jeudi 9 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Martinique |
| Section | Tribunal Administratif de la Martinique |
| N° Dossier | TA102-2200119 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SARL CAZIN MARCEAU AVOCATS ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
I - Par une requête enregistrée le 25 février 2022 sous le n° 2200119, la société touristique de la Pointe du Bout, représentée par Me Cazin, demande au tribunal :
1°) d'annuler partiellement les articles 2, 7 et 9 de l'arrêté du 27 décembre 2021 par lequel le préfet de la Martinique l'a autorisée à occuper temporairement le domaine public maritime pour la mise en place d'un ponton sur le littoral de la commune des Trois-Ilets ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la durée de cinq années donnée à l'autorisation est trop courte eu égard à l'investissement à réaliser, ce qui entache l'arrêté attaqué d'erreur manifeste d'appréciation ;
- l'obligation d'enlèvement des vestiges d'un ancien ponton, qui ne pouvait légalement être mise à sa charge, est excessive et disproportionnée ;
- l'arrêté ne pouvait légalement prévoir que le ponton réalisé ne sera pas à usage exclusivement privatif et sera gratuitement accessible au stationnement temporaire et exceptionnel de navires pour l'embarquement et le débarquement de passagers ;
- l'arrêté attaqué est en outre entaché d'incompétence négative et d'erreur de droit dès lors qu'il ne fixe pas le délai d'exercice pour l'Etat de son droit à renonciation à demander la remise en état des lieux à la fin de l'occupation, ni les modalités d'exercice de son droit à obtenir, au besoin d'office, le démontage de l'ouvrage.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 avril 2022, le préfet de la Martinique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
II - Par une requête enregistrée le 25 février 2022 sous le n° 2200120, la société touristique de la Pointe du Bout, représentée par Me Cazin, demande au tribunal :
1°) d'annuler partiellement les articles 6 et 15 de l'arrêté du 27 décembre 2021 par lequel le préfet de la Martinique lui a délivré une autorisation temporaire d'occuper et exploiter le domaine public maritime pour des activités de plage et des activités nautiques en lien avec son activité hôtelière ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la redevance a été mise à sa charge avec un effet rétroactif illégal s'agissant de l'année 2021 ;
- le montant de la redevance mise à sa charge est manifestement excessif voire entaché d'erreur de fait dès lors qu'elle connait une augmentation d'environ 10 % par rapport à la précédente redevance, alors que la surface occupée est diminuée de 44 % ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence négative et d'erreur de droit dès lors qu'il ne fixe pas le délai d'exercice pour l'Etat de son droit à renonciation à demander la remise en état des lieux à la fin de l'occupation, ni les modalités d'exercice de son droit à obtenir, au besoin d'office, cette remise en état.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 juillet 2022, le préfet de la Martinique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. de Palmaert,
- et les conclusions de M. Lancelot, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La société touristique de la Pointe du Bout (STPB) exploite l'hôtel " Bakoua " situé sur le territoire de la commune des Trois-Ilets. Par un premier arrêté du 27 décembre 2021, le préfet de la Martinique a renouvelé son autorisation d'occuper le domaine public pour la mise en place d'un ponton en vue de l'installation d'une base nautique. Par un second arrêté du même jour, le préfet de la Martinique a renouvelé son autorisation d'exploiter la plage adjacente à l'hôtel. Par les deux présentes requêtes, la société touristique de la Pointe du Bout, bénéficiaire de ces deux autorisations, demande l'annulation partielle de ces arrêtés, en tant qu'ils fixent certaines conditions, mettent à sa charge certaines obligations, et ne prévoient pas de façon suffisamment précise les modalités relatives à la fin de l'occupation.
Sur la jonction :
2. Les requêtes n° 2200119 et 2200120 présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu, par suite, de les joindre pour y statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. Aux termes de l'article L. 2124-1 du code général de la propriété des personnes publiques : " Les décisions d'utilisation du domaine public maritime tiennent compte de la vocation des zones concernées et de celles des espaces terrestres avoisinants, ainsi que des impératifs de préservation des sites et paysages du littoral et des ressources biologiques ; () ".
En ce qui concerne la légalité de l'arrêté relatif à la mise en place d'un ponton :
4. Aux termes de l'article L. 2124-5 du code général de la propriété des personnes publiques : " Des autorisations d'occupation temporaire du domaine public peuvent être accordées à des personnes publiques ou privées pour l'aménagement, l'organisation et la gestion de zones de mouillages et d'équipement léger lorsque les travaux et équipement réalisés ne sont pas de nature à entraîner l'affectation irréversible du site. () ".
5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 2122-2 du code général de la propriété des personnes publiques : " L'occupation ou l'utilisation du domaine public ne peut être que temporaire. / Lorsque le titre mentionné à l'article L. 2122-1 permet à son titulaire d'occuper ou d'utiliser le domaine public en vue d'une exploitation économique, sa durée est fixée de manière à ne pas restreindre ou limiter la libre concurrence au-delà de ce qui est nécessaire pour assurer l'amortissement des investissements projetés et une rémunération équitable et suffisante des capitaux investis, sans pouvoir excéder les limites prévues, le cas échéant, par la loi ".
6. La société touristique de la Pointe du Bout soutient que la durée de l'autorisation, de cinq années, est trop courte compte tenu des investissements à réaliser et incohérente dès lors que la précédente autorisation avait été donnée pour douze ans et que l'autorisation délivrée le même jour pour l'exploitation commerciale de la plage adjacente à l'hôtel a été donnée pour une durée de dix ans. Il ressort toutefois des pièces du dossier que la société requérante n'apporte aucune précision, ni sur le coût des travaux de construction du ponton, ni sur les recettes qu'elle prévoit de retirer de cet équipement. Le préfet indique au demeurant, sans être contredit, qu'une telle durée est aujourd'hui courante pour des autorisations domaniales relatives à de telles installations sur le domaine public maritime. La circonstance qu'une durée plus longue a été consentie tant au titre de la précédente autorisation que pour l'autorisation domaniale relative à l'exploitation de la plage adjacente est en outre sans incidence sur la légalité de l'arrêté attaqué. Enfin, ainsi que le dispose le second alinéa de l'article 2 de l'arrêté attaqué, et nonobstant le principe de précarité de l'occupation privative du domaine public, l'autorisation a vocation à être renouvelée, ainsi qu'elle l'a déjà été. Il s'ensuit que la société requérante, qui ne démontre aucunement qu'une durée de cinq ans ne permettrait pas d'amortir avec une rémunération équitable l'investissement à réaliser, n'est pas fondée à soutenir que l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
7. En deuxième lieu, l'article 7 de l'arrêté attaqué dispose que " le titulaire est tenu de procéder à l'enlèvement des blocs béton et autres vestiges de l'ancien ponton détruit par la houle du cyclone Omar en 2007 qui ne seront pas utilisés pour la construction du nouveau ponton, objet de la présente autorisation, dans un délai de 6 mois à compter de la date de signature du présent arrêté ".
8. D'une part, il ne ressort pas des pièces du dossier que les vestiges de l'ancien ponton, qui avait été construit par l'exploitant de l'ancien hôtel, seraient devenus la propriété de l'Etat alors que, notamment, leur enlèvement avait déjà été demandé à la STPB en 2008 par le précédent arrêté d'autorisation domaniale. Ces vestiges ne sauraient de plus être qualifiés d'ouvrage public dès lors qu'ils ne sont affectés ni à l'usage du public ni aux besoins d'un service public. En tout état de cause, quel que soit le propriétaire et la qualification juridique de ces " blocs de béton et autres vestiges ", l'Etat pouvait légalement, dans l'intérêt général, mettre de nouveau à la charge du bénéficiaire de l'autorisation domaniale cette obligation d'enlèvement. Enfin, la circonstance que ces travaux constitueraient des travaux publics ne fait pas davantage obstacle à ce qu'ils soient mis à la charge de la personne privée bénéficiaire de l'autorisation domaniale.
9. D'autre part, la STPB fait valoir que les travaux ainsi mis à sa charge représenteraient une obligation excessive et disproportionnée eu égard aux bénéfices qu'elle peut attendre de son autorisation domaniale. Toutefois, la requérante n'apporte aucune précision sur l'importance de ces travaux d'enlèvement ni sur l'estimation de leur coût. Il s'ensuit que le moyen ne peut qu'être écarté comme non assorti de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé.
10. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 2124-3 du code général de la propriété des personnes publiques : " I. - L'accès des piétons aux plages et leur usage libre et gratuit par le public sont régis par les dispositions de l'article L. 321-9 du code de l'environnement ". Aux termes de l'article L. 321-9 du code de l'environnement : " L'accès des piétons aux plages est libre (). / L'usage libre et gratuit par le public constitue la destination fondamentale des plages au même titre que leur affectation aux activités de pêche et de cultures marines. / Les concessions de plage sont accordées dans les conditions fixées à l'article L. 2124-4 du code général de la propriété des personnes publiques. Elles préservent la libre circulation sur la plage et le libre usage par le public d'un espace d'une largeur significative tout le long de la mer ".
11. L'article 7 de l'arrêté attaqué dispose que : " ce ponton ne saurait être privatif et à usage exclusif. Il doit garantir gratuitement le libre accès de tous au domaine public maritime et permettre la libre circulation du public le long du littoral. Le stationnement temporaire et exceptionnel de navires pour l'embarquement et le débarquement de passagers est autorisé au public et sans aucune rétribution sous réserve qu'il ne fait pas obstacle au cadre d'utilisation du ponton (). De ce fait, le titulaire ne peut être tenu responsable de tous les accidents ou dommages liés à l'utilisation de cet ouvrage ".
12. La STPB soutient que l'arrêté attaqué est entaché d'illégalité au motif qu'il l'oblige à permettre un accès gratuit au ponton pour le stationnement temporaire et exceptionnel de navires embarquant et débarquant des passagers. Toutefois, l'arrêté précise que cette utilisation du ponton ne doit pas faire obstacle au cadre d'utilisation de l'ouvrage. Or, la société requérante ne démontre pas, ni même n'allègue, que les besoins de sa base nautique ne permettraient pas à d'autres navires de stationner brièvement le long de cet ouvrage, le temps de l'embarquement et du débarquement de passagers. De plus, la société requérante n'est pas fondée à soutenir que le ponton donnera seulement accès à sa propriété privée compte tenu du principe, rappelé par les dispositions citées ci-dessus au point 10, de libre circulation du public sur la plage et le libre usage par celui-ci d'un espace d'une largeur significative tout le long de la mer. Au demeurant, le libre accès du public à la plage adjacente à l'hôtel, à laquelle le ponton autorisé donnera accès, a été expressément mentionné dans l'arrêté autorisant son occupation temporaire par la société requérante. Il s'ensuit que doit être écarté le moyen tiré de l'illégalité de l'article 7 de l'arrêté litigieux.
13. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 2122-9 du code général de la propriété des personnes publiques : " A l'issue du titre d'occupation, les ouvrages, constructions et installations de caractère immobilier existant sur la dépendance domaniale occupée doivent être démolis soit par le titulaire de l'autorisation, soit à ses frais, à moins que leur maintien en l'état n'ait été prévu expressément par le titre d'occupation ou que l'autorité compétente ne renonce en tout ou partie à leur démolition ".
14. L'article 9 de l'arrêté attaqué dispose : " En cas d'expiration, de cessation de retrait ou de révocation de l'autorisation d'occupation temporaire, le titulaire devra remettre les lieux en leur état initial à ses frais. Toute trace d'occupation et d'installation diverses devra être enlevée, qu'elle soit du fait ou non du titulaire. Faute pour le titulaire d'y pourvoir, il y sera procédé et à ses frais par l'administration. Dans le cas où l'administration renonce à tout ou partie de leur démolition, les ouvrages et installations deviendront, de plein droit et gratuitement, propriété de l'Etat ". Ces dispositions sont suffisamment précises, l'autorité administrative n'ayant pas nécessairement à préciser dans l'arrêté d'autorisation domaniale le délai dans lequel interviendra sa décision éventuelle de renoncer, en cas de cessation des effets de l'autorisation d'occupation, à la démolition de l'ouvrage. Le moyen tiré de l'erreur de droit et de l'incompétence négative ne peut, par suite, qu'être écarté.
En ce qui concerne la légalité de l'arrêté relatif à l'utilisation commerciale d'une plage :
15. En premier lieu, aux termes de l'article L. 2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques : " Toute occupation ou utilisation du domaine public d'une personne publique mentionnée à l'article L. 1 donne lieu au paiement d'une redevance () ". Aux termes de l'article L. 2125-3 du même code : " La redevance due pour l'occupation ou l'utilisation du domaine public tient compte des avantages de toute nature procurés au titulaire de l'autorisation ". Aux termes de l'article L. 2125-4 du même code : " La redevance due pour l'occupation ou l'utilisation du domaine public par le bénéficiaire d'une autorisation est payable d'avance et annuellement. () ".
16. D'une part, il ressort des termes de l'article 6 de l'arrêté attaqué que la redevance est composée d'une part fixe, d'un montant de 14 332 euros, et d'une part variable calculée à partir du chiffre d'affaires hors taxe résultant de l'activité exercée par le titulaire, selon un barème de quatre tranches. Cet article dispose que, pour la première année d'occupation, la part variable sera calculée sur la base du chiffre d'affaires prévisionnel pour 2021 communiqué par l'occupant, soit 345 395 euros. Si cette première redevance est établie sur la base de données financières relatives à l'année 2021, elle sera acquittée pour l'année 2022, l'arrêté ne prenant effet qu'à sa date de signature ainsi que le dispose son article 2. Il s'ensuit que le moyen tiré de ce que l'arrêté comporte des dispositions rétroactives illégales manque en fait et doit être écarté.
17. D'autre part, la société requérante fait valoir que le montant de la redevance est manifestement excessif et que c'est à tort que l'arrêté mentionne la parcelle A 898 dans le périmètre de la plage concédée dès lors que cette parcelle a été acquise par la société. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que cette parcelle n'est mentionnée dans l'arrêté que pour localiser le périmètre sur lequel porte l'autorisation, et n'est donc pas prise en compte pour établir le montant de la redevance. Si la société requérante fait valoir que cette redevance est d'un niveau plus élevé que celle arrêtée en 2008, elle ne verse aux débats aucune donnée financière de nature à établir le caractère excessif qu'elle allègue, n'apportant aucune précision sur son chiffre d'affaires et aucun chiffrage sur la valorisation économique de l'autorisation domaniale qui lui est consentie. Dès lors, le moyen tiré du caractère excessif de la redevance ne peut qu'être écarté.
18. En second lieu, le moyen tiré de l'illégalité de l'article 15 de l'arrêté attaqué doit être écarté pour le même motif que celui énoncé au point 14.
19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation des requêtes doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par la société touristique de la Pointe du Bout au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de la société touristique de la Pointe du Bout sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société touristique de la Pointe du Bout et au préfet de la Martinique.
Délibéré après l'audience du 16 février 2023, à laquelle siégeaient :
- Mme Rouland-Boyer, présidente,
- M. de Palmaert, premier conseiller,
- M. Phulpin, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 mars 2023.
Le rapporteur,
S. de Palmaert
La présidente,
Mme B
Le greffier,
J-H. Minin
La République mande et ordonne au préfet de la Martinique en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition :
La greffière,
2-2200120
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026