation d'urbanisme délivrée dans ces conditions peut ensuite être contestée par les tiers sans qu'ils puissent se voir opposer les termes du jugement.
12. Il résulte de ce qui a été dit précédemment que les deux motifs sur lesquels le maire de la commune du Vauclin s'est fondé pour s'opposer à la déclaration préalable de travaux de la SARL Les villas du Cap sont entachés d'illégalité. L'administration n'a fait valoir en cours d'instance aucun autre motif susceptible de fonder cette décision d'opposition. Il ne résulte par ailleurs pas de l'instruction que d'autres motifs justifieraient une décision d'opposition, ni qu'un changement de circonstances fasse obstacle à la délivrance d'une décision de non-opposition à la déclaration préalable de travaux. Dans ces conditions, l'annulation de l'arrêté attaqué du 22 avril 2021 prononcée au point 9. implique nécessairement que le maire de la commune du Vauclin délivre à la SARL Les villas du Cap une décision de non-opposition à la déclaration préalable de travaux. Par suite, il y a lieu d'ordonner cette mesure dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Dans les circonstances de l'espèce il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction de l'astreinte demandée par la SARL Les villas du Cap.
13. La délivrance par le maire de la décision de non-opposition mentionnée au point précédent ne dispense pas la société requérante de recueillir, préalablement à la réalisation des travaux, l'autorisation du gestionnaire du domaine public maritime, sous peine de s'exposer aux poursuites pénales prévues aux articles L. 2132-3 et suivants du code général de la propriété des personnes publiques.
Sur les frais liés au litige :
14. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune du Vauclin la somme que la SARL Les villas du Cap demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les dispositions du même article font par ailleurs obstacle à ce que les sommes demandées à ce titre par la commune du Vauclin soient mises à la charge de la SARL Les villas du Cap, qui n'est pas la partie perdante.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté attaqué du maire de la commune du Vauclin du 22 avril 2021 et la décision implicite rejetant le recours gracieux de la SARL Les villas du Cap sont annulés.
Article 2 : Il est enjoint au maire de la commune du Vauclin de délivrer à la SARL Les villas du Cap une décision de non-opposition à la déclaration préalable de travaux dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : Le surplus de la requête de la SARL Les villas du Cap est rejeté.
Article 4 : Les conclusions de la commune du Vauclin présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5: Le présent jugement sera notifié à la SARL Les villas du Cap et à la commune du Vauclin.
Copie sera adressée pour information au préfet de la Martinique et à l'agence des cinquante pas géométriques de la Martinique.
Copie sera également adressée à la procureure de la Réplique près le tribunal judiciaire de Fort-de-France, en application de l'article R. 751-10 du code de justice administrative.
Délibéré après l'audience du 23 juin 2022, à laquelle siégeaient :
- M. Wallerich, président,
- M. de Palmaert, premier conseiller,
- M. Phulpin, conseiller.
Rendue publique par mise à disposition au greffe le 7 juillet 2022.
Le rapporteur,
V. A
Le président,
M. BLe greffier,
J-H. Minin
La République mande et ordonne au préfet de la Martinique en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026