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AccueilJurisprudence administrativeN° TA102-2200220

Tribunal Administratif de la Martinique — Décision N° TA102-2200220

jeudi 2 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de la Martinique
SectionTribunal Administratif de la Martinique
N° DossierTA102-2200220
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation1ère Chambre

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 8 avril 2022, et un mémoire complémentaire, enregistré le 16 mai 2022, M. B D demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 27 octobre 2021 par laquelle le directeur du centre hospitalier Maurice Despinoy a prononcé son admission sans consentement en soins psychiatriques au sein de l'établissement à compter du 26 octobre 2021 ;

2°) d'annuler la fiche de liaison entre l'unité d'hospitalisation et le bureau de l'hospitalisation établie par les services du centre hospitalier Maurice Despinoy ;

3°) d'annuler l'avis des sommes à payer n° 21 0003007 030400 émis par le centre hospitalier Maurice Despinoy le 27 janvier 2022, portant sur la somme de 3 845,68 euros correspondant à ses frais de séjour en soins psychiatriques entre le 26 octobre 2021 et le 21 novembre 2021, et de prononcer la décharge de l'obligation de payer cette somme ;

4°) de condamner l'Etat à lui verser une indemnité de six millions d'euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subi ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- le 25 octobre 2021 les gendarmes l'ont sorti de son domicile et amené sans raison au centre hospitalier Maurice Despinoy, où il a été contraint d'avaler un comprimé de laboratoire médical et où il a été retenu de manière abusive, en violation de sa liberté d'aller et venir ;

- la décision d'admission sans consentement en soin psychiatriques du 27 octobre 2021 n'était pas justifiée, ainsi que sa signataire l'a elle-même reconnu ;

- ses effets personnels lui ont été volés au cours de son hospitalisation ;

- cette situation caractérise une discrimination ainsi qu'un harcèlement moral et physique commis à son égard ;

- l'avis de sommes à payer met illégalement à sa charge des frais d'hospitalisation sous contrainte pour la période du 26 octobre 2021 au 21 novembre 2021, alors qu'il est sorti de soins le 17 novembre 2021.

La procédure a été régulièrement communiquée au centre hospitalier Maurice Despinoy, qui n'a produit aucune observation.

Par ordonnance du 28 octobre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 28 novembre 2022.

En application de l'article R. 613-3 du code de justice administrative, le mémoire complémentaire de M. D, enregistré le 27 décembre 2022, soit postérieurement à la clôture de l'instruction, n'a pas été communiqué.

En application de l'article R. 613-3 du code de justice administrative, le mémoire complémentaire en production de pièces, enregistré le 28 décembre 2022, soit postérieurement à la clôture de l'instruction, n'a pas été communiqué.

Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur les moyens relevés d'office, tirés, d'une part, de l'incompétence de la juridiction administrative pour se prononcer sur la demande d'annulation de la décision d'admission en soins psychiatriques sans consentement du 27 octobre 2021 ainsi que sur la demande indemnitaire de la requête à raison des conséquences dommageables de cette mesure d'hospitalisation d'office, de telles conclusions relevant de la compétence de l'autorité judiciaire en application de l'article L. 3216-1 du code de la santé publique, et, d'autre part, de l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation dirigées contre la fiche de liaison entre l'unité d'hospitalisation et le bureau d'hospitalisation, qui constitue un document dépourvu de caractère décisoire ne faisant pas grief insusceptible de recours pour excès de pouvoir.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code général de la sécurité sociale ;

- le code de la santé publique ;

- l'arrêté interministériel du 20 juin 2019 relatif aux montant du forfait journalier prévu à l'article L. 174-4 du code de la sécurité sociale ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Phulpin,

- les conclusions de M. Lancelot, rapporteur public,

- et les observations de M. D.

Considérant ce qui suit :

1. M. B D a été admis au service des urgences du centre hospitalier universitaire de la Martinique le 25 octobre 2021. Au vu du certificat médical établi par le médecin du service des urgences, l'intéressé a été transféré au centre hospitalier Maurice Despinoy, établissement public départemental de santé mentale de la Martinique, où il a été admis en soins psychiatriques sans consentement à compter du 26 octobre 2021, par une décision du directeur de l'établissement du 27 octobre 2021. Le centre hospitalier Maurice Despinoy a émis à l'encontre du patient, le 27 janvier 2022, un avis de sommes à payer d'un montant de 3 845,68 euros et correspondant à des frais de séjour en soins psychiatriques pour la période du 26 octobre 2021 au 21 novembre 2021. Dans la présente instance, M. D doit être regardé comme demandant au tribunal administratif d'annuler la décision du directeur du centre hospitalier Maurice Despinoy du 27 octobre 2021 prononçant son admission en soins psychiatriques sans consentement à compter du 26 octobre 2021, d'annuler la fiche de liaison entre l'unité d'hospitalisation et le bureau de l'hospitalisation ainsi que l'avis de sommes à payer émis le 27 janvier 2022 et de prononcer la décharge de l'obligation de payer la somme de 3 845,68 euros. Il demande en outre à la juridiction de condamner l'Etat à lui verser une indemnité de six millions d'euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis.

Sur l'incompétence partielle de la juridiction administrative :

2. Les articles L. 3211-12 et L. 3211-12-1 du code de la santé publique donnent compétence au juge des libertés et de la détention pour contrôler de manière régulière et systématique ainsi que de manière facultative, à la demande notamment des personnes et de leur entourage, la poursuite des mesures de soins sans consentement et en ordonner leur mainlevée. L'article L. 3216-1 du code de la santé publique dispose : " La régularité des décisions administratives prises en application des chapitres II à IV du présent titre ne peut être contestée que devant le juge judiciaire. / Le juge des libertés et de la détention connaît des contestations mentionnées au premier alinéa du présent article dans le cadre des instances introduites en application des articles L. 3211-12 et L. 3211-12-1. Dans ce cas, l'irrégularité affectant une décision administrative mentionnée au premier alinéa du présent article n'entraîne la mainlevée de la mesure que s'il en est résulté une atteinte aux droits de la personne qui en faisait l'objet. / Lorsque le tribunal judiciaire statue sur les demandes en réparation des conséquences dommageables résultant pour l'intéressé des décisions administratives mentionnées au premier alinéa, il peut, à cette fin, connaître des irrégularités dont ces dernières seraient entachées. "

3. En premier lieu, il résulte des dispositions citées au point précédent que la juridiction judiciaire est seule compétente pour apprécier non seulement le bien-fondé mais également la régularité d'une mesure d'admission en soins psychiatriques sans consentement et les conséquences qui peuvent en résulter. Dès lors, toute action relative à une telle mesure doit être portée devant cette juridiction à laquelle il appartient, le cas échéant, d'en prononcer l'annulation. Il s'ensuit que les conclusions de M. D tendant à l'annulation de la décision du 27 octobre 2021 par laquelle le directeur du centre hospitalier Maurice Despinoy a prononcé son admission sans consentement en soins psychiatriques en raison d'un péril imminent, en application de l'article L. 3212-1, II., 2° du code de la santé publique, relèvent de la compétence de l'autorité judiciaire. Elles doivent dès lors être rejetées comme étant portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.

4. En second lieu, il résulte des dispositions citées au point 2. que l'autorité judiciaire est seule compétente pour se prononcer sur les conséquences dommageables des mesures d'hospitalisation en soins psychiatriques sans consentement. Il s'ensuit que les conclusions de M. D tendant à ce que l'Etat soit condamné à lui verser une indemnité de six millions d'euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis à raison de la mesure d'hospitalisation en soins psychiatriques sans consentement dont il a fait l'objet le 27 octobre 2021 relèvent de la compétence de l'autorité judiciaire. Elles doivent dès lors être rejetées comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.

Sur l'irrecevabilité d'une partie des conclusions de la requête :

5. L'article R. 421-1 du code de justice administrative dispose : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée () ".

6. En l'espèce, M. D demande au tribunal administratif d'annuler la fiche de liaison entre l'unité d'hospitalisation et le bureau d'hospitalisation établie par les services du centre hospitalier Maurice Despinoy lors de son arrivée au sein de l'établissement suite à son transfert depuis le service des urgences du centre hospitalier universitaire de la Martinique. Toutefois, un tel document, qui vise simplement à recueillir des informations sur l'identité du patient ainsi que les personnes de confiance à prévenir et qui est destiné à figurer dans le dossier du patient afin d'assurer son suivi, ne comporte aucun caractère décisoire et ne fait dès lors pas grief à l'intéressé. Les conclusions à fin d'annulation de la requête dirigées contre ce document ne sont dès lors pas recevables. Elles doivent, par suite, être rejetées à ce titre.

Sur le surplus des conclusions de la requête :

7. En premier lieu, l'article L. 174-4 du code de la sécurité sociale dispose : " Un forfait journalier est supporté par les personnes admises dans des établissements hospitaliers ou médico-sociaux, à l'exclusion des établissements mentionnés à l'article L. 174-6 du présent code et au 6° du I de l'article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles. Ce forfait n'est pas pris en charge par les régimes obligatoires de protection sociale, sauf dans le cas des enfants et adolescents handicapés hébergés dans des établissements d'éducation spéciale ou professionnelle, des victimes d'accidents du travail et de maladies professionnelles, des bénéficiaires de l'assurance maternité et des bénéficiaires de l'article L. 115 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre, ainsi que des donneurs d'éléments et produits du corps humain mentionnés à l'article L. 1211-2 du code de la santé publique () ". L'article R. 174-5-1 du même code dispose : " Le montant du forfait journalier applicable en cas d'hospitalisation dans un service de psychiatrie d'un établissement de santé ne peut excéder 75 % du montant du forfait fixé en application de l'article R. 174-5. " L'article 2 de l'arrêté interministériel du 20 juin 2019 relatif aux montant du forfait journalier prévu à l'article L. 174-4 du code de la sécurité sociale fixe à 15 euros le montant du forfait journalier en cas d'hospitalisation dans un service de psychiatrie d'un établissement de santé.

8. En l'espèce, l'avis des sommes à payer litigieux du 27 janvier 2022 a mis à la charge de M. D le paiement de sommes d'un montant total de 405 euros correspondant à des forfaits journaliers de 15 euros appliqués sur la période du 26 octobre 2021 au 21 novembre 2021 inclus, soit un total de 27 jours. Il résulte des dispositions citées précédemment au point précédent que le forfait journalier est dû par les personnes admises dans les services de psychiatrie des établissements de santé, y compris en cas d'hospitalisation sans consentement, la loi n'ayant pas prévu d'exemption pour ce cas de figure. Si le requérant soutient qu'il a quitté le centre hospitalier le 17 novembre 2021, la fiche inventaire des objets et vêtements qu'il produit établit seulement que l'intéressé a effectivement retiré ses effets à cette date. En outre, M. D indique lui-même dans ses écritures qu'il n'a pu rentrer chez lui le 17 novembre 2021, après que sa compagne et les services de la gendarmerie nationale l'ont empêché de rejoindre son domicile. Dans ces conditions, alors qu'il n'est pas établi que le séjour de l'intéressé au sein du centre hospitalier Maurice Despinoy aurait pris fin avant le 21 novembre 2021, le requérant n'est pas fondé à contester le bien-fondé des forfaits hospitaliers de 15 euros qui lui ont été appliqués pour la période comprise entre son admission et cette dernière date. Le moyen ainsi soulevé doit, par suite, être écarté.

9. En deuxième lieu, aux termes du 1° de l'article L. 160-8 du code de la sécurité sociale, la protection sociale contre le risque et les conséquences de la maladie couvre notamment les frais d'hospitalisation et de traitement dans des établissements de soin. L'article L. 160-13 du même code dispose : " I.-La participation de l'assuré aux tarifs servant de base au calcul des prestations prévues aux 1°, 2° et 8° de l'article L. 160-8 () peut être proportionnelle auxdits tarifs ou être fixée à une somme forfaitaire. () La participation de l'assuré aux frais d'hospitalisation est proportionnelle aux bases de calcul mentionnées à l'article L. 162-20-1 () ". L'article R. 160-5 du même code dispose : " La participation de l'assuré prévue au I de l'article L. 160-13 est fixée par le conseil de l'Union nationale des caisses d'assurance maladie dans les limites suivantes : / () 2° De 15 à 25 % du tarif de responsabilité de la caisse pour les frais d'hospitalisation dans un établissement de santé public ou privé ; () ".

10. En l'espèce, l'avis des sommes à payer litigieux du 27 janvier 2022 a mis à la charge du requérant le paiement de frais d'hospitalisation, au taux de 20 %, pour un total de 26 jours sur la période du 26 octobre 2021 au 21 novembre 2021 inclus, à hauteur d'un montant total de 3 440,68 euros. De telles sommes correspondent au montant de la participation, dénommée " ticket modérateur ", demeurant à la charge de l'assuré en application de l'article L. 160-13 cité au point précédent du code de la sécurité sociale. Il résulte par ailleurs de ce qui a été dit précédemment au point 8. que le séjour de M. D au sein du centre hospitalier Maurice Despinoy, qui a débuté le 26 octobre 2021, s'est prolongé jusqu'au 21 novembre 2021. Dans ces conditions, M. D n'est pas fondé à contester le bien-fondé de la somme de 3 440,68 euros, correspondant à la quote-part des frais d'hospitalisation relevant de la participation définie à l'article L. 160-13 du code de la sécurité sociale, qui a été mise à sa charge. Le moyen ainsi soulevé doit, par suite, être écarté.

11. En troisième lieu, M. D soutient qu'il a été victime d'une discrimination ainsi que d'un harcèlement moral et physique. Toutefois, il n'apporte au soutien de ses écritures aucune précision ni aucun justificatif permettant de laisser présumer que l'émission de l'avis de sommes à payer litigieux du 27 janvier 2022, en tant qu'il met à sa charge le forfait journalier prévu à l'article L. 174-4 du code de la sécurité sociale et la participation dénommée " ticket modérateur " pendant la durée de son séjour au sein du centre hospitalier Maurice Despinoy, procèderait d'une situation de discrimination ou de harcèlement. Le moyen ainsi soulevé n'est dès lors pas fondé. Il doit, par suite, être écarté.

12. En quatrième lieu, la circonstance, à la supposer même établie, que M. D aurait perdu ou se serait fait voler tout ou partie de ses effets à l'occasion de son séjour au sein du centre hospitalier Maurice Despinoy est en tout état de cause sans influence sur le bien-fondé des frais que l'avis de sommes à payer litigieux a mis à la charge du requérant au titre du forfait journalier et de la participation dénommée " ticket modérateur ", de tels frais étant exclusivement liés à l'admission en service d'hospitalisation de l'intéressé. Le moyen est dès lors inopérant. Il doit, par suite, être écarté.

13. En cinquième lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment au point 3. qu'il n'appartient à la juridiction administrative ni de se prononcer sur le bien-fondé des décisions d'admission en soins psychiatriques sans consentement, ni de statuer sur les conséquences dommageables de telles mesures. Il s'ensuit que le moyen de M. D tiré du caractère infondé de la décision du 27 octobre 2021 par laquelle le directeur du centre hospitalier Maurice Despinoy l'a admis en soins psychiatriques sans consentement à compter du 6 octobre 2021 est inopérant dans le cadre de la présente instance introduite devant le juge administratif. Le moyen doit, par suite, être écarté.

14. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que M. D n'est pas fondé à contester l'avis de sommes à payer litigieux du 27 janvier 2022. Par suite, les conclusions de sa requête tendant à l'annulation de ce titre exécutoire et à la décharge de l'obligation de payer la somme de 3 845,68 euros doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du centre hospitalier Maurice Despinoy, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que M. D demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Les conclusions de la requête de M. D tendant à l'annulation de la décision du directeur du centre hospitalier Maurice Despinoy du 27 octobre 2021 prononçant son admission sans consentement en soins psychiatriques sont rejetées comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.

Article 2 : Les conclusions de la requête de M. D tendant à la condamnation de l'Etat à l'indemniser des conséquences dommageables résultant de la mesure d'admission en soins psychiatrique sans consentement sont rejetées comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.

Article 3 : Le surplus de la requête de M. D est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B D et au centre hospitalier Maurice Despinoy.

Délibéré après l'audience du 19 janvier 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Rouland-Boyer, présidente,

M. Phulpin, conseiller,

Mme Monnier-Besombes, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 février 2023.

Le rapporteur,

V. Phulpin

La présidente,

H. Rouland-BoyerLa greffière,

M. Pyrée

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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