LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA102-2200237

Tribunal Administratif de la Martinique — Décision N° TA102-2200237

jeudi 9 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de la Martinique
SectionTribunal Administratif de la Martinique
N° DossierTA102-2200237
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation1ère Chambre
Avocat requérantYANG-TING HO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 14 avril 2022, et des mémoires complémentaires, enregistrés les 17 juin 2022 et 10 octobre 2022, M. A B demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler l'arrêté n° RH058/2015 du préfet de la Martinique en date du 23 juin 2015 refusant de reconnaître l'imputabilité au service de ses troubles psychologiques ;

2°) d'annuler l'avis du 28 mai 2015 par lequel la commission de réforme s'est prononcée sur sa situation ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Martinique de prendre une décision reconnaissant l'imputabilité au service de ses troubles psychologiques et de lui verser la somme de 45 000 euros correspondant à la différence entre les traitements pleins qu'il aurait dû recevoir pendant son congé de maladie et les demis traitements qu'il a effectivement perçus, assortie des intérêts de retard au taux légal ;

4°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 7 500 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis suite au comportement fautif de l'administration ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'arrêté attaqué du 23 juin 2015 est entaché d'erreur d'appréciation dès lors que les troubles psychologiques qu'il a développés au cours de la procédure judiciaire engagée à son encontre en 2009 sont en lien direct avec ses fonctions de brigadier-chef de la police nationale et avec les agissements de sa hiérarchie ;

- la commission de réforme s'est prononcée sur la base d'un dossier irrégulier dès lors que celui-ci contenait un courrier du service administratif de la police nationale référencé POL/SAT/BRH n° 1640 constitutif d'un faux qu'il a dénoncé au procureur de la République ;

- l'administration ne lui a pas communiqué l'avis de la commission de réforme du 28 mai 2015, qui ne lui a été transmis que par le tribunal administratif dans le cadre d'une précédente instance ;

- il n'a pas été informé de la tenue de la réunion de la commission de réforme du 28 mai 2015 ;

- le délai entre la convocation et la tenue de la séance de la commission de réforme n'a pas été respecté ;

- sa hiérarchie a commis des fautes de nature à engager la responsabilité de l'Etat en ne lui communiquant pas l'avis de la commission de réforme du 28 mai 2015 et en ce que ladite commission s'est fondée sur le faux que constitue le courrier du service administratif de la police nationale référencé POL/SAT/BRH n° 1640 ;

- ces fautes ont trompé la ligne de défense de son avocate et lui ont fait exposer indûment des frais d'avocat à hauteur de 7 500 euros, lui causant un préjudice à hauteur de ce montant.

Par un mémoire en défense, enregistré le 19 mai 2022, et un mémoire complémentaire, enregistré le 8 novembre 2022, le préfet de la Martinique, représenté par la Selasu Yang-Ting Ho, conclut au rejet de la requête et, en outre, à ce qu'il soit mis à la charge de M. B une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'autorité de la chose jugée attachée au jugement du tribunal administratif de la Martinique n° 1600466 du 20 juin 2017 s'oppose à ce que le tribunal statue sur la requête de M. B, qui concerne le même litige ;

- les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur les moyens relevés d'office, tirés, d'une part, de l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation dirigées contre l'arrêté du 23 juin 2015 en raison de leur tardiveté, la décision implicite de rejet née suite au recours gracieux du 12 janvier 2022 ayant le caractère d'une décision purement confirmative, et, d'autre part, de l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation dirigées contre l'avis de la commission de réforme du 28 mai 2015, un tel document dépourvu de caractère décisoire n'étant pas susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;

- le décret n° 95-654 du 9 mai 1995 ;

- le décret n° 2004-1439 du 23 décembre 2004 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. C,

- les conclusions de M. Lancelot, rapporteur public,

- et les observations de M. B ainsi que de Me Yang-Ting Ho, avocate du préfet de la Martinique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, major de la police nationale, est affecté à la direction départementale de la sécurité publique de Martinique depuis 1992. Le 15 mars 2014, il a sollicité la reconnaissance de l'origine professionnelle des troubles psychologiques dont il a été victime alors qu'il faisait l'objet d'une procédure judiciaire diligentée à son encontre. Le préfet de la Martinique a rejeté cette demande par arrêté n° RH058/2015 du 23 juin 2015. L'intéressé a formé auprès du ministre de l'intérieur un premier recours hiérarchique, qui a donné lieu à une décision implicite de rejet. L'intéressé a contesté le rejet implicite de son recours hiérarchique devant le tribunal administratif de la Martinique, qui a rejeté sa requête par jugement n° 1600466 du 20 juin 2017, lequel a été confirmé par une ordonnance de la cour administrative d'appel de Bordeaux n° 17BX03032 du 7 novembre 2018. M. B a formé un deuxième recours hiérarchique devant le ministre de l'intérieur, le 7 février 2019, qui a donné lieu à une décision implicite de rejet. L'intéressé a contesté cette décision devant le tribunal administratif de la Martinique, qui a rejeté son recours par un jugement n° 1900314 du 11 mars 2020, lequel est devenu définitif faute d'avoir été frappé d'appel. M. B a formé un nouveau recours administratif auprès du préfet de la Martinique, par un courrier reçu le 12 janvier 2022, qui a donné lieu à une décision expresse de rejet le 8 mars 2022. Dans la présente instance, il demande au tribunal administratif d'annuler l'arrêté du 23 juin 2015 portant refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de ses troubles psychologiques, d'annuler l'avis de la commission de réforme du 28 mai 2015 statuant sur sa situation, ainsi que d'enjoindre au préfet de la Martinique de prendre une décision reconnaissant l'imputabilité au service de ses troubles psychologiques, et de lui verser la somme de 45 000 euros, assortie des intérêts au taux légal, correspondant aux traitements dont il estime avoir été indûment privé. Il demande en outre à la juridiction de condamner l'Etat à lui verser la somme de 7 500 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis suite au comportement fautif de l'administration.

Sur la recevabilité des conclusions à fins d'annulation de l'arrêté du 23 juin 2015 et de l'avis de la commission de réforme :

2. En premier lieu, le principe de sécurité juridique, qui implique que ne puissent être remises en cause sans condition de délai des situations consolidées par l'effet du temps, fait obstacle à ce que puisse être contestée indéfiniment une décision administrative individuelle qui a été notifiée à son destinataire, ou dont il est établi, à défaut d'une telle notification, que celui-ci a eu connaissance. En une telle hypothèse, si le non-respect de l'obligation d'informer l'intéressé sur les voies et les délais de recours, ou l'absence de preuve qu'une telle information a bien été fournie, ne permet pas que lui soient opposés les délais de recours fixés par le code de justice administrative, le destinataire de la décision ne peut exercer de recours juridictionnel au-delà d'un délai raisonnable. En règle générale et sauf circonstances particulières dont se prévaudrait le requérant, ce délai ne saurait, sous réserve de l'exercice de recours administratifs pour lesquels les textes prévoient des délais particuliers, excéder un an à compter de la date à laquelle une décision expresse lui a été notifiée ou de la date à laquelle il est établi qu'il en a eu connaissance.

3. Par arrêté n° RH058/2015 du 23 juin 2015, le préfet de la Martinique a rejeté la demande de M. B, formée le 14 mars 2014, tendant à la reconnaissance de l'imputabilité au service de ses troubles psychologiques. M. B a eu connaissance de cet arrêté au plus tard le 28 juillet 2016, date à laquelle a été enregistrée au greffe du tribunal administratif sa requête n° 1600466 contestant la décision implicite de rejet du recours hiérarchique qu'il a formé le 29 mars 2016 à l'encontre de cet arrêté. Il s'ensuit que cette décision était définitive le 12 janvier 2022, date à laquelle le requérant a formé un recours gracieux contre le même arrêté du préfet de la Martinique du 23 juin 2015. En l'absence de tout changement dans les circonstances de fait ou de droit, la décision implicite de rejet qui est née suite au silence gardé par le préfet de la Martinique sur ce recours gracieux présente le caractère d'une décision purement confirmative et n'a pu ainsi rouvrir un nouveau délai de recours contentieux de deux mois au profit du requérant. Il s'ensuit que les conclusions de la requête de M. B, enregistrée le 14 avril 2022, tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet de la Martinique du 23 juin 2015 sont tardives et, dès lors, irrecevables. Elles doivent, par suite, être rejetées.

4. En second lieu, lors de sa séance du 28 mai 2015, la commission de réforme des agents de l'Etat de la Martinique a rendu un avis défavorable à la reconnaissance de l'imputabilité au service des troubles psychologiques dont M. B est atteint. Cependant, un tel avis, qui ne constitue qu'un élément de la procédure devant aboutir à une décision du préfet de la Martinique statuant sur cette imputabilité, constitue un acte préparatoire ne faisant pas grief qui n'a pas le caractère d'une décision susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Les conclusions de la requête de M. B tendant à l'annulation de cet avis sont dès lors irrecevables. Elles doivent, par suite, être rejetées.

Sur le surplus des conclusions de la requête :

En ce qui concerne la responsabilité de l'Etat :

5. L'article 26 du décret du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des conseils médicaux, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires dispose, dans sa version applicable au litige : " () les commissions de réforme prévues aux articles 10 et 12 ci-dessus sont obligatoirement consultées dans tous les cas où un fonctionnaire demande le bénéfice des dispositions de l'article 34 (2°), 2° alinéa, de la loi du 11 janvier 1984 susvisée. Le dossier qui leur est soumis doit comprendre un rapport écrit du médecin chargé de la prévention attaché au service auquel appartient le fonctionnaire concerné () ". L'article 19 du même décret dispose, dans sa version applicable au litige : " () La commission de réforme doit être saisie de tous témoignages rapports et constatations propres à éclairer son avis. / () Le fonctionnaire () peut présenter des observations écrites et fournir des certificats médicaux. / () L'avis de la commission de réforme est communiqué au fonctionnaire sur sa demande ; () ".

6. En premier lieu, M. B soutient que l'Etat a commis une faute de nature à engager sa responsabilité dans la mesure où le dossier sur la base duquel la commission de réforme s'est prononcée pour rendre son avis du 28 mai 2015 était irrégulier en ce qu'il contenait un courrier du service administratif de la police nationale référencé POL/SAT/BRH n° 1640 lequel constituerait, selon lui, un faux qu'il a dénoncé au procureur de la République. Toutefois, ce document signé par le préfet de la Martinique est daté du 23 juin 2015 et constitue le courrier de notification à M. B de l'arrêté du 23 juin 2015 portant refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de ses troubles psychologiques. Ainsi, ce document a nécessairement été établi postérieurement à l'avis de la commission de réforme. Il ne figurait pas parmi les éléments du dossier qui a été soumis à la commission de réforme, contrairement à ce que soutient à tort le requérant. Le moyen manque dès lors en fait. Il doit, par suite, être écarté.

7. En second lieu, il résulte des dispositions citées au point 5. de l'article 19 du décret du 14 mars 1986 que l'avis de la commission de réforme n'est communiqué au fonctionnaire que sur sa demande. Il n'est pas établi, ni même simplement soutenu, que M. B aurait sollicité la communication de l'avis rendu par la commission de réforme à l'issue de la réunion du 28 mai 2015. Au demeurant, le courrier du 23 juin 2015 portant notification de l'arrêté du 23 juin 2015 informait le requérant de la teneur de l'avis de la commission de réforme, qu'il reprenait en substance. Dans ces conditions, M. B n'est pas fondé à soutenir que sa hiérarchie aurait commis une faute de nature à engager la responsabilité de l'Etat en ne lui communiquant pas cet avis. Le moyen doit, par suite, être écarté.

8. Il résulte de ce qui précède qu'en l'absence de toute faute commise par l'Etat, M. B n'est pas fondé à soutenir que la responsabilité de l'Etat devrait être engagée à son encontre. Par suite, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres conditions d'engagement de la responsabilité de l'Etat tenant à l'existence d'un préjudice et d'un lien de causalité, les conclusions à fin d'indemnisation de sa requête doivent être rejetées.

Sur l'injonction :

9. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête, n'implique aucune mesure d'exécution particulière. Par suite, les conclusions à fin d'injonction de M. B doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

10. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par M. B au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. B la somme demandée par le préfet de la Martinique au même titre.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Les conclusions du préfet de la Martinique présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie sera adressée pour information au préfet de la Martinique.

Délibéré après l'audience du 16 février 2023, à laquelle siégeaient :

- Mme Rouland-Boyer, présidente,

- M. de Palmaert, premier conseiller,

- M. Phulpin, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 mars 2023.

Le rapporteur,

V. C

La présidente,

H. Rouland-BoyerLe greffier,

J-H. Minin

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions